La backstory du méchant, une excuse valable ?
Quand j'étais au collège, on nous a fait étudié une nouvelle à chute écrite par Dino Buzzati intitulé Pauvre petit garçon ! — déjà, rien que le titre annonçait la couleur — et publié en 1966.
Pour ceux à qui ce titre n'évoque rien, la nouvelle se déroule à la fin du dix-neuvième siècle et narre les mésaventure d'un petit garçon, le petit garçon du titre, surnommé Dolfi, au teint blafard, "presque vert" et exclut par les autres, et inspirant tellement la honte à sa mère que quand le petit garçon revient en sang après s'être fait battre par des garnements avec lesquels il voulait juste jouer, cette dernière ne trouve rein de mieux que de le réprimander, et ce devant son amie avec laquelle elle discutait. La mère de l'année mesdames et messieurs !
Et au moment où on éprouve de la peine pour ce petit garçon injustement maltraité par les garçons de son âge et par sa propre mère, vient la chute et on réalise via une phrase anodine de l'amie de la mère que le petit garçon pour lequel on s'est pris d'empathie... ben c'est Hitler quand il était jeune.
Et attention, pas un cousin éloigné d'Hitler qui n'a d'Hitler que le nom et qui a été obligé d'en changé après les atrocités que son cousin a commis, non ! Le Hitler que tout le monde connaît, le Adolf Hitler — d'ailleurs, le surnom, "Dolfi", ainsi que le teint blafard aurait du nous mettre la puce à l'oreille — dont le nom est encore de nos jours assimilé aux pire atrocités que l'humanité ait commise, voire synonyme de Satan.
Alors, je tiens à préciser que je ne sais pas grand chose de ce qu'était Hitler de son vivant, en dehors des horreurs dont il est le commanditaire, ou alors trop vaguement, et je n'ai pas le courage d'en apprendre plus sur sa biographie. Cu coup, je ne peux pas confirmer s'il avait vraiment eu une enfance pareil ou si c'était né juste de l'imagination de Buzzati. Néanmoins, du peu que je sache de lui, j'aime bien imaginer qu'à son époque, rien ne présageait qu'Hitler allait devenir le monstre qu'au connaît aujourd'hui avant qu'il n'accède au pouvoir. Et que quand l'Allemagne s'est rendu compte qu'elle avait un monstre à sa tête, elle était déjà dans le caca... et suppliant les Etats-Unis, le Royaume Uni et l'U.R.S.S. de l'achever.
Et je dois admettre que Buzzati a bien réussi son coup, on ne faisant éprouver de l'empathie pour quelqu'un qui s'avère être une personne dont le nom est toujours synonyme de Satan de nos jours. Parce que franchement, n'importe quel être humain décent éprouverait de la peine pour un tel personnage, fictif ou réel, et se révolterait que personne ne fasse quoique ce soit pour l'aider. Et surtout, certain d'entre nous on dû se reconnaître dans ce petit garçon et ont, à un moment de leur vie, connut les humiliations qu'il a subi... Ou pas !
Si ça se trouve, vous étiez de ceux qui tabassaient leur camarade plus petits et plus faibles à la récréation ou au parc, et ce jusqu'à ce qu'il soient en sang et en pleur et courant vers le premier adulte à lui porter une oreille attentive. Ou alors, vous êtes de ces adultes qui réprimandés pour s'être battus ces enfants en sang et en larmes qui ne vous demandaient que de les écouter. Dans les cas, honte sur vous ! Et ne vous étonnez pas que ces jeunes que vous martyrisez sans raisons deviennent dépressifs ou sociopathes et décident de se suicider ou de se venger.
Parce que oui, le but de cette étude de nouvelle, du moins dans mes souvenirs, était de nous faire demander si des individus comme Hitler n'auraient pas commis leur atrocités sans raisons plus ou moins personnelles, si leurs atrocités ne sont pas le fruit d'un mauvais traitement qu'on leu a fait subir, s'ils ne sont pas le produit d'autres monstres.
Ok, le fait que les garçons qui brutalisaient le petit Dolfi étaient blonds et forts pour leur âge, ça justifierait peut-être — je dis peut-être — le désir de Hitler de dominer tous les costauds blonds aux yeux bleus. Mais qui justifierait sa haine envers les juifs ? Sa mère était juive ? Dans ce cas, il se tirait une balle dans le pied car ça prouverait qu'il était lui-même d'ascendance juive. M'enfin, du ce que je sais de lui, il devait avoir tellement de problème de son vivant, alors qu'il ait une ascendance juive ne me surprendrait qu'à moitié.
Mais suivant cette réflexion, qu'en est-il de tous ceux qui l'ont martyrisé étant enfant ? Les gosses de son âge ? Sa mère ? N'avaient-ils pas leur raison à eux, si le but de la nouvelle est de nous faire comprendre qu'on ne devient pas méchant gratuitement ?
Et j'en viens au sujet de cet article. Un sujet où il y aurait matière à débattre. Est ce que la backstory du méchant est une excuse suffisante pour qu'il devienne un méchant ? Est-ce que le fait d'avoir une enfance difficile ou une déception amoureuse suffit à en faire un psychopathe/mégalomane/fanatique/ ce que vous voulez ? Est-ce que ça excuse pour autant les atrocités qu'il a commis de son propre chef, jusque l'en déresponsabiliser ?
Si j'aborde un sujet aussi délicat, c'est parce que je vois de plus en plus souvent dans les fictions des méchants ou simplement des antagonistes (majeurs ou mineurs) qui sont foncièrement mauvais dont les auteurs justifient les actes avec un passé difficile, voire tragique. Et parfois, ils poussent le vice en faisant comprendre au public que ce n'est pas la faute du personnage s'il est si méchant, s'il a commis des horreurs à rendre jaloux Hitler et Staline et fait des crasses aux méchants par pure méchancetés, genre c'est un incompris, il a mal été éduqué, a été maltraité par ses camarades à l'école, s'est fait largué par le rencard de trop, allant jusqu'à nous inciter à l'excuser pour toutes ses fautes, y compris le plus inexcusable de ses actes, et nous inspirer de la sympathie. Parfois, plus de sympathie que le "gentil", ce qui n'est pas bon signe et j'expliquerai pourquoi plus tard.
Et ce qui me surprend le plus, c'est que ce soit accepté, voire acclamé par les fans — quand ce ne sont pas les fans qui décident d'eux même que tel méchant de tel antagoniste est en réalité un gentil "incompris". Ce qui me fait grincer des dents quand ces mêmes fans font passer pour un monstre un personnage foncièrement bon et dont les actions, aussi discutables et lourdes en conséquences soient-elles, ne partaient d'aucune mauvais intentions et étaient justifiées par le contexte dans lequel était ledit personnage se trouvait (Bandes d'hypocrites !).
Je déjà évoqué cette manie de rendre foncièrement bon et sympathique un personnage foncièrement mauvais et antipathique avec le cas de Zuko d'Avatar le Dernier Maître de l'Air et de Pacifica de Gravity Falls.
