"Mais ils ont pris de la drogue ou quoi ?" Fermez vos gueules !
Connaissez vous l'Ermite Moderne, ou ne serait-ce qu'entendu parler de lui ? Avez vous vu sa vidéo sur les blagues moisies du jeu vidéo ? Si ce n'est le cas...
Je pourrais me lancer sur une dissertation et m'étendre sur les points pour lesquelles je suis d'accord et ceux pour lesquelles je le suis moins. Comme avec n'importe quel youtuber, en fait. Mais il y a juste un point sur lequel je rejoint son avis, si ce n'est davantage avec le temps, à savoir les blagues à base de "mais ils ont pris de la drogue ou quoi ?". Et pas seulement à propos des jeux vidéos mais aussi de l'art ludique en général et pourquoi pas de la littérature et de l'art tout court.
Et c'est le sujet de cet article.
Que ce soit :
La blague à base de drogue de substance illicite me fait à peine sourire dans l'émission du Joueur du Grenier, et encore, elle passe mieux parce que c'est utilisé pour parler de ce qui ne va pas dans les jeux que teste JDG pour son émission.
Mais quand c'est utilisé pour signaler une bizarrerie dans une œuvre d'art, bizarrerie qui donne de la force à la dite-œuvre, juste parce que ça peut avoir l'air perché même pour moi, c'est juste aussi puéril que de traiter quelqu'un d'Hitler juste parce qu'on aime pas cette personne ou qu'on ait pas d'accord avec ces idées.
Et c'est mon principal problème avec cette blague. Comme je viens de le démontrer, elle est tellement facile et peut s'appliquer à tout et n'importe quoi, même pour les trucs qui n'ont rien de bizarres, sans être pour autant vrai, que ça ne demande même pas d'efforts intellectuels ou de talents d'humoristes, juste une étroitesse d'esprit et un mépris pour ce qui nous dépasse.
Or il n'y a pas besoin de consommer de la drogue pour créer des choses un peu perché. Il suffit juste d'avoir de l'imagination — ou s'inspirer de ce qui a été fait pour ensuite le remanier à sa sauce, aussi. Et pour avoir de l'imagination, il faut faire fonctionner ses neurones. Ce qui est le contraire de prendre de la drogue, vu que certaines substances détruisent ces neurones.
Alors comprenez que ceux qui se croient intelligent en usant et abusant de cette blague non seulement se révèlent être cons, mais en plus ils insultent l'intelligence des artistes et de leur public. Ils insultent des gens plus intelligents qu'eux en plus d'insulter qui ne prennent pas de drogue.
Et c'est pour cette raison que je ne crois pas au mythe de l'artiste qui trouve l'inspiration en se droguant et ni croirait jamais. Parce que dans le meilleur des cas, j'imagine un mec tellement défoncé qu'il n'arrive pas à mettre sur le papier les idées qu'il a sous l'influence de la drogue et réalise avec le recul et dans ses moments de lucidité que ce qu'il fait est trop brouillon, vraie bordélique et incohérent même pour lui le créateur. Or il faut beaucoup de travail d'organisation, de méthodologie et de savoir-fair — et aussi garder sa lucidité et son sérieux — pour réussir à faire quelque chose des plus fantaisiste ou même des plus psychédéliques, que ce soit un univers fantastique à la Tolkien, à la Lewis Caroll ou à la Tim Burton avec ses propres règles (parce qu'un monde fantastique ne veut pas dire un monde dénué de sens et de logique), un tableau de Salvador Dali, un style ou la scène des éléphants roses dans Dumbo.
Donc la prochaine fois que vous êtes tentez de penser que tel personne a peu prendre de la drogue pour créer/apprécier tel chose, dites vous que ceux qui prennent vraiment de la drogue, le plus souvent, c'est pour faire de la merde.
Je pourrais me lancer sur une dissertation et m'étendre sur les points pour lesquelles je suis d'accord et ceux pour lesquelles je le suis moins. Comme avec n'importe quel youtuber, en fait. Mais il y a juste un point sur lequel je rejoint son avis, si ce n'est davantage avec le temps, à savoir les blagues à base de "mais ils ont pris de la drogue ou quoi ?". Et pas seulement à propos des jeux vidéos mais aussi de l'art ludique en général et pourquoi pas de la littérature et de l'art tout court.
Et c'est le sujet de cet article.
Que ce soit :
- pour Alice au Pays de merveilles, parce qu'on a un lapin qui court après le temps, un dodo qui organise une course, une chenille qui fume, un chapelier qui prend le thé avec un lièvre, un chat qui apparaît et disparaît quand ça lui chante, des champignons qui te font grandir ou rétrécir et des cartes de jeu vivantes — et non en prenant en compte que tout se passe dans la tête d'une fillette à l'imagination débordante qui s'imagine un monde où les animaux parlent comme vous et moi, portent des vêtements et prennent le thé et où même les fleurs parlent et chantent.
- pour Winnie l'ourson, parce que oui il y a des théories comme quoi les personnages consommeraient de la drogue alors qu'on a affaire à des peluche qui ne sont vivant que grâce l'imagination de Jean-Christophe, leur propriétaire — et très classe, et aussi très mature, d'insinuer qu'un gosse de dix ans (je crois) s'invente des amis imaginaire ou donne une personnalité à ses peluche prend de la drogue.
Et tant qu'on y est, autant dire qu'ils ont pris de la drogue ce qui ont fait :
- Star Wars, pour avoir imaginer tout un univers se passant dans une galaxie lointaine avec des vaisseaux spatiaux, des aliens et des robots de toutes tailles et de toutes formes, des hommes qui se battent aux sabre-laser et font de la magie avec la force.
