Disney VS les histoires originales (2) romans et nouvelles

Partie 1

Après m'être attaqué aux versions de Perrault et des frères Grimm (et révéler au passage qu'ils avaient une bien curieuse vision de ce qui est romantique, au moins l'un d'entre eux), voyons ce qui a été fait autre part avant d'avoir été repris par Disney — et encore une fois je vous partage mon ressenti, et ce d'après mes recherches sur Internet.
  • Rox et Rouky, écrit par Daniel P. Mannix. Certes le dessin animé, traitant l'amitié entre un renard et un chien de chasse, n'est pas le plus joyeux de ce qui a produit par Disney — il en va de même pour Bambi et Dumbo, preuve que les Disney ne sont pas à cent pour cent joyeux. Mais à en croire Internet, le roman de Daniel P. Mannix serait à la limite du livre d'horreur. D'abord, un des chiens du chasseur meurt à en poursuivant le renard écrasé par un train (là où dans le dessin animé le même chien s'en tire avec une patte brisé), provoquant la colère de son propriétaire. Entretemps le renard se trouve une renarde avec laquelle ils fondent une famille... que le chasseur dans sa traque du renard finit par exterminer en gazant  sa famille dans leur terrier (ce qu'il tente de faire dans le dessin animé d'ailleurs). Puis le renard finit par mourir d'épuisement en fuyant le chasseur et son second chiens de chasse, le chasseur devient alcoolique et finit par abattre son chien vieillissant. Et on en a fait un film pour enfant.
Il y a aussi Bambi qui a d'abord été un roman écrit par Felix Salten, mais je n'ai pas assez de matière pour noter les différences entre le roman et le dessin animé et vous dire ce que j'en pense. Je laisse ça à ceux qui sont mieux informé que moi. Tout ce que je peux en dire c'est que ça a l'air aussi déprimant que pour Rox et Rouky.

  • Pinocchio, écrit en 1881 par Carlo Collodi ous la forme d'un feuilleton dans un journal... Et beaucoup moins joyeuse que la version que l'on connaît tous. Déjà, le petit pantin de bois ne reçoit pas la vie de la bienveillante Fée Bleue, non en fait... il est était déjà "vivant" quand il n'était qu'un bout de bois, avant d'être sculpté par Gepetto. Gepetto qui d'ailleurs est réputé pour détester les enfants, et se retrouve séparé de Pinocchio à peine l'a-t-il finit de sculpté. Pinocchio lui-même est loin d'être aussi attachant que dans le dessin animé, de ce que j'ai compris, il s'avère même insolent, méprisant et apparement pas du tout débrouillard. Et quand le criquet fait son entrée en scène pour lui fair la leçon, le pantin l'écrase à coup de maillet. Après c'est les Malheurs de Sophie version Pinocchio, son premier jour d'école se passe mal, il est vendu à un marionnettiste, il se fait mener en bateau par un renard et un chat, il se fait changer en âne, est jeté à la mer et se fait engloutir par un énorme requin (remplacé par une baleine dans le dessin animé). À un moment, il a même failli finir pendu à un arbre, mais comme tuer le personnage principal ne plaisait pas au public enfantin, Collodi le fait ressusciter et continuer ses mésaventures jusqu'à ce qu'il devienne un garçon en chair et en os.

  • Peter pan, écrit en 1902 par J.M. Barrie. Alors je tiens à préciser une chose. Je fais partie des personnes qui enfant adoraient Peter Pan mais qui avec l'âge et le recul s'aperçoivent que le personnage n'est moins sympathique que dans leur souvenirs. Pour ma part, j'en viens même à avoir plus de sympathie pour la Capitaine Crochet, le méchant dois-je le rappeler. Et je ne parlerai pas de la Fée Clochette qui tente de leur Wendy par jalousie et finit par trahir Peter Pan après que celui-ci l'ait banni pour sa tentative de meurtre raté — et il y en a qui se plaignent de Navi la fée dans Zelda Ocarina of Time. Et pourtant, croyez le ou non mais la version Disney est assez soft. Car autant, du côté de Disney, on a juste pour Peter Pan un petit connard arrogant, irresponsable et immature (rien d'étonnant vu qu'il ne grandit jamais), se vantant d'avoir coupé la main du capitaine et l'avoir jeté au crocodile par amusement en plus d'être un Dom Juan (ce n'est pas un compliment!), autant de ces que j'ai compris concernant la version originale, le mec est un vrai psychopathe. Il s'avère qu'au Pays imaginaire, ce n'est pas qu'on ne grandit jamais, c'est que Peter Pan l'interdit et qu'il est le seul à ne pas grandir. Et si un des enfants perdus grandit, il l'exécute. tandis que dans le dessin animé, quand les enfants perdus décident de quitter le Pays imaginaire afin de se trouver une famille et de grandir, Peter Pan les laisse faire (non sans bouder) en les avertissant que s'ils quittent le Pays imaginaire, c'est pour ne plus jamais revenir.
Et puis rassurons-nous, côté Disney, on a évité le pire. Voyez par vous même. 
Sérieusement, Pan fait vraiment psychopathe dans ces images.
M'enfin, ma version préféré de Peter Pan reste quand même Hook de Steven Spielberg.

