All Star Batman & Robin, comment le corriger ?

Dernièrement, je me suis revu les critiques de Linkara sur la série inachevé et tristement célèbre All Star Batman & Robin, the Boy Wonder, scénarisé par Frank Miller et dessinée par Jim Lee, parue entre 2005 et 2008.

Et non, je ne compte pas le debunker. Après tout, c'est lui le connaisseur en comics américain et en super-héros, donc je ne peux que lui faire confiance.

En fait, je ne peux que recommander ses vidéos, particulièrement celles entre autres sur Amazon Attack !, Holly Terror et Marville ( cette mini-série de comics en particulier est tellement affligeante de bêtises que ça en devient hilarant). Ou si comme moi vous avez une vague connaissance des super-héros, lisez peu de comics et avez toute une culture à rattraper.

Quant à sa critique sur All Star Batman & Robin, c'est juste une parfaite leçon comment ne pas écrire Batman ou aucun personnage de DC. Ça et si on prend on compte Holly Terror du même scénariste et qui a la base devait être une histoire Batman.
Ou encore Catwoman : Guardian of Gotham qui, bien que n'étant pas du même auteur et ayant pour concept un univers alternatif dans lequel Batman et Catwoman ont échangé leur rôle, ça compte aussi comme leçon sur "comment ne pas pas écrire Batman ou Catwoman, que leurs rôles soient inversés ou pas".

Et pourtant, je ne peux m'empêcher de penser que cette mini-série, consistant à rebooter les origines du fameux sidekick du Chevalier Noir de Gotham City, avait du potentiel et aurait pu marcher.

Hé ! Moi même avec ma vague connaissance de l'univers Batman (juste basé sur les films de Burton, Nolan et le denier de Matt Reeves, la série animée de Bruce Timm et les jeux Arkham), j'ai quelques idées de comment arranger le bordel narrative qu'est cette série inachevé. Et ce ne sont que des suppositions.

Mieux encore, je n'ai aucun mérite, en plus ! Linkara a déjà fait la moitié du travail en révélant tout ce qui n'allait pas dans cette série.

Autant Marville, je ne vois pas du tout comment améliorer ça. Et Holly Terror... faudrait que l'auteur ne soit pas un raciste faisant l'amalgame entre musulmans et terroristes, ainsi qu'une BD de propagande au premier degré. Mais eu vu de la réputation du bonhomme, je pense que c'est peine perdu. On y reviendra.

Mais pour ce qui est de ASB&R, je maintiens que ça aurait pu marcher... avec un meilleur scénario.

Et aussi sans les "godamn Batman", "Dick Grayson Age 12", "Sperm Bank", les monologues pompeux et les répétitions dans les dialogues qui donnent l'impression d'avoir moins affaire à un personnage qu'à un disque rayé.

En fait, pour commencer, il faudrait un bon scénario, avec une intrigue et un rythme existants. Pas qui s'éparpille en se focalisant sur des personnages mineurs n'ayant aucun rapport avec l'intrigue principal (à savoir les origines de Robin) ou même Gotham City, au point de nous éloigner de l'intrigue principal et retarder le moment où Dick Grayson devient Robin.
Sérieusement, il faut attendre le numéro 9 pour voir Dick porter le costume de Robin, soit 8 numéros après qu'il ait vu ses parents se faire assassiner et qu'il soit "recueilli" par Batman juste après, dont un où il n'apparaît même pas. Alors que c'est censé raconter les origines de Robin.
Et je ne compte le huitième numéro où sur ordre de Batman, Dick se décide à se créer un costume et une identité de super-héros car dans ce numéro-là, il voulait se faire appeler "the Hood" en hommage à Robin des Bois, "Robin Hood" en anglais. Mais Batman, qui est un con dans cette série, rejette l'idée et décide à sa place qu'il soit Robin. Et c'est tout ce qui a suffit à Dick pour endosser cette identité-là.
Et entretemps, il se fait martyrisé par ce même Batman, aussi bien physiquement que verbalement et psychologiquement, le traitant d'attardé mental, le délaissant dans sa Bat-cave où il l'oblige à manger des rats — et malmène Alfred pour être allé à l'encontre de ses indications en donnant à Dick un cheeseburger avec des frites — et amène devant lui le tueur de ses parents pour lui imposer un choix, lui faire payer son crime ou l'épargner. Alors que le gamin, toujours traumatisé par l'assassinat de ses parents, a une hache à la main. Et ce pour voir si Dick est destiné à être un "justicier" ou un "détective". Ouais, moi non plus, je ne comprends pas la logique.
Quand au dixième numéro, on a juste Batman et Robin faisant du parkour dans les égouts et le métro de Gotham pour finalement trouver une Catwoman gravement blessée (vraisemblablement par le Joker) et... c'est tout. Le reste du numéro c'est une intrigue hors-sujet sur Jim Gordon et sa fille Barbara en Batgirl... qui se fait très vite chopée par les forces de l'ordre.