Mais il y a aussi le cas de Diamond Tiara de My Little Pony... qui est pratiquement le même que Pacifica. On s'est habitué à détester cette pourrie gâtée de pouliche pendant au moins quatre saisons, chaque fois qu'elle apparaissait et uniquement pour pourrir la vie d'Apple Bloom, Sweetie Belle et Scootaloo, puis un épisode de la saison 5 où on nous introduit sa mère, qui comme les parents de Pacifica est une sale riche qui met la pression sur sa fille, puis une scène où ses "ennemies" l'incitent à être "gentille, pas méchante" et POUF ! maintenant c'est une gentille ! Limite si elle a toujours été et que ses "ennemies" l'avaient simplement mal jugé. Et de l'autre côté, Babs Seed, la cousine d'Apple Bloom, qui s'est montré odieuse avec sa cousine et ses amies DÈS sa première apparition, pour se réconcilier avec elles au point de rejoindre leur club dans le MÊME épisode après qu'on ait expliqué pourquoi elle s'était montré aussi odieuse à leur égard, on l'en veut encore au sein de la communauté brony pour s'être aussi mal comporté — bon je ne peux pas leur donner tort, et pourtant je lui aurais plus facilement pardonné, elle. Car au moins c'était pour UN épisode, pas durant QUATRE saisons.
Ou encore le cas de Severus Rogue dans Harry Potter. Ok, on apprend durant tout un chapitre des Reliques de la Mort que Rogue, même en assassinant Dumbledore et revenant auprès de Voldemort, a toujours été du côté des gentils — enfin, il l'a été depuis que son maitre, Voldemort, s'est mis en tête de traquer et de tuer les Potter à cause d'une prophétie qu'il n'aurait pas du prendre au sérieux, et ce parce qu'il était amoureux de Lily, la mère de Harry, et ce même après qu'elle ait coupé les ponts avec lui et qu'elle soit morte. Autant je veux bien accepter le fait que ses peines de cœurs justifient son caractère aigri et désabusé (ça et le fait qu'il n'a pas l'air d'avoir eu une enfance très joyeuse) et qu'il ne porte pas Harry dans son cœur, ni même ses amis. Seulement, ça n'excuse PAS DU TOUT son manque de professionnalisme. Je regrette mais en tant que professeur, tu mets tes problèmes personnels de côté, tu te consacres à tes élèves et tu les traite avec équité, tu ne leur enlève pas de points parce que l'un d'eux te rappellent ta déception amoureuse, parce qu'il est l'enfant d'une personne que tu ne peux pas voir en peinture et encore moins parce qu'il aurait du mourrir à la place d'une personne que tu chérissais. Il aura beau être, selon les termes de Harry, l'homme le plus courageux qu'il ait connu, ça n'en fait pour autant le meilleur professeur que Poudlard ait connu. Et puis, si Lily a coupé les ponts avec lui pour se mettre avec James, ce n'était pas sans raison — pour ceux qui n'ont pas lu les livres, non seulement Lily n'appréciait pas les copains de Rogue (qui en plus étaient des Mangemorts à en devenir), ni la manière dont ce dernier traitait ses camarades, mais en plus, elle ne lui a jamais pardonné de l'avoir traité de Sang-de-Bourbe (qui je rappelle, est une insulte impardonnable envers les sorciers nés-Moldus) alors qu'elle prenait sa défense.
Alors je tiens à préciser, je n'ai RIEN contre le fait de nuancer un personnage antipathique à la base et servant d'antagoniste, NI contre le fait de faire se repentir ledit antagoniste. Je n'ai RIEN NON PLUS contre les méchants malgré lui ou les gentils qui s'ignorent (au moins avec eux, tu a plus envie de les voir se racheter). Seulement, comme tout partie pris et décision scénarisitique ou artistique, il faut savoir utiliser à bon escient, donc ne PAS en abuser, et ce d'une manière intelligente et juste — et aussi d'une manière qui ne rende pas le personnage inconsistant. Car à ce stade, autant assumé que ton méchant est un connard fini.
Parce que mal utilisé, voire abusé, ça passera plus pour une facilité scénaristique soulante et dans le pire des cas, avoir un effet boomerang. Ça peut même se révéler d'aussi mauvais goût que de faire un héros parfait et jamais pris en défaut ou d'utiliser je ne sais quel autre stéréotype — ou encore introduire une romance ayant du potentiel pour l'avorter pour des raisons stupides, comme une différence d'âge, de poids, de couleurs ou je ne sais quoi, et caser le protagoniste avec une personne qui lui inspire plus l'antipathie que sa némésis officiel, et ce pour des raisons encore moins crédibles que l'avortement de la romance précédente (ouais, je n'arrive toujours pas à digérer ça !).
Aussi, il faut éviter de tomber dans le piège du "backstory joyeuse => personnage gentil, backstory triste => personnage méchant", ça revient au même que "ceux qui sont tout beau/mignon ou portent du blanc sont les gentils, ceux qui sont moche ou portent du noir sont les méchants", et encore une fois, c'est de la facilité, ça fait rhétorique de maternelle, et ça reste de mauvais goût.
J'ai conscience qu'un méchant qui décide d'être un méchant de fiction et de faire le mal un beau matin en se levant, ce n'est pas du tout crédible. Mais qu'il décide du jour au lendemain de détruire le monde parce que son professeur lui a mis un Zéro à sa dissertation, parce que son patron lui a refusé une augmentation, parce que ses parents ne l'ont pas offert à Noël le cadeau qu'il voulait, parce que sa petite amie ou son petit ami l'a largué, parce que son chien (ou son chat) est mort, parce qu'un de ses potes lui a fait une remarque sur son poids ou sa tenue vestimentaire, ou parce qu'un inconnu lui a marché sur le pied dans la rue ou l'a doublé dans une file d'attente et ne s'en est jamais excusé, ce n'est pas non plus crédible. Et pourtant, un connard fini serait beaucoup plus crédible à côté. La preuve, c'est que ça existe dans le vrai monde. Internet peut en témoigner.
Et oui, il faut une motivation et un but au méchant ou à l'antagoniste. Seulement petite question qui fera toute la différence : Est ce que son but et/ou ses motivations sont justifiables et compréhensibles ? La réponse : Ils doivent l'être... du point de vue du méchant. Mais du point de vue de l'histoire, et donc de l'auteur ET de son public, ils doivent rester moralement discutables. Sinon, pourquoi l'histoire insisterait tant à nous le faire passer pour le méchant de l'histoire et à le faire échouer s'il est défendable.
De manière général, ce n'est pas bon signe quand toi, lecteur/spectateur, t'éprouves plus de sympathie pour le "méchant officiel" de l'histoire que pour le protagoniste, au point de vouloir voir ledit méchant gagner.
Je vais même dire, ce serait à ça qu'on reconnait les mauvaise fictions. Quand l'auteur nous incite involontairement à nous mettre du côté du méchant de l'histoire, soit parce qu'il a échoué à susciter la sympathie du protagoniste auprès du public, soit parce que les motivations du méchants sont plus défendables que ceux des gentils (quand je vous dit qu'il ne faut pas abuser de cette recette).
Bon il arrive que si le public se met plus du côté du méchant que du protagoniste, ce n'est pas tant la faute de l'auteur que du fait qu'il a des goûts et des priorités de merde, mais ça...