  • Le Livre de la Jungle, écrit en 1894 par Rudyard Kipling sous la forme de  recueil de nouvelles (que j'ai lu pour la plupart, donc certains de mes info sont plus fondés). Mowgli, dont les parents on été tué par Shere Khan le tigre, est recueilli par une meute de loup puis placé sous la tutelle de Baloo l'ours et de Bagheera la panthère noire. Jusque là tout va bien, si c'est que Baloo n'est pas aussi papa-cool que dans le dessin animé, il est même du genre à donner des coups de pattes à Mowgli s'il n'apprend pas ses leçons. Et il y a Kaa aussi, le python, qui dans l'histoire original est loin un antagoniste qu'un allié vu qu'il aide Bagheera et Baloo à délivrer Mowgli des singes, étant le seul animal que les singes craignent. Singes qui enlèvent Mowgli pour en faire le chef (il n'y a pas l'outang outan dans cette version) et leur apprendre le secret du feu, mais en font au final plus un prisonnier qu'autre chose. Puis il y a un moment où Mowgli trouve refuge chez les hommes, où il a du mal à s'y faire à cause de son état d'enfant sauvage, et tend un piège à Shere Khan quand il apprend que celui-ci est dans les parages. Et la manière dans il le tue m'a un peu dégoûté, même de la part du gentil, parce qu' il tue le méchant avec un peu trop de facilité à mon goût. Pour vous donnez une image, prenez la scène des gnous dans le Roi Lion, remplacez Simba par un Shere Khan en train de tranquillement digérer son dernier repas, les gnous en panique part un troupeau de buffle lâché par Mowgli, virez Mufasa, Scar ainsi que tout le drame qui vient avec et vous avez la mort de Shere Khan. Puis Mowgli triomphant est chassé des humains pour je ne sais plus quel raison et retourne vivre parmi les loups avec la dépouille de Shere Khan en guise de trophée. Voilà pour la partie que j'ai lu. Après, j'ai lu quelque part sur Internet qu'après avoir été chassé des hommes, Mowgli se venge d'eux en faisant appelle à l'éléphant Hathi qui voue une haine aux humains (pour les mêmes raisons que Shere Khan dans le dessin animé) et en rasant le village. Est ce qu'on voit encore que Mowgli est un gentil ?

  • Le Bossu de Notre-Dame, tiré de Notre-Dame de Paris, écrit par Victor Hugo en 1831. (soupir nostalgique) Notre-Dame de Paris, un des romans que j'ai du lire pour le cour de français quand j'étais au collège ou au lycée, je ne sais plus. En bref, PAS un bon souvenir littéraire. Plutôt le genre de souvenir où j'ai du me forcer à apprécier la littérature pour au final la détester. MES AVIS NE SONT PAS OBJECTIFS, OK ?! Donc qu'est ce que j'en ai retenu, de mémoire ? Tout un passage sur la fameuse cathédrale et sur le Paris de la fin du moyen-âge qui ralentit l'histoire (non pire, il le met au point mort), des personnages nouveaux comme Gringoire, un poète sans le sou sauvé de la Cour des Miracles par Esmeralda et qui finit avec sa chèvre Djali — Zoophile ! — Fleur-de-Lys, la fiancée de Phoebus, Paquette, une vieille folle qui peste contre Esmeralda et les bohémiens parce que ces derniers lui ont enlevé sa fille bébé (l'échangeant d'ailleurs contre un bébé mal-formé qui s'avère être Quasimodo) sans savoir que la fille disparue en question est Esmeralda. Ainsi que quelques scènes qu'on retrouve dans le dessin animé comme la scène du supplice de la roue, celle où Quasimodo sauve Esmeralda du bucher et la met à l'abri dans la cathédrale, et le siège de Notre-Dame, plus Quasimodo, Phoebus et Frollo qui ont tous les trois des vus (sentimentales uniquement pour le bossu, plus physiques et perverses pour les deux autres) sur Esmeralda — et il y en a qui sont allergiques aux triangles amoureux, même réussis. Et comme vous pouvez vous en doutez, surtout ceux qui connaissent Victor Hugo mieux que moi, on est loin du happy-end à la Disney. Esmeralda est enlevée par Frollo qui lui laisse une chance de l'aimer avant de la faire prendre et s'en va contempler le spectacle satisfait du haut de Notre-Dame. Quasimodo assiste lui aussi au triste spectacle et fou de douleur il pousse son père adoptif du haut de la tour et s'en va rejoindre le cadavre de sa bien-aimée dans sa tombe —Nécrophile !
Et dire qu'il y en a qui trouvent le Bossu de Notre-Dame trop sombre, bien qu'il comporte moins de trucs glauques, se termine avec un happy-end et a pour comic-relief des gargouilles (dont la question si elles sont bien vivantes ou juste les amis imaginaires de Quasimodo fait débat). Et puis qu'un film Disney, voire un film d'animation tout court soit plus sombre que ce qui se fait d'habitude, parfois ça peut être un plus.

Et c'est sur ce que je m'arrête... pour l'instant.

À suivre...
Partie 3
Partie 4

Commentaires

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