- Harry Potter pour avoir imaginer un monde magique plein de sorciers et de créature magiques caché dans notre monde, ou le Monde de Narnia, avec un monde magique avec des animaux qui parle et encore des créatures magiques auquel on peut accéder via une armoire magique.
- la majorité des contes de fée, parce qu'on a une maison de pain d'épice, un haricot qui s'élève au ciel, une oie qui pond des œufs d'or, une citrouille qui se transforme en carrosse d'un coup de baguette magique, un joueur de flûte qui charme des rats avec son instrument, un chat avec des bottes, un loup qui se déguise en grand-mère, des cochons qui construisent eux-mêmes leur maison, etc...
Ou encore plus loin, les premiers à avoir imaginé :
- les animaux qui parlent.
- les animaux anthropomorphes ou les personnes avec des têtes d'animaux comme les dieux égyptiens,.
- les créatures magiques/mythologiques/fantasitiques, les dragons qui sont de gros lézards qui crachent du feu, les centaures, moitié homme moitié cheval, les sirènes, moitié femmes moitié poisson, le minotaure, moitié homme moitié taureau, Méduse, une femme avec des serpents en guise de cheveux, le cerbère, un chien à trois têtes, l'hydre, un serpent à sept têtes, la licorne, un cheval avec une corne torsadé sur le front, le griffon, moitié aigle moitié lion, le phénix, un oiseau qui prendre flamme et renaître de ses cendres, le cyclope, un géant avec un œil unique au milieu du front, le loup garou, un homme qui se change en loup les nuits de plein lune, et j'en passe et des meilleurs...
Et comme si ce n'était pas assez insultant pour ceux qui travaille dans l'art ludique de s'entendre dire qu'ils ont du prendre de la drogue pour osé avoir autant d'imagination, ils font aussi cette blague sur ce qui apprécient les trucs un peu fantaisiste. Je pense encore à cette affiche détournée de Fantasia, film que j'ai connu depuis l'enfance, où le titre de film est remplacé par "si t'es pas défoncé c'est chiant", alors que je n'ai jamais eu consommé de la drogue pour apprécier le film — pas même pour la séquence de la Toccata et fugue en ré mineur que je reconnais un peu psychédélique avec sa partie dessins abstraits ni pour celle de l'Ave Maria que je trouve un peu lente — juste à apprécier le mariage entre l'image et la musique, le travail de l'animation assez bluffant pour l'époque et le fait qu'il s'agit d'un film concert, donc qu'il n'y a pas de réel scénario.
La blague à base de drogue de substance illicite me fait à peine sourire dans l'émission du Joueur du Grenier, et encore, elle passe mieux parce que c'est utilisé pour parler de ce qui ne va pas dans les jeux que teste JDG pour son émission.
Mais quand c'est utilisé pour signaler une bizarrerie dans une œuvre d'art, bizarrerie qui donne de la force à la dite-œuvre, juste parce que ça peut avoir l'air perché même pour moi, c'est juste aussi puéril que de traiter quelqu'un d'Hitler juste parce qu'on aime pas cette personne ou qu'on ait pas d'accord avec ces idées.
Et c'est mon principal problème avec cette blague. Comme je viens de le démontrer, elle est tellement facile et peut s'appliquer à tout et n'importe quoi, même pour les trucs qui n'ont rien de bizarres, sans être pour autant vrai, que ça ne demande même pas d'efforts intellectuels ou de talents d'humoristes, juste une étroitesse d'esprit et un mépris pour ce qui nous dépasse.
Or il n'y a pas besoin de consommer de la drogue pour créer des choses un peu perché. Il suffit juste d'avoir de l'imagination — ou s'inspirer de ce qui a été fait pour ensuite le remanier à sa sauce, aussi. Et pour avoir de l'imagination, il faut faire fonctionner ses neurones. Ce qui est le contraire de prendre de la drogue, vu que certaines substances détruisent ces neurones.
Alors comprenez que ceux qui se croient intelligent en usant et abusant de cette blague non seulement se révèlent être cons, mais en plus ils insultent l'intelligence des artistes et de leur public. Ils insultent des gens plus intelligents qu'eux en plus d'insulter qui ne prennent pas de drogue.
Et c'est pour cette raison que je ne crois pas au mythe de l'artiste qui trouve l'inspiration en se droguant et ni croirait jamais. Parce que dans le meilleur des cas, j'imagine un mec tellement défoncé qu'il n'arrive pas à mettre sur le papier les idées qu'il a sous l'influence de la drogue et réalise avec le recul et dans ses moments de lucidité que ce qu'il fait est trop brouillon, vraie bordélique et incohérent même pour lui le créateur. Or il faut beaucoup de travail d'organisation, de méthodologie et de savoir-fair — et aussi garder sa lucidité et son sérieux — pour réussir à faire quelque chose des plus fantaisiste ou même des plus psychédéliques, que ce soit un univers fantastique à la Tolkien, à la Lewis Caroll ou à la Tim Burton avec ses propres règles (parce qu'un monde fantastique ne veut pas dire un monde dénué de sens et de logique), un tableau de Salvador Dali, un style ou la scène des éléphants roses dans Dumbo.
Donc la prochaine fois que vous êtes tentez de penser que tel personne a peu prendre de la drogue pour créer/apprécier tel chose, dites vous que ceux qui prennent vraiment de la drogue, le plus souvent, c'est pour faire de la merde.
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