Aussi, quitte à susciter la sympathie du méchant, ayez au moins le bon goût de rendre ses motivations défendables et compréhensibles, quitte à en faire le VRAI héros de l'histoire ou juste un personnage tragique. Parce que personnellement, je ne vois en quoi je m'investirai dans un personnage dont la motivation c'est être riche, avoir le feux des projecteurs rien que pour lui, être calife à la place du calife, conquérir le monde, être immortel ou même tuer pour le plaisir de tuer, et encore moins quel intérêt j'aurai à le voir gagner.
Et faites aussi en sorte que les merdes que subisse le personnage incitent vraiment la sympathie, que ceux soient de vrais drames, de vrais injustices, de vrais humiliations, pas que ceux soient réduits à des caprices d'enfants gâtés ou des prises de bec immatures, et surtout, que le personnage n'ait rien fait de mal pour mériter de tels supplices, ou au moins qu'il n'en soit pas le seul responsable. Et évitez de traiter cet élément de manière trop expéditif, aussi.
J'ai aussi conscience que les méchants ne se voient pas tous comme des méchants, la plupart se voyant même plutôt comme des héros incompris. Pour reprendre l'exemple d'Hitler, lui-même se voyait comme un sauveur et croyait dur comme fer que ce qu'il faisait allait sauver l'humanité — ne me demandez pas comment, car je ne peux pas approuver ce qu'il a fait en tant qu'être humain !
Seulement, c'est un petit peu une des caractéristique d'un méchantréaliste crédible et qui le rend dangereux, le fait qu'il se considère comme un héros incompris, qu'il croit sincèrement avoir raison (même quand les faits lui donnent tort) et que ceux qui ne sont pas d'accord avec ses idées et osent le contredire ont forcément tort, au point de refuser tout compromis et remise en question. Là où le "gentil" a une conscience, a des doutes sur le bien-fondé de ses actions, des scrupules, se remet en question et éprouve des remords quand il réalise qu'il a mal agi.
D'ailleurs, ça aussi ça devrait permettre de reconnaître les mauvaise fictions, quand le "méchant" a plus de scrupules et de remord que le "gentil" qui s'assoit sur la morale du moment qu'il est le "gentil".
Et puis, considérer les méchants comme des héros incompris, ça revient à tomber dans le même piège que lesdits méchants, donc faites gaffe.
Et je sais que quand on écrit un personnage de fiction, qu'il soit bon ou mauvais, sa backstory peut avoir une influence sur sa personnalité, son caractère, ses réflexions et ses actions. Seulement voilà, nuance, ça reste une influence, le reste revient plus à sa propre personnalité et ce qu'il en fait de sa backstory. Ça n'en fait pas pour autant la seule et unique excuse.
Se limiter à une backstory un peu tristoune pour justifier la méchanceté d'un méchant ou même la mauvaise attitude d'un antagoniste mineur, c'est du même niveau que de clamer que les jeux vidéos incitent les jeunes à la violence, ou que c'est tel religion qui incite des terroristes à commettre des attentats meurtriers.
Ce que je veux dire par là c'est que c'est facile de pardonner, voire de déresponsabiliser un personnage foncièrement mauvais pour accuser quelqu'un d'autre — comme c'est facile de reprocher un personnage foncièrement bon d'avoir commis une erreur que n'importe qui avec un cerveau normalement constitué aurait commis, ou sans le vouloir un "crime" que Mère Teresa ou Gandhi ont eux-mêmes commis en croyant bien faire mais en le regrettant par la suite.
Or, c'est plus compliqué que ça, en tout cas à mon sens. Et il faut garder à l'esprit que la bonté ou la méchanceté d'un personnage ne tient pas seulement à son passé, mais provient aussi du personnage lui-même, de sa personnalité, de sa perception du monde et de sa conception du bien et du mal. Nier ce point, c'est encore une fois tomber dans le piège du méchant qui croit faire le bien en faisant le mal.
Et quitte à faire passer un message à un public influençable, ça passerait si c'est pour inciter quiconque se trouverait dans une situation similaire à faire un travail sur soi pour ne pas devenir comme des méchants de fiction, ça devient limite quand on rejette la faute sur quelqu'un d'autre (genre des parents abusifs, des camarades brutaux, une société corrompu) mais ça peut quand même passer si les vrais responsables sont punis d'avoir engendré un monstre (et inciterait donc les gens à mieux traiter leur semblables). Par contre ne marche plus du tout quand les vrais responsables échappent à la punition qu'ils méritent et qu'on oblige leur victime — le "méchant" supposé être pardonné, pour ceux qui n'auraient pas suivis — à payer pour leur fautes.
Comme quoi c'est assez mal foutu et contradictoire, pour ne pas dire hypocrite, de déresponsabiliser les méchants de fiction à tort et à travers et sans déterminer qui est à blâmer au final et mériterait la punition divine.
Parce que petite aparté, il faut garder ça en-tête, PERSONNE n'aime voire des gentils punis pour les crimes d'un autre ou un méchant s'en tirer à bon compte et obtenir gains de causes pour ses mauvaises actions. Et NON ce n'est pas une question de goûts et de préférences, c'est une question d'être un humain décent et d'avoir une notion de justice.
Vous voulez que dans votre histoire ce soit le méchant qui gagne plutôt que le gentil ? OK, mais faîtes le INTELLIGEMENT. Donnez du sens à ce parti pris, restez cohérent avec vous-mêmes et montrez en quoi l'un mérite plus sa fin heureuse que l'autre OU insistez sur le côté tragique, injuste et horrifique de votre histoire. Ne vous contentez de briser des règles en vous croyant original. Fin de l'aparté.
Et histoire de démontrer une bonne fois pour toute qu'une backstory sombre et triste n'amène pas forcément à des personnages foncièrement mauvais et antipathique :
Les "gentils" AUSSI ont leur backstory sombre et triste. Et il n
Prenez Cendrillon par exemple, n'ayant jamais connu sa mère, son père décédé après s'être remarié avec une horrible femme qui avec ses propres filles réduisent la petite Cendrillon à une servante, la maltraitant et l'humiliant à longueur de journée toute en la débordant de corvée. Et pourtant, malgré toutes les misères que lui font subir sa belle-mère et ses demi-sœurs, elle reste charmante, optimiste et ne songe à aucun moment de les assassiner dans leur sommeil, juste d'avoir une fin heureuse. Enfin, je me réfère là à la version Disney.
Sinon, on a aussi Batman, qui est devenu Batman après avoir vu ses parents se faire abattre par des gangsters sous ses yeux alors qu'il n'était qu'un enfant, et qui malgré son mépris pour les criminels, aussi bien des gangsters minables comme ceux qui lui ont privé de ses parents ou des fous dangereux comme le Joker, se fait la promesse de ne pas tuer, au risque de devenir ce contre quoi il s'est promis de lutter. Ce qui ne l'empêche pas d'être taciturne et acerbe à certain moment, mais là encore ça dépend des versions, comme sa promesse de tuer pas toujours facile à tenir même pour lui.
