Le réalisme dans la fiction
Pour commencer ce blog encore tout frais, parlons d'un des nombreux trucs qui m'énervent, en particulier une critique trop souvent répété et stupide.
Il faut que vous sachiez que he ne supportent pas les gens qui blâment qui que ce soit pour un petit mensonge de rien du tout, parce que pour eux le mensonge c'est péché, ça nous conduira en Enfer etc. Et quand je dis “petit mensonge de rien du tout”, je parle de mensonge qu'on pardonne et qu'on oublie facilement, qui n'ont aucune incidence sur quoi que ce soit et n'ont causé du tort à personne si ce n'est au menteur lui-même qui se sent coupable d'avoir menti, même par omission.
Et quand ce n'est pas pour des mensonges de rien du tout, c'est pour ceux qui apportent plus de bien que de mal, comme cacher aux nazis qu'on héberge dans sa cave des juifs qu'ils veulent exterminer de toutes façons, ou évoquer le Père Noël et le Croque-mitaine ne serait-ce que pour inciter à nos enfants à bien se comporter et à ne pas faire de bêtises.
Je commence sérieusement à penser que ces gens ont une mauvaise personnalité. Et je ne sais pas si je devrais les haïr ou les plaindre pour ça.
Je ne dis pas que c'est bien de mentir et qu'il faut arrêter de dire la vérité (même si parfois la vérité peut blesser, faut pas l'oublier non plus), je maintiens juste qu'il faut un compromis pour tout. Par contre, je dis qu'il faut arrêter les chasses aux sorcières (pratique qui fait plus de torts que celles qu'elle condamne) et de jouer les Don Quichotte en vous acharnant sur des problèmes qui n'en sont pas.
Alors comprenez ce que me fait grincer quand se plaint que tel fiction n'est pas assez réaliste ou un peu trop romancée, mais pour les plus fantaisistes d'entre elles. Ou même de reprocher à des Disney de nous prendre pour des cons parce que la plupart de ces films se terminent bien. Franchement je ne vous pas où est le problème. Et autant lui reprocher de nous faire rêver. Ce qui ne serait un peu pas l'objectif de la société ?
On parlerait de la biographie de quelqu'un en particulier et ayant existé, de faits historiques ou d'un reportage animalier plus ou moins sous forme documentaire ou de trucs plus banal, je comprendrai à la rigueur. Mais je parle de fiction, de vrais fictions, sortis de l'imagination de l'auteur, qui peuvent parfois s'inspirer de faits réels ou d'histoire mais sont souvent romancé pour s'adapter à l'intention de l'auteur, donc de liberté artistique. La fiction elle-même est un mensonge, l'auteur se doit de mentir s'il veut réussir son truc (et c'est pourquoi il doit prudent quand il aborde le thème du mensonge vu qu'il est le premier à le faire).
Et même si l'auteur mais en place un univers et des personnages purement imaginaires, cet univers et ces personnages suivent leur propre règles (généralement celles établies par l'auteur), donc leur propre réalité.
Petite aparté, j'en entends qui se plaignent des cascades de Legolas, les trouvant irréalistes parce que le personnage semble défier la gravité. Effectivement ces cascades peuvent paraître irréalisables... pour une être humain. Or, c'est la subtilité du truc, Legolas n'est pas un humain, c'est un elfe. Un être suffisamment léger pour marcher sur une couche de neige là où ses compagnons humains, nains et hobbits s'y enfoncent jusqu'à la taille (ou la poitrine pour les hobbits) et qui en plus de ça est immortel, donc qui a eu le temps de perfectionner ses acrobaties et son maniement des armes. Et c'est Tolkien qui a établi ces règles, donc si vous êtes un fan hardcore de Tolkien, ne reprochez pas aux films d'avoir appliquer ces mêmes règles.
Voilà ça c'est dit.
Là où je veux venir c'est que dans la fiction, ce qui compte c'est sa crédibilité, sa cohérence, sa consistance. Le réalisme n'est que secondaire. Je dirais que dans certains cas, on se fiche du réalisme.
Reprocher le manque de réalisme dans la fiction revient à se plaindre qu'on ait des créatures imaginaires dans un film ou un roman de fantasy ou d'horreur, qu'on ait des aliens dans un film de science-fiction, des dinosaures dans un film sur des dinosaures, ou des super-héros dans un film de super-héros. Cela revient aussi à reprocher aux acteurs d'avoir un jeu d'acteur, même bon et qui diffère de leur personnalité, à un blockbuster d'avoir des effets spéciaux, même bien travaillé, à un film d'animation d'être dessiné, en plasticine ou en images de synthèses, ou aux jeux vidéo d'être virtuels. À ce stade, autant reprocher aux films et aux romans d'avoir je ne sais pas, un concept ou un scénario. Choses qui font la distinction entre la réalité et la fiction et qui donnent un sens au dernier.