Et la narration n'est pas aidé par les indicateurs de temps qui n'ont juste aucun sens et ne font que rendre la chronologie des événements confuse et la narration sans queue ni tête.
Le genre de narration où passé la première scène de tel numéro, on te renvoie trois heures dans le temps puis de cinq heures dans la scène suivante (et c'est tellement confus que rien ne précise si c'est par rapport à la scène qui vient de passer ou celle d'avant) et enchainer la suivante avec un "pendant ce temps-là"... qui te renvoie juste là où la première scène s'est arrêté, donc avant que la narration te renvoie dans le temps. Et on te renvoie à nouveau 5 minutes dans le temps à la scène d'après. J'ai dû en perdre plus d'un avec cette exemple. Ben c'est ce que doivent ressentir les lecteurs qui ont lu cette BD.
Et ça les amène à penser que l'enlèvement du futur Robin par Batman date d'avant que ses parents se fassent assassiner sous ses yeux.
Ajoutez à cela que ces retours dans le temps n'ont aucune utilité à l'intrigue.
Tout ça parce que l'auteur ne sait pas gérer la chronologie de sa propre histoire ou croit à tort que les indicateurs de temps servent juste à faire jolie.

Aussi, on vire les personnages secondaires qui n'ont aucun rapport avec l'intrigue principal et ne font qu'éparpiller le scénario et retarder l'intrigue (pour ne pas dire qu'ils la font stagner). À commencer par ceux n'ayant aucun rapport avec Gotham City.

Rien que la Ligue des Justicier, à quoi ça a servi de les montrer ?
À part dépeindre Wonder Woman comme une féminazi arrogante et méprisant les hommes jusqu'à les traiter de "banque à sperme" et qui ne calme ses ardeurs qu'avec Superman, lui-même dépeint comme le male alpha de la Ligue et ultra-vénère d'apprendre que Batman a kidnappé un orphelin, non parce que c'est mal ou parce qu'il s'inquiète du sort du gamin mais parce que ça nuit à leur réputation.
Ou montrer que Batman méprise ouvertement ses collègues super-héros.

Et Black Canary, elle sert quoi dans l'histoire ? À part tirer un coup avec Batman ? Le peu que je sais d'elle, je ne suis même pas sûre qu'elle réside ou soit originaire de Gotham City.

Quant à Jimmy Olsen qui rend visite à Vicky Vale à l'hôpital. Gentil de sa part et je sais qu'ils exercent la même profession mais... Il travaille au Daily Planet et vit à Métropolis, là où Vicky est une journaliste de Gotham City. Ça fait quand même une distance pour de simple collègues de travail qui se rendent visite. Si ça trouve leur lien est plus intime que ça, pour qu'un jeune journaliste-photographe change de ville pour rendre visite à une collègue travaillant dans une autre ville pour un autre journal. Et encore une fois ça présence ne sert à rien, à part suggérer qu'il a une attirance pour Vicky Vale.

Même les personnages qui sont de Gotham City, leur présence est superflu. Surtout les personnages féminins.

Rien que Selina Kyle/Catwoman, le peu de temps qu'elle apparait dans la série, c'est clairement pour être la femme dans le frigo. 

Et Batgirl... J'aime Barbara Gordon/Batgirl, je trouve qu'elle a un potentiel et qu'elle mérite d'avoir un spin-off consacré à elle en film ou série télévisée. Mais dans cette série-là, elle nous est montré en justicière masquée reprenant le logo de Batman parce que c'est une fangirl, mais se révèle tellement inexpérimentée qu'elle se fait très vite chopée par la police de Gotham, alors que son père en ait le chef. Et on aura beau dépeindre Jim Gordon comme un policier intègre et idéaliste, en bon terme avec Batman, doublé d'un père de famille aimant et attentionné, c'est souvent lourd de conséquences quand il apprend que Batgirl c'est sa fille.

Quant à Vicky Vale... Elle avait un potentiel dans cette série. La journaliste sortant avec Bruce Wayne (sans savoir que c'est Batman), témoin de l'assassinat des Grayson durant son rencard avec le millardaire et de l'enlèvement de Dick par Batman en personne. N'importe quel scénariste avec une moitié de cerveau en aurait fait la journaliste qui se retrouve sur le coup et mène l'enquête de son côté, au risque de faire doublon avec Batman et Gordon. Mais non. Dans cette série, on se contente de la nous montrer en sous-vêtements dans le premier numéros, avec des gros plan sur son arrière-train (à la demande du scénariste lui-même) et faisant allusion au sexe alors en parlant de "qui est le meilleur entre Batman et Superman". Et puis elle a un accident de voiture dans les deuxième numéro (vraisemblablement causé par Batman lorsqu'il a enlevé Dick) et conduite à l'hôpital par Alfred. Et c'est tout. Et ça rend la présence de Jimmy Olsen encore plus inutile. Juste un prétexte pour du male-gaze.