Ou encore Harry Potter, qui n'a jamais connu ses parents, a un parrain recherché pour meurtres qu'il n'a pas commis, élevé pendant dix ans par un oncle et une tante qui le méprisait, au point de ne jamais fêter son anniversaire, juste parce qu'il est un sorcier (et ce alors qu'il n'avait pas conscience d'être un sorcier) et avec une brute de cousin pourri gâté. Et quand il apprend le soir de ses onze ans qu'il est un sorcier et qu'il découvre le monde de la sorcellerie dans lequel il se sent plus chez lui et où il se fait enfin des amis, il continue à subir toutes les merdes possible, comme attirer le centre d'attention malgré lui, se voir accuser d'avoir ouvert la Chambre de Secrets, être la cible d'un meurtrier évadé d'Azkaban, devenir la proie favorite des détraqueurs ou se voir concourir au Tournoi des Trois Sorciers, alors que tous ce qu'il demande c'est mener une existence normale. Et ça ne s'arrange pas quand il assiste au retour de Voldemort, se voit traité de détraqué par le Ministère pour avoir annoncé en catastrophe son retour, apprend que c'est parce qu'il serait l'Elu d'une prophétie que Voldemort ait tué ses parents et s'acharne tant sur lui, ou encore quand il voit de plus en plus de personnes qui lui sont cher mourrir pour le protéger. Avec tout ça, INTERDICTION de lui reprocher d'avoir des moments où il est irritable et dépressif.
Et malgré toutes les horreurs qu'il a subi ou dont il a été témoin, malgré toute la peine que cela lui a infligé, Harry reste un exemple d'humanité, se battant pour la vie et la justice, défendant ses amis, acceptant (malgré quelques réticences) de former ses camarades à se battre contre Voldemort en clandestinité, bravant les interdits et risquant sa propre vie pour sauver ses amis, ses proches, et même le monde des sorciers, et surtout, n'agissant jamais égoïstement — en tout cas pas dans ses moments là. Il va même jusqu'à faire preuve de compassion pour ses ennemis (du moins ceux qui la méritent) et sauver son horrible cousin des détraqueurs, ainsi que Drago Malefoy des flammes alors qu'il déteste ce fils de riche raciste-classiste-prétentieux.
Et je ne parle pas de sa relation avec Dobby, quand à sa première rencontre avec l'elfe de maison il a la politesse de lui demander "Qui êtes vous ?" plutôt "Oh, putain ! T'es quoi, toi ? Un gobelin défoncé à la drogue ?", le libère malgré les emmerdes que lui a causé l'elfe en voyant le maître qu'il sert et enterrant l'elfe SANS MAGIE après qu'il lui ait sauvé la vie. (#jesuisDobby)
Et même quand il réalise qu'il a des similitudes avec Voldemort, ça revient à lui faire prendre conscience que lui aussi a sa part d'ombre et cela l'incite juste à travailler sur lui-même pour NE PAS devenir sa némésis.
Et professeur Layton ! On n'en parle du professeur Layton ? C'est un personnage plus positif que ceux que j'ai cité précédemment. Du moins son apparence, parce si on s'intéresse à sa backstory, parce que lui a eu son lot de drame avant d'être l'archéologue-gentleman qu'on a dans les jeux. En gros, ses parents ont été enlevé par un groupe para-militaire, suite à quoi il a été adopté mais en même temps séparé de son frère aîné (qui a insisté pour que lui soit adopté par les Layton). À 17 ans, il perd son meilleur ami (qui lui a transmis sa passion pour l'archéologie et les énigmes) lors d'une expédition dans des ruines. Et enfin, une fois reçu son titre de professeur à 27 ans, il perd la femme de sa vie lors de l'expérimentation d'une machine à voyager dans le temps, le même jour où cette dernière lui offre son fameux haut-de-forme pour le féliciter. Et malgré ça, il reste un exemple de générosité, d'altruisme et de compréhension, là où d'autres virent psychopathes-revenchards et deviennent ses principaux antagonistes le temps d'un épisode ou d'une trilogie (incluant son frère ainé, son père biologique enlevé, son meilleur ami présumé mort et un de ses rivaux de cœur).
Je pourrais en citer d'autres et les comparer avec d'autres qui ont viré psychopathe alors qu'ils ont pratiquement la même histoire, mais vous avez saisi le concept, comme quoi la backstory sombre et tragique, composé de drames et d'autres merdes, n'est PAS le monopole des antagonistes, qu'ils soient foncièrement mauvais ou méchants malgré eux. Que même des personnages plus positifs et foncièrement bon ont connu des hauts et des bas. Et le fait que ces bas ne font que rendre ses personnages meilleur confirment qu'un personnage n'est pas défini par son passé mais de ceux qu'il fait de son passé.
Si je peux me permettre de conclure, la backstory sert surtout à approfondir le personnage, à le rendre plus vivant, plus réel. Et dans le cas d'un personnage positif et/ou foncièrement bon, ça le rend plus admirable de savoir qu'avec tout ce qu'il a enduré, il garde la tête haute et continue d'aller de l'avant. Là où dans le cas d'un antagoniste, ça le fait passer pour un faible à côté, un faible qui n'a rien trouver de mieux que de se venger de ce qu'on lui a fait subir sur des innocent, ce qui le réduirait à une petite frappe d'une école et le rendrait plus pathétique qu'autre chose, surtout si ça backstory n'est pas si "terrible" que ça.
Alors quitte à utiliser son passé pour excuser la plus moralement discutable de ses actes ? Encore faut-il que les raisons de son acte ait un rapport avec son passé et surtout soient compréhensibles.
C'est ça qu'il faut garder en tête qu'on utilise la backstory pour justifier les mauvaises actions d'un personnage un peu ambigu. Est-ce que l'action en question a un rapport avec la backstory ? Répond-elle à un moment du passé du personnage ? Est-elle une bonne réponse ? Ou est-ce juste une preuve que le personnage n'est qu'un connard.
Parce qu'il faut aussi garder ça en tête. Tous les méchants de fiction ne deviennent pas méchants à cause d'une backstory à tant soit peu triste et sombre. Certains deviennent méchant d'eux-mêmes, parce que ce sont des psychopathes ou des connards finis.
Et puis, même si un antagoniste n'est pas foncièrement mauvais, il arrive que ses mauvaises actions n'ait aucun rapport à sa backstory et ait été commis de son propre chef, par bêtise ou par pure méchanceté, donc ni excusable ni compréhensible, même dans son contexte. Et en plus de ça, il en est le seul responsable.
C'est pour ça que je n'arrive pas à pardonner Zuko pour son acte à la fin de la saison 2 d'Avatar le Dernier Maître de l'Air. J'ai beau avoir conscience de sa backstory et qu'il se rachète à la fin de la série, je ne vois pas en quoi ça excuse le fait de se mettre du côté de sa sœur qui l'a traqué pendant toute une saison et fait des crasses durant leur enfance, d'attaquer l'Avatar et sa bande alors que deux-trois épisodes plus tôt il était parti pour laisser tomber sa traque, de trahir son oncle qui a veillé sur lui depuis le début de la série, juste pour restaurer son honneur auprès de son père, alors que ce dernier a prouvé à plusieurs reprises qu'il ne mérite pas le respect de son fils. Principalement le jour même où il a banni son fils.
Et je lui pardonne encore moins de blâmer son oncle pour s'être fait prisonnier.
Et c'est aussi pour ça que malgré la "rédemption" de Pacifica ou de Diamond Tiara, plus la conscience qu'elles n'ont pas des parents recommandables, je ne leur pardonne pas pour autant les crasses qu'elles ont faites à Mabel ou aux Cutie Mark Crusaders — parce que je rappelle que ces crasses, elles les ont un peu faites de leur propre chef.