Donc autant reprocher à la fiction d'être une fiction.
D'autres parts, reprocher à une œuvre un peu fantaisiste d'être trop fantaisiste pour X raisons, c'est un peu nier que le monde dans le quel nous vivons à aussi sa part de fantaisie. Il suffit de voyager pour s'en rendre compte, ou s'imaginer à l'époque où on n'avait que le télégramme comme moyen de communiquer à distance, où 'il fallait des chevaux pour faire rouler les voitures ou où l'Amérique n'existait sur aucune carte et où son nom n'a pas encore été inventé.
Même notre Histoire, ainsi que l'actualité contient des choses digne d'une œuvre de fiction. Parce qu'encore une fois, la plupart de ces œuvres, même les plus fantaisiste, mettant en scène des animaux anthropomorphes, de créatures magiques ou des extra-terrestres, s'inspirent de faits réels, historiques et parfois même d'actualité. Et les sagas cultes comme Star Wars ou Harry Potter ne font pas exception à la règle. Ce qui fait que même dans ces œuvres là, on se reconnaît un peu dans leur univers et dans leurs personnages et on finit par y croire. Et c'est là ce qui importe dans une fiction, pas tant que ce soit réel mais qu'on y croit.
Et puisqu'on parle d'inspiration, il y en a bien qui reproche à Avatar de James Cameron (un de mes films préféré, au passage) de “pomper” sur l'histoire de Pocahontas, reproche qu'on pourrait faire à la version Disney vu que ça s'inspire d'une histoire vrai. Et qui est loin d'être aussi romantique et joyeuse que la version Disney (faites donc des recherches sur Wiki).
Tout ça pour dire que la fiction est certes un mensonge mais un mensonge bénéfique. Que ce soit pour la littérature, le cinéma ou autre chose, l'auteur peut se permettre de mentir.
Et pour dire aussi qu'une fiction n'a pas à être la réalité. Au mieux elle n'est que le reflet de la réalité.
Comment disent-ils déjà dans V Pour Vendetta ? "Les écrivains mentent pour nous dire la vérité", un truc comme ça ?
Il faut que vous sachiez que he ne supportent pas les gens qui blâment qui que ce soit pour un petit mensonge de rien du tout, parce que pour eux le mensonge c'est péché, ça nous conduira en Enfer etc. Et quand je dis “petit mensonge de rien du tout”, je parle de mensonge qu'on pardonne et qu'on oublie facilement, qui n'ont aucune incidence sur quoi que ce soit et n'ont causé du tort à personne si ce n'est au menteur lui-même qui se sent coupable d'avoir menti, même par omission.
Et quand ce n'est pas pour des mensonges de rien du tout, c'est pour ceux qui apportent plus de bien que de mal, comme cacher aux nazis qu'on héberge dans sa cave des juifs qu'ils veulent exterminer de toutes façons, ou évoquer le Père Noël et le Croque-mitaine ne serait-ce que pour inciter à nos enfants à bien se comporter et à ne pas faire de bêtises.
Je commence sérieusement à penser que ces gens ont une mauvaise personnalité. Et je ne sais pas si je devrais les haïr ou les plaindre pour ça.
Je ne dis pas que c'est bien de mentir et qu'il faut arrêter de dire la vérité (même si parfois la vérité peut blesser, faut pas l'oublier non plus), je maintiens juste qu'il faut un compromis pour tout. Par contre, je dis qu'il faut arrêter les chasses aux sorcières (pratique qui fait plus de torts que celles qu'elle condamne) et de jouer les Don Quichotte en vous acharnant sur des problèmes qui n'en sont pas.
Alors comprenez ce que me fait grincer quand se plaint que tel fiction n'est pas assez réaliste ou un peu trop romancée, mais pour les plus fantaisistes d'entre elles. Ou même de reprocher à des Disney de nous prendre pour des cons parce que la plupart de ces films se terminent bien. Franchement je ne vous pas où est le problème. Et autant lui reprocher de nous faire rêver. Ce qui ne serait un peu pas l'objectif de la société ?