Quant aux autres, ben...
Alfred c'est le majordome de Bruce Wayne, il l'assiste en tant que Batman dans sa lutte contre le crime, c'est normal qu'il soit présent. Ne serait-ce que pour servir de conseiller, être la voix de la raison pour le justicier qui dans cette série en a cruellement besoin.
Idem pour Jim Gordon où il est le chef de la police. Et doit résoudre un double meurtre et un kidnapping (incluant une attaque contre des forces de l'ordre), ce serait surprenant qu'il ne soit pas sur le coup.

Le Joker qu'on nous révèle être le commanditaire de l'assassinat des Grayson, là par contre, je suis perplexe.
Certes, c'est l'ennemi juré de Batman et le plus iconique dans son univers mais pourquoi lui en particulier ? Ça ne pouvait pas juste être un lambda gangster faisant chanter le cirque où travaillaient les Grayson ? Surtout que dans cette univers, il y en a la peine des gangsters mafieux (Salvatore Maroni, Carmine Falcone, Rupert Thorne, Black Mask, le Ventriloque, Double-Face ou encore le Pingouin).
Et puis c'est censé être les origines de Robin. Quitte à le confronter au meurtrier de ses parents ou son commanditaire, ne serait-ce pas plus judicieux de lui fournir un adversaire qui lui serait plus personnel plutôt que de lui refiler un ennemi de longue date de son "mentor", qui plus est son ennemi juré. Parce que ça donne moins l'impression à l'histoire de relater les origines de Robin que de se focaliser sur Batman.

Ajoutez que dans cette série, le Joker ne sourit pas. Mais genre à aucun moment. Et même pire, il dit lui-même qu'il n'est pas drôle. Alors qu'il s'agit du criminel le plus farfelu de Gotham, le genre d'énergumène qui non content d'être grimé en clown est tout le temps rigolard et tellement imbu de lui-même qu'il s'auto-convainc d'être le maître du crime ET de l'humour (seulement, il en a un sens déformé et sadique) et qu'il te fait passé un sale quart d'heure si tu oses insinuer devant lui qu'il n'est pas drôle. Ou trouve le moyen de plaisanter sur le fait que personne n'arrive à le prendre au sérieux. Alors lui faire clamer qu'il n'est pas drôle en tirant la tronche, comme s'il reconnaissait être mal nommé, ça le rend hors-de-personnage.

Et j'en profite pour un petit hors-sujet et m'exprimer sur l'extrait du crossover entre Batman et Captain America que Linkara évoque dans une de ses vidéos, où le montre le Joker se retourné contre Red Skull en apprenant que c'est un nazi, pour montrer qu'aussi psychopathe soit-il, il ne s'allierai jamais aux nazis contrairement à ce que suggère ASBaR. Sa raison ? "Je suis peut-être un tueur psychopathe mais je suis un tueur psychopathe américain !". Et bien que je n'ai rien contre l'idée du Joker combattant des nazis, j'adhère pas à cet argument. Genre le Joker est patriote ? Ça a dû être paraître dans une de ses BD de propagande américaine contre le nazisme, je ne vois que ça comme explication. Surtout que rien n'empêche un américain plus fier de l'être tu meurs de soutenir les idéologie du nazisme, voire d'y adhérer. Je veux dire, vous savez qu'il existe des néo-nazis américain ?
Mais ça mis à part, on parle quand même d'un fou à lier qui, selon Alfred, serait un de ces hommes qui veulent juste voir le monde brûler, qui n'a pour volonté que d'instaurer le chaos, n'agit que pour lui-même et par pur égoïsme. S'il devait avoir avoir une position politique, ce serait plus l'anarchie (et encore) ou l'apolitique, mais certainement pas le patriotisme. Et même s'il voulait défendre l'Amérique des nazis, ce serait plus parce qu'il ne veut pas que quelqu'un d'autre que lui la réduise à feu et à sang. Pas plus qu'il ne laisserait quelqu'un d'autre que lui éliminer Batman. Donc moins par patriotisme que par rejet de la concurrence.
Ou alors parce que ça l'amuse de faire tourner en bourrique les nazis comme ça l'amuse d'en faire de même avec les forces de l'ordre et les justiciers masqués. Ou qu'il considère le nazisme comme un autre système à foutre en l'air. Ou bien parce que les nazis ont décidé le mettre sur leur déjà longue liste noire et le Joker n'est pas assez fou pour soutenir des gens qui veulent sa mort à moins de leur poignarder dans le dos le premier.
Quant au trope "even villains have standards", je veux bien pour n'importe quel méchant un tant soit peu bien écrit mais pour le Joker, j'y crois moyen. On parle d'un méchant qui n'a ni moral ni éthique, qui fait le mal pour le mal. S'il devait avoir un standard, ce serait vraisemblablement de n'en avoir aucune. Ou alors ses standards varient selon ses humeurs et ses envies.

Retour au sujet.

Parce que malheureusement, il n'y a pas que le Joker qui est hors-de-personnage dans cette série.

Batman l'est tout autant. 