Et pourtant, je suis bien le genre d'énergumène qui essaie de comprendre tel personnage de fiction, son attitude et ses actions, au lieu d'arrêter ma réflexion à "il s'est mal comporté" ou "il a fait une bêtise" ou encore "il a commis un pêché" et de vouloir sa mort pour ça.
Pour ceux à qui ce titre n'évoque rien, la nouvelle se déroule à la fin du dix-neuvième siècle et narre les mésaventure d'un petit garçon, le petit garçon du titre, surnommé Dolfi, au teint blafard, "presque vert" et exclut par les autres, et inspirant tellement la honte à sa mère que quand le petit garçon revient en sang après s'être fait battre par des garnements avec lesquels il voulait juste jouer, cette dernière ne trouve rein de mieux que de le réprimander, et ce devant son amie avec laquelle elle discutait. La mère de l'année mesdames et messieurs !
Et au moment où on éprouve de la peine pour ce petit garçon injustement maltraité par les garçons de son âge et par sa propre mère, vient la chute et on réalise via une phrase anodine de l'amie de la mère que le petit garçon pour lequel on s'est pris d'empathie... ben c'est Hitler quand il était jeune.
Et attention, pas un cousin éloigné d'Hitler qui n'a d'Hitler que le nom et qui a été obligé d'en changé après les atrocités que son cousin a commis, non ! Le Hitler que tout le monde connaît, le Adolf Hitler — d'ailleurs, le surnom, "Dolfi", ainsi que le teint blafard aurait du nous mettre la puce à l'oreille — dont le nom est encore de nos jours assimilé aux pire atrocités que l'humanité ait commise, voire synonyme de Satan.
Alors, je tiens à préciser que je ne sais pas grand chose de ce qu'était Hitler de son vivant, en dehors des horreurs dont il est le commanditaire, ou alors trop vaguement, et je n'ai pas le courage d'en apprendre plus sur sa biographie. Cu coup, je ne peux pas confirmer s'il avait vraiment eu une enfance pareil ou si c'était né juste de l'imagination de Buzzati. Néanmoins, du peu que je sache de lui, j'aime bien imaginer qu'à son époque, rien ne présageait qu'Hitler allait devenir le monstre qu'au connaît aujourd'hui avant qu'il n'accède au pouvoir. Et que quand l'Allemagne s'est rendu compte qu'elle avait un monstre à sa tête, elle était déjà dans le caca... et suppliant les Etats-Unis, le Royaume Uni et l'U.R.S.S. de l'achever.
Et je dois admettre que Buzzati a bien réussi son coup, on ne faisant éprouver de l'empathie pour quelqu'un qui s'avère être une personne dont le nom est toujours synonyme de Satan de nos jours. Parce que franchement, n'importe quel être humain décent éprouverait de la peine pour un tel personnage, fictif ou réel, et se révolterait que personne ne fasse quoique ce soit pour l'aider. Et surtout, certain d'entre nous on dû se reconnaître dans ce petit garçon et ont, à un moment de leur vie, connut les humiliations qu'il a subi... Ou pas !
Si ça se trouve, vous étiez de ceux qui tabassaient leur camarade plus petits et plus faibles à la récréation ou au parc, et ce jusqu'à ce qu'il soient en sang et en pleur et courant vers le premier adulte à lui porter une oreille attentive. Ou alors, vous êtes de ces adultes qui réprimandés pour s'être battus ces enfants en sang et en larmes qui ne vous demandaient que de les écouter. Dans les cas, honte sur vous ! Et ne vous étonnez pas que ces jeunes que vous martyrisez sans raisons deviennent dépressifs ou sociopathes et décident de se suicider ou de se venger.
Parce que oui, le but de cette étude de nouvelle, du moins dans mes souvenirs, était de nous faire demander si des individus comme Hitler n'auraient pas commis leur atrocités sans raisons plus ou moins personnelles, si leurs atrocités ne sont pas le fruit d'un mauvais traitement qu'on leu a fait subir, s'ils ne sont pas le produit d'autres monstres.
Ok, le fait que les garçons qui brutalisaient le petit Dolfi étaient blonds et forts pour leur âge, ça justifierait peut-être — je dis peut-être — le désir de Hitler de dominer tous les costauds blonds aux yeux bleus. Mais qui justifierait sa haine envers les juifs ? Sa mère était juive ? Dans ce cas, il se tirait une balle dans le pied car ça prouverait qu'il était lui-même d'ascendance juive. M'enfin, du ce que je sais de lui, il devait avoir tellement de problème de son vivant, alors qu'il ait une ascendance juive ne me surprendrait qu'à moitié.
Mais suivant cette réflexion, qu'en est-il de tous ceux qui l'ont martyrisé étant enfant ? Les gosses de son âge ? Sa mère ? N'avaient-ils pas leur raison à eux, si le but de la nouvelle est de nous faire comprendre qu'on ne devient pas méchant gratuitement ?
Et j'en viens au sujet de cet article. Un sujet où il y aurait matière à débattre. Est ce que la backstory du méchant est une excuse suffisante pour qu'il devienne un méchant ? Est-ce que le fait d'avoir une enfance difficile ou une déception amoureuse suffit à en faire un psychopathe/mégalomane/fanatique/ ce que vous voulez ? Est-ce que ça excuse pour autant les atrocités qu'il a commis de son propre chef, jusque l'en déresponsabiliser ?
Si j'aborde un sujet aussi délicat, c'est parce que je vois de plus en plus souvent dans les fictions des méchants ou simplement des antagonistes (majeurs ou mineurs) qui sont foncièrement mauvais dont les auteurs justifient les actes avec un passé difficile, voire tragique. Et parfois, ils poussent le vice en faisant comprendre au public que ce n'est pas la faute du personnage s'il est si méchant, s'il a commis des horreurs à rendre jaloux Hitler et Staline et fait des crasses aux méchants par pure méchancetés, genre c'est un incompris, il a mal été éduqué, a été maltraité par ses camarades à l'école, s'est fait largué par le rencard de trop, allant jusqu'à nous inciter à l'excuser pour toutes ses fautes, y compris le plus inexcusable de ses actes, et nous inspirer de la sympathie. Parfois, plus de sympathie que le "gentil", ce qui n'est pas bon signe et j'expliquerai pourquoi plus tard.
Et ce qui me surprend le plus, c'est que ce soit accepté, voire acclamé par les fans — quand ce ne sont pas les fans qui décident d'eux même que tel méchant de tel antagoniste est en réalité un gentil "incompris". Ce qui me fait grincer des dents quand ces mêmes fans font passer pour un monstre un personnage foncièrement bon et dont les actions, aussi discutables et lourdes en conséquences soient-elles, ne partaient d'aucune mauvais intentions et étaient justifiées par le contexte dans lequel était ledit personnage se trouvait (Bandes d'hypocrites !).
Je déjà évoqué cette manie de rendre foncièrement bon et sympathique un personnage foncièrement mauvais et antipathique avec le cas de Zuko d'Avatar le Dernier Maître de l'Air et de Pacifica de Gravity Falls.
