Les adaptations
Une autre critique trop souvent répété concerne les adaptations. Les adaptations de livres en films bien sûr, parfois de jeux-vidéos en film ou l'inverse, mais aussi les adaptations en général.
Comme vous le savez, les adaptations, ça ne date pas d'hier. J'ai même envie de dire que c'est plus vieux que le cinéma.
Il ne faut donc pas s'étonner qu'on multiplie les adaptations au format audio-visuel, qu'il s'agisse d'un classique de la littérature ou bu best-seller de l'année.
Seulement voilà, même si le résultat est correct, il y en a toujours qui se plaignent parce que ce n'est comme l'œuvre d'origine et d'autres qui se plaignent que ça lui n'apporte rien de nouveau. Et déjà que ces arguments me donnent envie d'en prendre un pour taper sur l'autre, il y a intérêt à ce que ce ne soit pas la même personne qui fasse ces deux critiques sur une seule et même adaptation.
Parce qu'il y a un truc que les puristes doivent avoir en tête. Dans "adaptation", il y a "adapter". Ce qui implique de faire des modifications, que ce soit pour adapter l'œuvre :
Comme vous le savez, les adaptations, ça ne date pas d'hier. J'ai même envie de dire que c'est plus vieux que le cinéma.
Il ne faut donc pas s'étonner qu'on multiplie les adaptations au format audio-visuel, qu'il s'agisse d'un classique de la littérature ou bu best-seller de l'année.
Seulement voilà, même si le résultat est correct, il y en a toujours qui se plaignent parce que ce n'est comme l'œuvre d'origine et d'autres qui se plaignent que ça lui n'apporte rien de nouveau. Et déjà que ces arguments me donnent envie d'en prendre un pour taper sur l'autre, il y a intérêt à ce que ce ne soit pas la même personne qui fasse ces deux critiques sur une seule et même adaptation.
Parce qu'il y a un truc que les puristes doivent avoir en tête. Dans "adaptation", il y a "adapter". Ce qui implique de faire des modifications, que ce soit pour adapter l'œuvre :
- au support, parce qu'il y a des éléments qui marche sur le papier mais moins en audio-visuel et vice-versa, sans parler du format vidéo-ludique
- au format, parce qu'une histoire d'une heure trente ne se traite de la même manière que pour une série de 26 épisodes de vingt minutes,
- à la vision du réalisateur, quitte à prendre des liberté,
- et parfois au public cible, ce qui est le cas pour les Disney dont je parlerai plus en détail dans un autre article.
Après, il plusieurs manières d'adapter, à savoir en respectant l'œuvre d'origine, en faisant une adaptation libre et plus ou moins assumé, ou en faisant un entre-deux. Il n'y a pas vraiment de méthode qui soit meilleur que l'autre, ce serait plus en fonction du style et de la compétence du réalisateur.
Pace que l'intérêt d'une adaptation n'est tant pas de faire un film qui recopie mot pour mot un roman ou case par case une BD qu'il adapte (ce qui serait moins une adaptation qu'un plagiat et ne révélerait que de la fainéantise de la part du réalisateur), ni d'apporter quoi que ce soit de plus à l'œuvre d'origine (quitte à s'en éloigner et à s'attirer la haine des puristes), mais de réaliser quelque chose qui en tant que tel soit de qualité, même pour les néophytes.
Car il y a ça aussi, ce que certains producteurs ont tendance à oublier. Une adaptation ne doit cibler uniquement les fans de l'œuvre d'origine, qui de toutes façons connaissent déjà l'histoire et n'ont donc pas besoin qu'on la leur raconte, mais doit aussi s'adresser aux néophytes, ceux qui pour ne connaissent pas l'œuvre d'origine ou ne l'ont jamais connu pour X raisons. Et elle doit leur plaire, quitte à les inciter à découvrir l'œuvre qu'elle adapte. C'est qui m'est arrivé avec Harry Potter, je ne sais commencé à lire les livres qu'après être aller voir le premier film au cinéma.
Dans le pire des cas, elle servira toujours de compensation au spectateur lambda. Prenez mon cas encore une fois, n'étant pas sûr de lire le Dracula de Bram Stoker, je ne suis pas mécontent d'avoir regardé la version de Francis Ford Coppola.
Et puis une adaptation ultra-fidèle à l'œuvre qu'elle adapte ne garanti pas toujours un bon résultat. Parfois, ce sera juste incompréhensible pour le spectateur lambda parce qu'elle ne s'adressait qu'aux fans de l'original. Et même pour les fanboys ce ne sera qu'un gros plagiat. Et la moindre modification n'est pas forcément synonyme de trahison ni de mal-interprétation ou de mauvaise compréhension de l'œuvre d'origine, encore moins si c'est une liberté qui est pleinement assumé.