Ainsi que Superman et Wonder Woman, tous deux réduit à des connards arrogants et impulsifs, ne trouvant leur calme qu'en se roulant des pelles et faisant de Wonder Woman une féminazi allant jusqu'à dire à un simple passant "Dégage, banque à sperme !".

Mais pour Batman, on en vient à l'un des plus gros défauts de la série.

Car il nous est dépeint comme quelqu'un de prétentieux, immature, irrespectueux, autoritaire, manipulateur, portant des jugements à l'emporte pièces, excessivement violent et cruel. À la limite du sadisme.

Mais genre, on le voit prendre plaisir à tabasser et torturer des voyous qu'il en devient moins un justicier combattant le crime qu'une brute ayant trouvé un prétexte pour se défouler et donner libre-cours à sa surdose de testostérone. On reconnaît moins le Batman héroïque qu'une fusion entre le Joker et Bane.
Aussi, on le voit rire de manière complètement dément parce que "il aime être le 'putain' de Batman". Clairement lui et le Joker ont dû s'échanger leur personnalité. Car si d'aucun imaginerait le Joker comme étant un rigolard, Batman serait plus dans la retenue.

Et quand on dit qu'il est cruel dans cette série, ce n'est pas seulement à l'égard de voyous ou d'autres criminels, mais aussi à l'égard de son entourage. Et en particulier envers Dick Grayson qu'il enlève peu de temps après la mort de ses parents et le malmène aussi bien physiquement que psychologiquement et verbalement pour le forcer à devenir Robin, et continuer de le malmener après parce qu'il manque d'entraînement.

Alors oui, Batman est loin d'être un bisounours.
Il a ses névroses, principalement dû à la mort de ses parents dont il n'arrive pas à s'en remettre et qui l'a poussé à devenir Batman, les années d'entraînement qu'il a dû suivre entretemps et ses activités de super-héros qui l'obligent à mettre de côté son bien-être personnel. Si bien qu'à force de combattre le crime la nuit ou mener des enquêtes en tant que Batman et jouer les milliardaires play-boy et gérer les entreprises à son nom en tant que Bruce Wayne, on peut se demander s'il trouve le temps de dormir pour être en forme quand il doit remettre le costume.
Il lui arrive aussi d'être agressif, brusque et intimidant, surtout dans sa lutte contre le crime. En même temps, s'il a choisi de s'habiller en chauve-souris, c'est bien pour inspirer la peur dans les bas-fond de Gotham. Et certes, ses névroses ne doivent pas l'aider à se montrer plus docile vis à vis des criminels.
Et oui, il y a des moments où il est tenté de faire justice lui-même.
Mais ça n'en fait pas un être aussi cruel et immoral pour autant.

On parle d'un mec qui paye de sa personne pour combattre le crime et met un point d'honneur à ne jamais se rabaisser au niveau des criminels qu'il combat.

Sûr, il n'y arrive pas toujours, commet des erreurs et il lui arrive d'aller trop loin dans ses méthodes, mais certainement pas parce que c'est un être insensible, sadique et dénué de compassion. C'est juste que ce n'est qu'un humain, ayant ses limites, ses faiblesses et ses démons. Un humain qui ne peut pas faire de miracles. Et au vu du monde dans lequel il vit, souvent confronté à des situations où il n'a hélas pas d'autres solutions que de se salir les mains.

Et surtout, Batman devrait être l'exemple même de la compassion. On parle d'un mec traumatisé par la mort de ses parents quand il était un gosse et qui a dû devenir Batman pour que justement, personne n'ait à souffrir autant qu'il a souffert.

Sans oublier que Batman combat également la Ligue des Assassins (ou Ligue des Ombres), une organisation criminelle secrète, dirigée par un mec, Ra's al Ghul ayant pour but de purger l'humanité de ses vices. En gros, un fanatique persuadé que pour sauver l'humanité, il faut l'éradiquer.
Le film Batman Begins montre même Bruce être formé au sein cette même organisation par ce même Ra's al Ghul, lui donnant ainsi des aptitudes en arts martiaux et en camouflage, l'aidant à dominer ses peurs, mais finit par la quitter avant la fin de son initiation car réalisant que la Ligue avait une vision trop extrême et cruelle de la justice.
Comme quoi, Batman aussi a des standards et met un point d'honneur à les respecter.

Et on lui préfère des personnages qui se servent de leur backstory comme prétexte pour faire souffrir des innocents ? Ou qu'on pardonne parce qu'ils ont juste été "influencé" par de mauvaises personnes ?

Même The Batman avec Robert Pattinson l'a compris. Et le film commence avec un Batman qui combat les criminels par vengeance avant de se rendre compte que c'est une très mauvaise voie surtout que c'est ce qui a conduit le Riddler à être un tueur en série doublé du cerveau d'un groupe terroriste et Catwoman de vouloir commettre un parricide, et finalement se tourner vers la justice en venant en aide aux victimes. Et surtout, on sent au long du film qu'il a de la peine pour le gamin dont le père s'est fait sauvagement assassiné par le Riddler en début de film. Si bien que c'est le premier qu'il sort de sous les décombres à la fin.