Mais il y a aussi le cas de Diamond Tiara de My Little Pony... qui est pratiquement le même que Pacifica. On s'est habitué à détester cette pourrie gâtée de pouliche pendant au moins quatre saisons, chaque fois qu'elle apparaissait et uniquement pour pourrir la vie d'Apple Bloom, Sweetie Belle et Scootaloo, puis un épisode de la saison 5 où on nous introduit sa mère, qui comme les parents de Pacifica est une sale riche qui met la pression sur sa fille, puis une scène où ses "ennemies" l'incitent à être "gentille, pas méchante" et POUF ! maintenant c'est une gentille ! Limite si elle a toujours été et que ses "ennemies" l'avaient simplement mal jugé. Et de l'autre côté, Babs Seed, la cousine d'Apple Bloom, qui s'est montré odieuse avec sa cousine et ses amies DÈS sa première apparition, pour se réconcilier avec elles au point de rejoindre leur club dans le MÊME épisode après qu'on ait expliqué pourquoi elle s'était montré aussi odieuse à leur égard, on l'en veut encore au sein de la communauté brony pour s'être aussi mal comporté — bon je ne peux pas leur donner tort, et pourtant je lui aurais plus facilement pardonné, elle. Car au moins c'était pour UN épisode, pas durant QUATRE saisons.
Ou encore le cas de Severus Rogue dans Harry Potter. Ok, on apprend durant tout un chapitre des Reliques de la Mort que Rogue, même en assassinant Dumbledore et revenant auprès de Voldemort, a toujours été du côté des gentils — enfin, il l'a été depuis que son maitre, Voldemort, s'est mis en tête de traquer et de tuer les Potter à cause d'une prophétie qu'il n'aurait pas du prendre au sérieux, et ce parce qu'il était amoureux de Lily, la mère de Harry, et ce même après qu'elle ait coupé les ponts avec lui et qu'elle soit morte. Autant je veux bien accepter le fait que ses peines de cœurs justifient son caractère aigri et désabusé (ça et le fait qu'il n'a pas l'air d'avoir eu une enfance très joyeuse) et qu'il ne porte pas Harry dans son cœur, ni même ses amis. Seulement, ça n'excuse PAS DU TOUT son manque de professionnalisme. Je regrette mais en tant que professeur, tu mets tes problèmes personnels de côté, tu te consacres à tes élèves et tu les traite avec équité, tu ne leur enlève pas de points parce que l'un d'eux te rappellent ta déception amoureuse, parce qu'il est l'enfant d'une personne que tu ne peux pas voir en peinture et encore moins parce qu'il aurait du mourrir à la place d'une personne que tu chérissais. Il aura beau être, selon les termes de Harry, l'homme le plus courageux qu'il ait connu, ça n'en fait pour autant le meilleur professeur que Poudlard ait connu. Et puis, si Lily a coupé les ponts avec lui pour se mettre avec James, ce n'était pas sans raison — pour ceux qui n'ont pas lu les livres, non seulement Lily n'appréciait pas les copains de Rogue (qui en plus étaient des Mangemorts à en devenir), ni la manière dont ce dernier traitait ses camarades, mais en plus, elle ne lui a jamais pardonné de l'avoir traité de Sang-de-Bourbe (qui je rappelle, est une insulte impardonnable envers les sorciers nés-Moldus) alors qu'elle prenait sa défense.
Alors je tiens à préciser, je n'ai RIEN contre le fait de nuancer un personnage antipathique à la base et servant d'antagoniste, NI contre le fait de faire se repentir ledit antagoniste. Je n'ai RIEN NON PLUS contre les méchants malgré lui ou les gentils qui s'ignorent (au moins avec eux, tu a plus envie de les voir se racheter). Seulement, comme tout partie pris et décision scénarisitique ou artistique, il faut savoir utiliser à bon escient, donc ne PAS en abuser, et ce d'une manière intelligente et juste — et aussi d'une manière qui ne rende pas le personnage inconsistant. Car à ce stade, autant assumé que ton méchant est un connard fini.
Parce que mal utilisé, voire abusé, ça passera plus pour une facilité scénaristique soulante et dans le pire des cas, avoir un effet boomerang. Ça peut même se révéler d'aussi mauvais goût que de faire un héros parfait et jamais pris en défaut ou d'utiliser je ne sais quel autre stéréotype — ou encore introduire une romance ayant du potentiel pour l'avorter pour des raisons stupides, comme une différence d'âge, de poids, de couleurs ou je ne sais quoi, et caser le protagoniste avec une personne qui lui inspire plus l'antipathie que sa némésis officiel, et ce pour des raisons encore moins crédibles que l'avortement de la romance précédente (ouais, je n'arrive toujours pas à digérer ça !).
Aussi, il faut éviter de tomber dans le piège du "backstory joyeuse => personnage gentil, backstory triste => personnage méchant", ça revient au même que "ceux qui sont tout beau/mignon ou portent du blanc sont les gentils, ceux qui sont moche ou portent du noir sont les méchants", et encore une fois, c'est de la facilité, ça fait rhétorique de maternelle, et ça reste de mauvais goût.
J'ai conscience qu'un méchant qui décide d'être un méchant de fiction et de faire le mal un beau matin en se levant, ce n'est pas du tout crédible. Mais qu'il décide du jour au lendemain de détruire le monde parce que son professeur lui a mis un Zéro à sa dissertation, parce que son patron lui a refusé une augmentation, parce que ses parents ne l'ont pas offert à Noël le cadeau qu'il voulait, parce que sa petite amie ou son petit ami l'a largué, parce que son chien (ou son chat) est mort, parce qu'un de ses potes lui a fait une remarque sur son poids ou sa tenue vestimentaire, ou parce qu'un inconnu lui a marché sur le pied dans la rue ou l'a doublé dans une file d'attente et ne s'en est jamais excusé, ce n'est pas non plus crédible. Et pourtant, un connard fini serait beaucoup plus crédible à côté. La preuve, c'est que ça existe dans le vrai monde. Internet peut en témoigner.
Et oui, il faut une motivation et un but au méchant ou à l'antagoniste. Seulement petite question qui fera toute la différence : Est ce que son but et/ou ses motivations sont justifiables et compréhensibles ? La réponse : Ils doivent l'être... du point de vue du méchant. Mais du point de vue de l'histoire, et donc de l'auteur ET de son public, ils doivent rester moralement discutables. Sinon, pourquoi l'histoire insisterait tant à nous le faire passer pour le méchant de l'histoire et à le faire échouer s'il est défendable.
De manière général, ce n'est pas bon signe quand toi, lecteur/spectateur, t'éprouves plus de sympathie pour le "méchant officiel" de l'histoire que pour le protagoniste, au point de vouloir voir ledit méchant gagner.
Je vais même dire, ce serait à ça qu'on reconnait les mauvaise fictions. Quand l'auteur nous incite involontairement à nous mettre du côté du méchant de l'histoire, soit parce qu'il a échoué à susciter la sympathie du protagoniste auprès du public, soit parce que les motivations du méchants sont plus défendables que ceux des gentils (quand je vous dit qu'il ne faut pas abuser de cette recette).
Bon il arrive que si le public se met plus du côté du méchant que du protagoniste, ce n'est pas tant la faute de l'auteur que du fait qu'il a des goûts et des priorités de merde, mais ça...