On parlerait de la biographie de quelqu'un en particulier et ayant existé, de faits historiques ou d'un reportage animalier plus ou moins sous forme documentaire ou de trucs plus banal, je comprendrai à la rigueur. Mais je parle de fiction, de vrais fictions, sortis de l'imagination de l'auteur, qui peuvent parfois s'inspirer de faits réels ou d'histoire mais sont souvent romancé pour s'adapter à l'intention de l'auteur, donc de liberté artistique. La fiction elle-même est un mensonge, l'auteur se doit de mentir s'il veut réussir son truc (et c'est pourquoi il doit prudent quand il aborde le thème du mensonge vu qu'il est le premier à le faire).
Et même si l'auteur mais en place un univers et des personnages purement imaginaires, cet univers et ces personnages suivent leur propre règles (généralement celles établies par l'auteur), donc leur propre réalité.
Petite aparté, j'en entends qui se plaignent des cascades de Legolas, les trouvant irréalistes parce que le personnage semble défier la gravité. Effectivement ces cascades peuvent paraître irréalisables... pour une être humain. Or, c'est la subtilité du truc, Legolas n'est pas un humain, c'est un elfe. Un être suffisamment léger pour marcher sur une couche de neige là où ses compagnons humains, nains et hobbits s'y enfoncent jusqu'à la taille (ou la poitrine pour les hobbits) et qui en plus de ça est immortel, donc qui a eu le temps de perfectionner ses acrobaties et son maniement des armes. Et c'est Tolkien qui a établi ces règles, donc si vous êtes un fan hardcore de Tolkien, ne reprochez pas aux films d'avoir appliquer ces mêmes règles.
Voilà ça c'est dit.
Là où je veux venir c'est que dans la fiction, ce qui compte c'est sa crédibilité, sa cohérence, sa consistance. Le réalisme n'est que secondaire. Je dirais que dans certains cas, on se fiche du réalisme.
Reprocher le manque de réalisme dans la fiction revient à se plaindre qu'on ait des créatures imaginaires dans un film ou un roman de fantasy ou d'horreur, qu'on ait des aliens dans un film de science-fiction, des dinosaures dans un film sur des dinosaures, ou des super-héros dans un film de super-héros. Cela revient aussi à reprocher aux acteurs d'avoir un jeu d'acteur, même bon et qui diffère de leur personnalité, à un blockbuster d'avoir des effets spéciaux, même bien travaillé, à un film d'animation d'être dessiné, en plasticine ou en images de synthèses, ou aux jeux vidéo d'être virtuels. À ce stade, autant reprocher aux films et aux romans d'avoir je ne sais pas, un concept ou un scénario. Choses qui font la distinction entre la réalité et la fiction et qui donnent un sens au dernier.
Donc autant reprocher à la fiction d'être une fiction.
D'autres parts, reprocher à une œuvre un peu fantaisiste d'être trop fantaisiste pour X raisons, c'est un peu nier que le monde dans le quel nous vivons à aussi sa part de fantaisie. Il suffit de voyager pour s'en rendre compte, ou s'imaginer à l'époque où on n'avait que le télégramme comme moyen de communiquer à distance, où 'il fallait des chevaux pour faire rouler les voitures ou où l'Amérique n'existait sur aucune carte et où son nom n'a pas encore été inventé.
Même notre Histoire, ainsi que l'actualité contient des choses digne d'une œuvre de fiction. Parce qu'encore une fois, la plupart de ces œuvres, même les plus fantaisiste, mettant en scène des animaux anthropomorphes, de créatures magiques ou des extra-terrestres, s'inspirent de faits réels, historiques et parfois même d'actualité. Et les sagas cultes comme Star Wars ou Harry Potter ne font pas exception à la règle. Ce qui fait que même dans ces œuvres là, on se reconnaît un peu dans leur univers et dans leurs personnages et on finit par y croire. Et c'est là ce qui importe dans une fiction, pas tant que ce soit réel mais qu'on y croit.
Et puisqu'on parle d'inspiration, il y en a bien qui reproche à Avatar de James Cameron (un de mes films préféré, au passage) de “pomper” sur l'histoire de Pocahontas, reproche qu'on pourrait faire à la version Disney vu que ça s'inspire d'une histoire vrai. Et qui est loin d'être aussi romantique et joyeuse que la version Disney (faites donc des recherches sur Wiki).
Tout ça pour dire que la fiction est certes un mensonge mais un mensonge bénéfique. Que ce soit pour la littérature, le cinéma ou autre chose, l'auteur peut se permettre de mentir.
Et pour dire aussi qu'une fiction n'a pas à être la réalité. Au mieux elle n'est que le reflet de la réalité.
Comment disent-ils déjà dans V Pour Vendetta ? "Les écrivains mentent pour nous dire la vérité", un truc comme ça ?
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