Alors on ne peut que sentir qu'une trahison de personnage de le voir aussi cruel envers Dick Grayson, précisément LE genre de personne envers qui il ne devrait jamais être aussi cruel.

Mieux, ça devrait être la première personne envers qui témoigner de sa compassion.

Et si dans cette histoire il devait enlever Robin et l'enfermer dans sa Bat-cave, ce serait uniquement pour sa sécurité, parce que Dick est devenu un témoin gênant, que Batman a compris qu'il ne serait à l'abri ni au cirque ni au sein de la police de Gotham (encore corrompu à l'époque). Pas parce que Batman a décidé d'embarquer un garçon du cirque dans sa "croisade" contre le crime et d'en faire son apprenti, avant même que ses parents ne se fasse assassiner. Et ça ne doit être que temporaire, le temps que les vrais méchants soient sous les verrous.
Parce que si on ajoute à ça qu'il observait le garçon depuis des années, ça ne fait que lui donner une tendance pédophile. Et le coup du Joker à l'origine du meurtre des Grayson ne fait que démontrer que non seulement Batman craint en tant que justicier mais qu'il n'est bon qu'à pourrir l'existence d'un gosse qui n'a rien demandé.
Et même s'il devait le garder cacher dans sa Bat-cave, il s'assurait au moins qu'il soit nourri, soigné et qu'il se sente au moins à l'aise.

Quant à l'idée de Robin et d'être l'apprenti de Batman, ça devrait être l'idée de Dick, déterminé à retrouver l'assassin de ses parents et le lui faire payer. Batman s'y opposerait. Non seulement par souci de la sécurité de l'enfant mais aussi parce que s'il a juré d'épargner à qui que se soit la souffrance qu'il a dû subir suite à la mort de ses parents, ça doit inclure toute la partie où il devient un justicier masqué et combat le crime.

Ouais, je n'adhère pas non plus au Batman qui aime et se la pète d'être Batman. C'est d'ailleurs un souci que j'ai dans Lego Batman, cette interprétation du Chevalier Noir (et encore, dans ce film-là, j'assume l'idée que c'est une parodie avec un scénario imaginé par un gosse jouant aux Lego, comme pour la Grande Aventure Lego, d'où le partie pris d'utiliser des Lego). Je rappelle que c'est le genre de mec qui doit mettre de côté son bien-être personnel pour celui de Gotham et rétablir la justice, qui risque sa vie et sa santé mentale à combattre le crime et doit alterner entre sa personnalité publique et son identité secrète. S'il est Batman, c'est moins par plaisir ou pour satisfaire son amour-propre que par obligation morale et sens du devoir ( comme devrait l'être un super-héros digne de ce nom). Donc je doute qu'il souhaite la vie qu'il mène à d'autres personne.

Et aussi, quand Robin retrouve le meurtrier de ses parents (qui n'a pas à être un méchant aussi populaire que le Joker et peut très bien n'être qu'un gangster de bas étage) et est sur le point de lui régler son compte, Batman doit être le premier à intervenir et faire comprendre à son apprenti que sa quête de vengeance est vaine en parlant d'expérience. Au lieu d'amener lui même le tueur ligoté devant le gamin pour tester son désir de vengeance.

Rien que ces changements-là auraient l'histoire un milliard de fois meilleur.

Aussi, Batman devrait se montrer un minimum respectueux envers ses alliés. À commencer par Alfred, qui est non seulement son majordome mais aussi son confident et une figure paternelle suite à la mort de ses parents, et aussi Jim Gordon, un des rares policiers intègres et incorruptibles, donc un des rares auxquels Batman peut se fier et avec qui ils partagent un but commun, même si l'un n'approuve pas toujours les méthodes de l'autre. Et surtout ses collègues super-héros, notamment ceux de la Ligue des Justiciers et plus particulièrement Superman et Wonder Woman pour ne citer qu'eux. Comme avec Gordon, il peut avoir des désaccords avec eux et n'a pas leur cirer les pompes mais de là à les traiter d'amateurs, de clowns, de se moquer de la planète natale de Superman détruite ou de l'île natale de Wonder Woman en traitant les amazones de lesbiennes (de manière très LGBT-phobe), juste non. Au pire, il devrait être en bon terme avec ses héros avec lesquelles il partage un but commun. Et il devrait encore moins les traiter comme des adversaires à moins que l'un d'entre eux s'écarte du droit chemin, tourne mal et devienne un super-criminel.