Aussi, quitte à susciter la sympathie du méchant, ayez au moins le bon goût de rendre ses motivations défendables et compréhensibles, quitte à en faire le VRAI héros de l'histoire ou juste un personnage tragique. Parce que personnellement, je ne vois en quoi je m'investirai dans un personnage dont la motivation c'est être riche, avoir le feux des projecteurs rien que pour lui, être calife à la place du calife, conquérir le monde, être immortel ou même tuer pour le plaisir de tuer, et encore moins quel intérêt j'aurai à le voir gagner.
Et faites aussi en sorte que les merdes que subisse le personnage incitent vraiment la sympathie, que ceux soient de vrais drames, de vrais injustices, de vrais humiliations, pas que ceux soient réduits à des caprices d'enfants gâtés ou des prises de bec immatures, et surtout, que le personnage n'ait rien fait de mal pour mériter de tels supplices, ou au moins qu'il n'en soit pas le seul responsable. Et évitez de traiter cet élément de manière trop expéditif, aussi.
J'ai aussi conscience que les méchants ne se voient pas tous comme des méchants, la plupart se voyant même plutôt comme des héros incompris. Pour reprendre l'exemple d'Hitler, lui-même se voyait comme un sauveur et croyait dur comme fer que ce qu'il faisait allait sauver l'humanité — ne me demandez pas comment, car je ne peux pas approuver ce qu'il a fait en tant qu'être humain !
Seulement, c'est un petit peu une des caractéristique d'un méchant
D'ailleurs, ça aussi ça devrait permettre de reconnaître les mauvaise fictions, quand le "méchant" a plus de scrupules et de remord que le "gentil" qui s'assoit sur la morale du moment qu'il est le "gentil".
Et puis, considérer les méchants comme des héros incompris, ça revient à tomber dans le même piège que lesdits méchants, donc faites gaffe.
Et je sais que quand on écrit un personnage de fiction, qu'il soit bon ou mauvais, sa backstory peut avoir une influence sur sa personnalité, son caractère, ses réflexions et ses actions. Seulement voilà, nuance, ça reste une influence, le reste revient plus à sa propre personnalité et ce qu'il en fait de sa backstory. Ça n'en fait pas pour autant la seule et unique excuse.
Se limiter à une backstory un peu tristoune pour justifier la méchanceté d'un méchant ou même la mauvaise attitude d'un antagoniste mineur, c'est du même niveau que de clamer que les jeux vidéos incitent les jeunes à la violence, ou que c'est tel religion qui incite des terroristes à commettre des attentats meurtriers.
Ce que je veux dire par là c'est que c'est facile de pardonner, voire de déresponsabiliser un personnage foncièrement mauvais pour accuser quelqu'un d'autre — comme c'est facile de reprocher un personnage foncièrement bon d'avoir commis une erreur que n'importe qui avec un cerveau normalement constitué aurait commis, ou sans le vouloir un "crime" que Mère Teresa ou Gandhi ont eux-mêmes commis en croyant bien faire mais en le regrettant par la suite.
Or, c'est plus compliqué que ça, en tout cas à mon sens. Et il faut garder à l'esprit que la bonté ou la méchanceté d'un personnage ne tient pas seulement à son passé, mais provient aussi du personnage lui-même, de sa personnalité, de sa perception du monde et de sa conception du bien et du mal. Nier ce point, c'est encore une fois tomber dans le piège du méchant qui croit faire le bien en faisant le mal.
Et quitte à faire passer un message à un public influençable, ça passerait si c'est pour inciter quiconque se trouverait dans une situation similaire à faire un travail sur soi pour ne pas devenir comme des méchants de fiction, ça devient limite quand on rejette la faute sur quelqu'un d'autre (genre des parents abusifs, des camarades brutaux, une société corrompu) mais ça peut quand même passer si les vrais responsables sont punis d'avoir engendré un monstre (et inciterait donc les gens à mieux traiter leur semblables). Par contre ne marche plus du tout quand les vrais responsables échappent à la punition qu'ils méritent et qu'on oblige leur victime — le "méchant" supposé être pardonné, pour ceux qui n'auraient pas suivis — à payer pour leur fautes.
Comme quoi c'est assez mal foutu et contradictoire, pour ne pas dire hypocrite, de déresponsabiliser les méchants de fiction à tort et à travers et sans déterminer qui est à blâmer au final et mériterait la punition divine.
Parce que petite aparté, il faut garder ça en-tête, PERSONNE n'aime voire des gentils punis pour les crimes d'un autre ou un méchant s'en tirer à bon compte et obtenir gains de causes pour ses mauvaises actions. Et NON ce n'est pas une question de goûts et de préférences, c'est une question d'être un humain décent et d'avoir une notion de justice.
Vous voulez que dans votre histoire ce soit le méchant qui gagne plutôt que le gentil ? OK, mais faîtes le INTELLIGEMENT. Donnez du sens à ce parti pris, restez cohérent avec vous-mêmes et montrez en quoi l'un mérite plus sa fin heureuse que l'autre OU insistez sur le côté tragique, injuste et horrifique de votre histoire. Ne vous contentez de briser des règles en vous croyant original. Fin de l'aparté.
Et histoire de démontrer une bonne fois pour toute qu'une backstory sombre et triste n'amène pas forcément à des personnages foncièrement mauvais et antipathique :
Les "gentils" AUSSI ont leur backstory sombre et triste. Et il n
Prenez Cendrillon par exemple, n'ayant jamais connu sa mère, son père décédé après s'être remarié avec une horrible femme qui avec ses propres filles réduisent la petite Cendrillon à une servante, la maltraitant et l'humiliant à longueur de journée toute en la débordant de corvée. Et pourtant, malgré toutes les misères que lui font subir sa belle-mère et ses demi-sœurs, elle reste charmante, optimiste et ne songe à aucun moment de les assassiner dans leur sommeil, juste d'avoir une fin heureuse. Enfin, je me réfère là à la version Disney.
Sinon, on a aussi Batman, qui est devenu Batman après avoir vu ses parents se faire abattre par des gangsters sous ses yeux alors qu'il n'était qu'un enfant, et qui malgré son mépris pour les criminels, aussi bien des gangsters minables comme ceux qui lui ont privé de ses parents ou des fous dangereux comme le Joker, se fait la promesse de ne pas tuer, au risque de devenir ce contre quoi il s'est promis de lutter. Ce qui ne l'empêche pas d'être taciturne et acerbe à certain moment, mais là encore ça dépend des versions, comme sa promesse de tuer pas toujours facile à tenir même pour lui.
Ou encore Harry Potter, qui n'a jamais connu ses parents, a un parrain recherché pour meurtres qu'il n'a pas commis, élevé pendant dix ans par un oncle et une tante qui le méprisait, au point de ne jamais fêter son anniversaire, juste parce qu'il est un sorcier (et ce alors qu'il n'avait pas conscience d'être un sorcier) et avec une brute de cousin pourri gâté. Et quand il apprend le soir de ses onze ans qu'il est un sorcier et qu'il découvre le monde de la sorcellerie dans lequel il se sent plus chez lui et où il se fait enfin des amis, il continue à subir toutes les merdes possible, comme attirer le centre d'attention malgré lui, se voir accuser d'avoir ouvert la Chambre de Secrets, être la cible d'un meurtrier évadé d'Azkaban, devenir la proie favorite des détraqueurs ou se voir concourir au Tournoi des Trois Sorciers, alors que tous ce qu'il demande c'est mener une existence normale. Et ça ne s'arrange pas quand il assiste au retour de Voldemort, se voit traité de détraqué par le Ministère pour avoir annoncé en catastrophe son retour, apprend que c'est parce qu'il serait l'Elu d'une prophétie que Voldemort ait tué ses parents et s'acharne tant sur lui, ou encore quand il voit de plus en plus de personnes qui lui sont cher mourrir pour le protéger. Avec tout ça, INTERDICTION de lui reprocher d'avoir des moments où il est irritable et dépressif.