Parfois c'est juste le réalisateur qui voulait juste corriger l'original. Parce que je ne suis pas le premier à le dire, mais si une adaptation ne peut pas avoir les qualité de l'original, ce serait bien qu'elle n'ait pas les mêmes défauts.
Et arrêtez de conclure que le réalisateur n'a rien compris à l'original ou qu'il aurait du lire le livre (ou jouer le jeu, dans le cas des adaptations de jeux vidéos) s'il prend des liberté. S'il a décidé d'adapter tel œuvre et qu'il a un minimum de professionnalisme, c'est forcément qu'il connaît l'original et qu'il y a mûrement réfléchi avant de se lancer.
D'ailleurs, je trouve que les puristes sont les champions de la mauvaise foi dans cet histoire, à force de cracher sur tel film parce qu'il a pris des liberté par rapport à l'original. Parce que parmi les adaptations les plus connus et les plus acclamés par le publique, certains ont pris des liberté par rapport au livre qu'elle adapte. L'exemple qui me vient en tête est Jurassic Park qui avant d'être un film culte était un roman, écrit par Michael Crichton et publié en 1990, soit 3 ans avant le film. Et le succès du film tient plus du génie de Spielberg que du respect du roman. Bon je ne l'ai pas lu mais à en croire Wikipédia, je peux vous garantir que le film en a pris des libertés. Ça n'en fait pas moins un bon divertissement.
Et même si le réalisateur ou les producteurs optent pour le respect de l'original, ils se sont de toutes obliger de modifier certains éléments et même d'en sacrifier. Et le plus souvent parce que les éléments en question ne sont que purement anecdotiques, qu'elles allongent et ralentissent plus l'intrigue qu'elles ne le font avancer. Reprenons Harry Potter. Je suis moi-même un fan de Harry Potter et j'apprécie aussi bien les films que les livres, même s'ils ne sont pas parfaits. J'ai beau déploré qu'ils aient supprimé certains passages, certains personnages, certaines intrigues, ou les ai mises en arrière plan. Cependant, je comprends qu'ils aient pris ces décisions parce qu'autrement, les films auraient été trop lents et probablement mal rythmés. Pire, il aurait fallu adapter des volumes comme la Coupe de Feu et l'Ordre du Phénix en plusieurs parties (ce qu'ils ont fait pour les Reliques de la Mort parce que c'était le dernier) et sept films à la base c'est déjà beaucoup. La preuve ? Prenez l'Ecole des Sorciers qui avait assez de matière pour un film de deux heures et demi et qui en format poche fait dans les 300 pages (j'arrondis). Maintenant, prenez la Coupe du Feu qui dans le même format fait dans les... 765 pages ! Fais moi ça en un film de deux heures sans supprimer un seul chapitre et modifier quoi que ce soit, si tu en a le courage !
Après, il ne faut pas tomber dans le piège du "adapter n'importe quoi en n'importe quoi", parce que c'est un pari risqué. Prenons une BD à sketchs populaire, adaptée en dessins animés de 10 minutes l'épisode, à la limite ça passe, en un film d'une heures trente, là je dis : Bonne putain de chance !
Sinon, on est libre de préférer l'original à l'adaptation ou de faire l'inverse. Moi même, concernant le Seigneur des Anneaux et le Hobbit, je fais partie de ceux qui préfèrent les films de Peter Jackson aux livres de Tolkien. Et même si c'est l'adaptation live très controversée du Dernier Maître de l'Air qui m'a fait découvrir la série Avatar : le Dernier Maître de l'Air, le dessin animé m'a plus convaincu et plus marqué que le film. Désolé.
Sinon, on est libre de préférer l'original à l'adaptation ou de faire l'inverse. Moi même, concernant le Seigneur des Anneaux et le Hobbit, je fais partie de ceux qui préfèrent les films de Peter Jackson aux livres de Tolkien. Et même si c'est l'adaptation live très controversée du Dernier Maître de l'Air qui m'a fait découvrir la série Avatar : le Dernier Maître de l'Air, le dessin animé m'a plus convaincu et plus marqué que le film. Désolé.
Et je n'ai pas parlé des cas des ré-adaptations. Ben... il faut bien que les adaptations d'une même œuvre originale fassent preuve de créativité et qu'elles démarquent les unes des autres, ne serait-ce que pour éviter d'être accuser de plagiat.
BONUS : avant de se quitter, un petit sketch des Monty Python qui illustre bien le décalage entre le l'artiste qui prône la liberté artistique et le commanditaire puriste qui se fiche de l'art du moment qu'il exactement ce qu'il veut.
Commentaires
Enregistrer un commentaire