Je donne peut-être l'impression d'être un fan-boy depuis tout-à-l'heure, en rappelant ce que Batman doit et ne doit pas être, mais d'un, je suis loin d'être le seul à penser ainsi, de deux, je trouve tout aussi scandalisant comment sont dépeint Superman et Wonder Woman dans cette série (alors que je suis plus Batman que Superman et ne connaît Wonder Woman que via les films de Patty Jenkins), de trois, je sais reconnaître les lacunes d'un personnage que j'affectionne ainsi que les moments où il commet des erreurs ou va trop loin, de quatre, ça m'emmerde qu'on m'oblige à considérer tel personnage comme un saint, un modèle de vertu ou de sagesse alors que dans les faits c'est le pire trouduc au monde, le genre qui accumule les pires décisions que ce soit sur le plan éthique ou logique. En fait, j'en ai développé une profonde aversion contre ce genre d'écriture.

J'évoquai un peu plus tôt le trope "even villains have standards". Ben dans le cas des héros, et notamment des super-héros supposé être des symbole de vertu, de justice et d'espoir, ça doit être obligatoire. Tu ne peux prétendre ton héros comme étant un saint, un modèle de vertu et en faire un sociopathe avec un égo sur-dimensionné, qui se torche avec ses propres principes et traite ses proches et alliés comme de vulgaire laquais, comme des outils interchangeable.

Et de cinq, le vrai fanboy de l'histoire, c'est clairement le scénariste lui-même, Frank Miller. Oui, le même qui nous le dépeint comme un type ultra-violent et extrémiste. Comment ça ? Ben en le comparant aux autres personnages de l'univers DC qui soient de son côté mais dépeint comme des gens naïfs et incompétents (ou des fanboys/fangirls), soient sont contre lui mais dépeints comme des idiots dans l'erreur. Limite, c'est la vraie raison de la présence de personnages n'ayant rien à foutre dans une histoire sur les origines de Robin.

En fait, on peut en conclure que tous les défauts que je viens de citer peuvent être résolu en corrigeant un seul point : virer Frank Miller et le remplacer par quelqu'un de plus compétent en tant que scénariste et plus respectueux quant au mythe de Batman. Genre Paul Dini qui a travaillé sur la série animée de 92, ses suites et les jeux Arkham ou David S.Goyer qui a travaillé sur la trilogie de Nolan. Certes, ceux ne sont pas des scénaristes de comics mais on peut toujours les consulter et adapter leur scénario en BD.

Pourtant, Frank Miller est quelqu'un avec un CV plutôt fourni, ayant travaillé dans la bande-dessinée américaine en tant que dessinateur et/ou scénariste, sur des séries Batman et Daredevil, ayant également créé 300 et Sin City dont il a lui-même produit et co-réalisé les adaptations au cinéma.

Et c'est tout ce dont je peux lui reconnaître. Parce pour ce qui est du bonhomme en lui-même, ça m'a l'air d'être un type infréquentable. En tout cas, le genre avec lequel je ne serais jamais copain même en étant le mec le plus sociable du monde. En gros, c'est le genre boomer néo-conservateur d'extrême-droite. Et dont les tendances racistes, misogynes, homophobes, pro-guerres, pro-armes et pro-violence en général se retranscrivent dans ses travaux. Donc impossible de séparer l'homme de l'artiste dans ces conditions. 

Limite, ça explique que Batman nous est montré comme un monstre tout étant celui qu'on doit soutenir en tant que protagoniste et que Wonder Woman, qui est quand même une icône du féminisme, fasse tout un monologue exprimant son dégoût pour la gente masculine et lâche un "dégage, banque à sperme". Parce que pour Batman, c'est l'idée que Miller se fait du héros idéal et pour Wonder Woman, c'est comme ça qu'il voit les féministes. Et qu'il considère les femmes soit comme des êtres fragiles et dépendantes des hommes soit comme des putes.

Et pour me le faire détester à titre personnel, il est allé à appeler les membres d'Occupy Wall Street — un mouvement de contestation pacifique visant à dénoncer les abus du capitalisme financier — à "rentrer dans la cave de leur Maman et à jouer à leur Lords of Warcraft" (même pas foutu de nommer le jeu correctement, ce con). Insultant des manifestants pacifiques mais aussi les joueur de jeux en lignes qui n'ont rien demandé. Et encore, c'est ça ou il leur demandent s'engager dans l'armée comme chair à canon tout en les traitant de bébés accros à leur iPhone. Traduction : "aller crever pour votre patrie, sales milleniaux" ou un truc dans le genre.