Et malgré toutes les horreurs qu'il a subi ou dont il a été témoin, malgré toute la peine que cela lui a infligé, Harry reste un exemple d'humanité, se battant pour la vie et la justice, défendant ses amis, acceptant (malgré quelques réticences) de former ses camarades à se battre contre Voldemort en clandestinité, bravant les interdits et risquant sa propre vie pour sauver ses amis, ses proches, et même le monde des sorciers, et surtout, n'agissant jamais égoïstement — en tout cas pas dans ses moments là. Il va même jusqu'à faire preuve de compassion pour ses ennemis (du moins ceux qui la méritent) et sauver son horrible cousin des détraqueurs, ainsi que Drago Malefoy des flammes alors qu'il déteste ce fils de riche raciste-classiste-prétentieux.
Et je ne parle pas de sa relation avec Dobby, quand à sa première rencontre avec l'elfe de maison il a la politesse de lui demander "Qui êtes vous ?" plutôt "Oh, putain ! T'es quoi, toi ? Un gobelin défoncé à la drogue ?", le libère malgré les emmerdes que lui a causé l'elfe en voyant le maître qu'il sert et enterrant l'elfe SANS MAGIE après qu'il lui ait sauvé la vie. (#jesuisDobby)
Et même quand il réalise qu'il a des similitudes avec Voldemort, ça revient à lui faire prendre conscience que lui aussi a sa part d'ombre et cela l'incite juste à travailler sur lui-même pour NE PAS devenir sa némésis.
Et professeur Layton ! On n'en parle du professeur Layton ? C'est un personnage plus positif que ceux que j'ai cité précédemment. Du moins son apparence, parce si on s'intéresse à sa backstory, parce que lui a eu son lot de drame avant d'être l'archéologue-gentleman qu'on a dans les jeux. En gros, ses parents ont été enlevé par un groupe para-militaire, suite à quoi il a été adopté mais en même temps séparé de son frère aîné (qui a insisté pour que lui soit adopté par les Layton). À 17 ans, il perd son meilleur ami (qui lui a transmis sa passion pour l'archéologie et les énigmes) lors d'une expédition dans des ruines. Et enfin, une fois reçu son titre de professeur à 27 ans, il perd la femme de sa vie lors de l'expérimentation d'une machine à voyager dans le temps, le même jour où cette dernière lui offre son fameux haut-de-forme pour le féliciter. Et malgré ça, il reste un exemple de générosité, d'altruisme et de compréhension, là où d'autres virent psychopathes-revenchards et deviennent ses principaux antagonistes le temps d'un épisode ou d'une trilogie (incluant son frère ainé, son père biologique enlevé, son meilleur ami présumé mort et un de ses rivaux de cœur).
Je pourrais en citer d'autres et les comparer avec d'autres qui ont viré psychopathe alors qu'ils ont pratiquement la même histoire, mais vous avez saisi le concept, comme quoi la backstory sombre et tragique, composé de drames et d'autres merdes, n'est PAS le monopole des antagonistes, qu'ils soient foncièrement mauvais ou méchants malgré eux. Que même des personnages plus positifs et foncièrement bon ont connu des hauts et des bas. Et le fait que ces bas ne font que rendre ses personnages meilleur confirment qu'un personnage n'est pas défini par son passé mais de ceux qu'il fait de son passé.
Si je peux me permettre de conclure, la backstory sert surtout à approfondir le personnage, à le rendre plus vivant, plus réel. Et dans le cas d'un personnage positif et/ou foncièrement bon, ça le rend plus admirable de savoir qu'avec tout ce qu'il a enduré, il garde la tête haute et continue d'aller de l'avant. Là où dans le cas d'un antagoniste, ça le fait passer pour un faible à côté, un faible qui n'a rien trouver de mieux que de se venger de ce qu'on lui a fait subir sur des innocent, ce qui le réduirait à une petite frappe d'une école et le rendrait plus pathétique qu'autre chose, surtout si ça backstory n'est pas si "terrible" que ça.
Alors quitte à utiliser son passé pour excuser la plus moralement discutable de ses actes ? Encore faut-il que les raisons de son acte ait un rapport avec son passé et surtout soient compréhensibles.
C'est ça qu'il faut garder en tête qu'on utilise la backstory pour justifier les mauvaises actions d'un personnage un peu ambigu. Est-ce que l'action en question a un rapport avec la backstory ? Répond-elle à un moment du passé du personnage ? Est-elle une bonne réponse ? Ou est-ce juste une preuve que le personnage n'est qu'un connard.
Parce qu'il faut aussi garder ça en tête. Tous les méchants de fiction ne deviennent pas méchants à cause d'une backstory à tant soit peu triste et sombre. Certains deviennent méchant d'eux-mêmes, parce que ce sont des psychopathes ou des connards finis.
Et puis, même si un antagoniste n'est pas foncièrement mauvais, il arrive que ses mauvaises actions n'ait aucun rapport à sa backstory et ait été commis de son propre chef, par bêtise ou par pure méchanceté, donc ni excusable ni compréhensible, même dans son contexte. Et en plus de ça, il en est le seul responsable.
C'est pour ça que je n'arrive pas à pardonner Zuko pour son acte à la fin de la saison 2 d'Avatar le Dernier Maître de l'Air. J'ai beau avoir conscience de sa backstory et qu'il se rachète à la fin de la série, je ne vois pas en quoi ça excuse le fait de se mettre du côté de sa sœur qui l'a traqué pendant toute une saison et fait des crasses durant leur enfance, d'attaquer l'Avatar et sa bande alors que deux-trois épisodes plus tôt il était parti pour laisser tomber sa traque, de trahir son oncle qui a veillé sur lui depuis le début de la série, juste pour restaurer son honneur auprès de son père, alors que ce dernier a prouvé à plusieurs reprises qu'il ne mérite pas le respect de son fils. Principalement le jour même où il a banni son fils.
Et je lui pardonne encore moins de blâmer son oncle pour s'être fait prisonnier.
Et c'est aussi pour ça que malgré la "rédemption" de Pacifica ou de Diamond Tiara, plus la conscience qu'elles n'ont pas des parents recommandables, je ne leur pardonne pas pour autant les crasses qu'elles ont faites à Mabel ou aux Cutie Mark Crusaders — parce que je rappelle que ces crasses, elles les ont un peu faites de leur propre chef.
Et pourtant, je suis bien le genre d'énergumène qui essaie de comprendre tel personnage de fiction, son attitude et ses actions, au lieu d'arrêter ma réflexion à "il s'est mal comporté" ou "il a fait une bêtise" ou encore "il a commis un pêché" et de vouloir sa mort pour ça.
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