Et oui, je sais que Miller était à New York lors de l'attentat du 11 septembre et je me doute que ça l'ait chamboulé émotionnellement. Mais ça n'excuse pas son racisme, son amalgame entre musulmans et terroriste et sa lettre de haine envers le peuple islamique qu'est Holly Terror.
Hé ! Moi aussi, j'ai été émotionnellement perturbé lors des attentats du Charlie Hebdo et du Bataclan qui ont ensanglanté Paris. À tel point que j'avais la peur au ventre chaque fois que je prenais le train pour me rendre à Paris où je faisais mes études à l'époque. Rien que pour l'attaque du Charlie Hebdo, je me sentais visais en tant qu'artiste. Et je n'avais rien pour me rassurer à part visionner des séquences du Seigneur des Anneaux, où les orcs se faisaient défoncer par les Ents ou les cavaliers du Rohan en m'imaginant les djihadistes à la place des orcs. Ouais, j'avais un peu cette mentalité-là, à l'époque.
Mais même à l'époque, j'avais compris qu'il ne fallait pas faire d'amalgame, que tout les musulmans n'étaient pas des terroristes à en devenir, beaucoup dénonçant et condamnant même les pratiques barbares des terroristes. J'ai réalisé entretemps que le terrorisme était loin d'être le propre de l'islam. J'ai même fréquenté durant un temps des personnes de confessions musulmanes et ont compté parmi les personnes les plus gentilles que j'ai connu. Et non, il ne m'ont converti à l'islam ou à quoi que ce soit !
Aujourd'hui, je suis toujours fermement opposé au terrorisme ainsi qu'à toute forme d'extrémisme (rien que les mots font peur) mais je ne veux pas que ça serve de prétexte pour encourager une autre forme de racisme qui ne fera qu'entretenir un cercle vicieux.
Aussi j'avais 24 ans quand il y a eu les attentats de Paris. Frank en avait 44 lors du 11 septembre. C'est quoi son excuse ?

Et même mieux, c'est quoi son excuse de nous avoir pondu un scénario aussi catastrophique malgré ses 44 ans de carrière dans le métier, dont 27 quant il a travaillé sur ASBaR ?

J'ai proposé à l'instant une bien meilleure base pour l'histoire qu'il voulait raconter avec Batman qui emmène Dick Grayson dans sa Bat-cave pour sa sécurité et refuse de laisser devenir Robin ou de venger ses parents, et je peine à démarrer ma propre carrière d'auteur de BD. Et là encore, ce ne sont que des suggestions.

Encore mieux, je n'ai aucun mérite !

Je n'ai fait que me baser sur un épisode de Myster Mask (série animé parodiant en quelque sorte Batman) et quelques passages de la série animée de 92. J'ai pris en exemple deux dessins animés datant du début des années 90.

Et sérieusement, la série animée de 92 réussit en tout point là où la série de comics paru entre 2005 et 2008 échoue lamentablement, que ce soit dans la manière où Bruce Wayne recueille Dick Grayson à la mort de ses parents, l'empêche d'assouvir sa vengeance et même quand Batman amène un enfant des rues dans son repaire pour le confier à Alfred.

Et vu que Batman a au moins 80 ans de carrière, il y a sûrement un tas d'exemple de meilleur scénario que j'ai loupé. Encore une fois, je n'ai pas une très large connaissance de l'univers de Batman.

Et les quelques défenseurs de Miller qui me rétorqueront que je prends en exemple une version de Batman pour bébé et que "personne n'achète un comic où Batman est chaleureux et câlin" (oui, c'est un vrai argument d'un défenseur de Miller), FERMEZ VOS GUEULES !

Déjà, je suis loin d'exiger un Batman bisounours mais je préfère quand même le voir compatissant et tendre la main à des gens venant de vivre un drame (surtout un drame similaire à celui qu'il a connu étant enfant). Au moins, fan de Batman ou pas, on aura un minimum de respect et d'admiration pour lui.  Tandis qu'en nous le montrant malmener un orphelin aussi bien physiquement que psychologiquement, on éprouvera que du mépris pour lui.

Aussi, il fait un câlin à Robin à un moment dans cette foutue série, quand il l'amène devant la tombe de ses parents. Probablement le seul passage potable de cette série. Et probablement la pire si selon Miller et ses fans, montrer un Batman compatissant c'est pire que de nous le montrer cruel.
Et malgré ça, ça n'empêche la série d'être merdique et Batman aussi détestable. Comme quoi, un câlin ça ne résout pas tout (si seulement les fans de Gravity Falls comprenait ça).

Et surtout que la série animée que j'ai pris en exemple, encore considérée de nos jours comme un des meilleurs dessins animés des années 90, et le parfait exemple d'un programme pour enfant plus mature qu'une série de BD écrit pour des adolescents ne s'intéressant qu'au cul, à la violence et à des héros immoraux. Et pourtant, même dans ce dessin animé on pouvait y trouver des thématiques ou du contenu mature... pour un programme pour enfant, j'entends.
Elle démontre que tu n'as pas rendre Batman aussi cruel et violent pour le rendre "intéressant","cool" ou "badass". Le simple fait qu'il prenne au sérieux sa tâche, qu'il ait plus d'un tour dans son sac et arrive à être plus rusé que ses adversaires même dans les pires situations, qu'il arrive à surmonter ses démons intérieurs tout en étant quelqu'un de compatissant (même à l'égard de ses ennemis) et respectueux malgré ce qu'on peut lui reprocher suffit amplement à nous le rendre admirable et digne d'être un héros.
Et démontre aussi que Batman est un héros très apprécié par les enfants. Et le forcer à être l'antithèse de ce qui en fait un héros aussi adulé que ce soit par les enfants ou ceux qui l'ont connu enfant, c'est une autre preuve d'immaturité. Tout comme c'est immature d'emmerder des gosses en affirmant que le Père Noël n'existe pas juste parce que t'as atteint un âge où t'as cessé d'y croire.

Parce que les travaux de Miller, plus particulièrement ASB&R et Holly Terror, sont davantage l'exemple de la fausse maturité.

Parce qu'être vulgaire, gore, edgy, foutre du sang, des gros mots, des allusions au sexe à droite et à gauche tout en rendant nos héros tellement immoraux et stupides qu'ils en sont juste détestables, ça ne rendra pas l'œuvre plus "mature" qu'un mauvais dessin animé.
Encore moins si t'en profite pour valoriser tel personnage parce que c'est ton préféré et dévaloriser les autres. Là, on est plus proche d'un hate art sur DeviantArt ou Twitter. Plus immature, tu meurs.

Parce qu'une œuvre de fiction mature, qu'elle vise les enfants ou les adultes, c'est avant tout une œuvre traité avec maturité par des auteurs tout aussi mature. Autrement dit avec sérieux, respect, dignité et un minimum de professionnalisme. Et non comme d'un exutoire à ses pires caprices et fantasmes. Vous avez les fanfic, pour ça.
Et encore, il y a des auteurs de fanfic qui font l'effort de traiter leur histoire avec un minimum de maturité.

Le fait est que j'ai démontré à quel point c'est facile de réécrire les origines de Robin sans trahir la mythologie de Batman. Et ce alors que j'ai une connaissance limité de cet univers.
Mieux, j'ai démontré que c'était possible car d'autres l'ont fait quand je portais encore des couches.

Et malgré ça, j'ai quand même peur que des fans prennent les travaux de Miller comme modèle d'écriture et que des scénaristes pourtant plus professionnels et matures que Miller suivent justement son exemple.

Alors j'exagère peut-être, si ça se trouve, Miller n'y est pour rien.

Mais les défauts relevé dans ASB&R, je les vois un peu trop souvent dans d'autres médias. Même ceux ayant reçu des critiques plus positifs. Voir acclamé pour les mêmes raisons qu'on critique ASB&R. Et ça m'agace.

Que ce soit le coup du personnage principal tellement immoral, inconséquent et antipathique qu'il en devient toxique pour son entourage et plus détestable que ses ennemis, dont l'auteur trouve le moyen de quand même le mettre sur un piédestal, l'imposer comme un modèle à suivre ou nous forçant à fermer les yeux sur ses vacheries simplement en dénigrant/diabolisant les autres. Et ce pour un dixième des vacheries commis par ledit personnage principale ou ayant eu des raisons plus légitimes et compréhensibles.

Ou encore le coup de l'arc de développement d'un personnage important qui s'étend inutilement sur plusieurs épisodes et que les gens acclament comme le meilleur développement de personnage jamais écrit. Alors qu'à force d'étendre l'arc, ça trainasse, ça ralentit l'intrigue, voire la met en pause et affecte négativement l'histoire (alors qu'on parle d'un personnage important, dont l'arc de développement devrait servir l'histoire et faire avancer l'intrigue au lieu de la ralentir ou de la stagner). Et qu'au final, on parle moins de développement de personnage que de stagnation (ce qui est un peu incompatible avec le principe de développement) et dans le meilleur des cas, plus de masturbation intellectuelle qu'autre chose. Encore plus insultant quand ledit personnage finit son développement et vient se reposer sur ses lauriers là où il aurait dû commencer. Surtout pour un truc que les fans attendaient depuis des lustres.
Appeler ça le meilleur développement de personnage jamais écrit, c'est comme tartiner une tranche de pain de mie avec un fond de pâte à tartiner de confiture qu'on étale sur une tranche trop grande avec un couteau trop petit et prétendre que c'est la meilleur tartine qu'on ait jamais mangé.
En gros, si ce n'est pas de l'arnaque, c'est du foutage de gueule. Et un autre signe de l'immaturité de l'auteur.

Je disais en début d'article que je recommandais les vidéos de Linkara sur tels séries de comics car c'étaient de bonnes leçons de comment ne pas écrire une BD, que ce soit sur des super-héros ou autre. Mais ça vaut aussi pour d'autres comics défoncés par le Youtubeur (mais je conseillerais plutôt les scans que d'acheter directement un exemplaire), pour peu qu'on ait un minimum d'esprit critique.
Parce qu'il y a apprendre de quelque chose pour mieux comprendre comment ça marche avant de le reproduire et il y a apprendre de quelque chose pour ne PAS reproduire les mêmes erreurs, voire pour l'améliorer. Il suffit de faire la différence entre ce qui marche et ce qui ne marche pas et réfléchir à comment l'améliorer si possible.

Et si un abruti comme moi fait cet effort, il n'y a pas de raison pour que d'autres plus savants, expérimentés et cultivés que moi n'en fassent pas de même.

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