Princesses Disney = enfants pourries gâtés ? Mon cul !

Un reproche que l'on fait à des héroïnes Disney comme Ariel (oui, je sais j'ai beau avoir écris quatre articles pour la défendre, j'en ai toujours pas fini avec elle), Jasmine,Mérida et probablement d'autres auxquelles je ne pense pas, c'est d'être des enfants gâtés dans le sens où elles sont geignardes alors que ce sont des princesses, qu'elles ont ce que d'autres jeunes filles rêveraient d'avoir, que malgré ça elles n'en sont pas satisfaites, sont odieuses avec leur parents qui s'inquiètent pour elles et préfèrent leur désobéir et fuguer.
Alors je veux bien être critique avec ses personnages-là, sans pour autant les déprécier — je ne suis pas comme ça, MOI. Et je dois leur reconnais des défauts. Elles ont leur moments capricieuses, ont des prises de becs avec leur parents respectifs, n'ont font qu'à leur tête et elles leur arrivent de commettre des erreurs monumentales, le genre d'erreur qui mettent leur propre vie ou celle de leur entourage en péril.
Mais même en leur reconnaissant tout ça, j'adhère pas au fait qu'elles soient des enfants gâtés, pour des raisons que j'expliquerai plus tard.

Pour commencer, les défauts que j'ai cités sont moins du au fait que ce soient des princesses qu'au fait qu'on ait affaire à des adolescentes en crise d'adolescence. Je n'invente rien, officiellement, Ariel et Merida ont toutes deux 16 ans, Jasmine en a 15. Et parmi les princesse Disney, il n'y en a pas beaucoup qui aient dépassé les vingt ans — pas même Belle qui n'en aurait que 17, ainsi que Cendrillon et Tiana qui n'auraient que 19 chacune. Ce qui fait qu'aucune d'entre elles n'ait une adulte accomplie, pas même celles qui ont les attitudes les plus matures.
Toujours est-il qu'on a affaire à des adolescentes. Et chacun sait que l'adolescence est une période trèèèès difficile et même trèèèèès pénible (pas pour rien qu'on l'appelle l'âge ingrat), une période de transition entre l'enfance et l'âge adulte où tu es soumis à des changements physiques ainsi qu'à des troubles psychologiques comme des sautes d'humeurs, des comportements excessifs, une attitude de défi et d'opposition aux parents, voire à toutes formes d'autorité. Bref, c'est la période où même sans avoir été un enfant turbulent, tu te fâches avec tes parents pour un oui ou pour un non et ou tu fait des trucs stupides parce que tu as une poussée d'hormones que tu ne peux pas contrôler.
Et si vous êtes de ceux qui détestent les adolescents, 1) si vous êtes un enfant vous allez de toutes façons en devenir un, et 2) si vous êtes un adulte, rappelez que vous même que vous l'avez été. Et 2.1) si vous êtes parents, ben attendez vous à ce que votre enfant le devienne.
Et la crise d'adolescence, si ce n'est pas pendant l'adolescence qu'on la traverse, ce sera après, l'âge adulte passé. Je suis bien placé pour le savoir, je vis actuellement chez mes parents avec lesquels je suis souvent en désaccord. Seulement j'arrive à peine à placer un mot pendant nos discussions, je me fait rembarrer dès que j'essaie de me faire entendre ou leur fait comprendre qu'ils ne sont pas exempt de tout reproches, et ils me donnent l'impression d'être traité comme un enfant de 12 ans... alors que j'en ai 25 !!! *se cogne la tête contre son bureau*
Et comme si ce n'est pas assez humiliant, quand je dis que je ne peux pas placer un mot avec eux, c'est au point où je suis obligé de leur faire part de mes ressentiments par écrit. Et non en les envoyant un petit SMS, on leur faisant tout un courrier.

M'enfin, laissons de côté mes problèmes personnels et revenons à nos moutons. Je ne le répéterai jamais assez, mais adolescent ou pas, je ne vois pas en quoi un personnage de fiction ayant des défauts, commettant des erreurs, bref étant imparfait, serait une aberration — du moment que ça n'en fait pas un connard qui ne pense qu'à sa petite personne quand il y a plus important et plus grave à côté, ou un abruti fini incapable d'additionner deux et deux et de faire preuve de bon sens. Je veux dire, dans le cas qui nous concerne, ces défauts n'ont pour but narratives que de donner du caractère aux personnages, de la consistance, les rendre intéressants, et éventuellement, les faire évoluer si leurs actions sont l'élément perturbateur de leur récit — et ce sans leur faire faire un rapport écrit ou oral de ce qu'elles ont appris au cours de leur aventure et s'adressant plus au public qu'aux personnages eux-mêmes, simplement en les faisant confronter aux conséquences de leurs actions et en les faisant agir en conséquence.
Je vais même dire mieux, le fait qu'on ait un personnage imparfait le rend plus "réaliste", plus "humain". Et quand on reproche a tel fiction d'être irréaliste pour une raison aussi conne qu'une romance basé sur un coup de foudre — alors que dans ce même récit tu as des créatures magiques/imaginaires et autres trucs surnaturels — ou de manquer d'humanité, si c'est pour reprocher à d'autres d'avoir un minimum de réalisme et d'humanité, ON SE TAIT !
Pareil quand on se plaint des personnages "trop parfaits" à en être ennuyeux (tous les Mary-Sues et Gary Stu), on se tait si c'est pour se plaindre des défauts d'un personnage qui le rendent intéressant !

Pour en revenir à nos moutons, un ado qui fait sa crise d'ado n'en fait pas pour autant un enfant gâté — d'autant que certains gosses n'attendent même pas l'adolescence pour être un pourrie gâté.
Alors pourquoi s'acharnent on à faire passer les princesses Disney pour des enfants gâtés ? Parce qu'elles finissent par voir ce qu'elles veulent ? Suivant cet logique, tous les protagonistes qui atteignent leur objectif et en sont récompensé sont des pourris gâtés. Même nous, personnages réels sont des pourris gâtés, parce que nous voulons tous quelque chose — comme la reconnaissance, de quoi vivre ou l'amour d'une personne qui vous tient à cœur. De plus, ne confondez pas "être un enfant pourri gâté" et " faire preuve de détermination". Et oui, les princesses Disney que j'ai cité plus hauts obtiennent ce qu'elles voulaient — Ariel obtient des jambes et épouse Eric (en plus de faire partie de son monde à lui), Jasmine se marie avec Aladdin et Merida reste célibataire — mais non sur un plateau en claquant des doigts, sinon leur histoire n'aurait jamais lieu. Ils leur a fallu se bouger le cul et se battre pour l'obtenir, et non sans quelques faire sacrifices et subir quelques conséquences, allant même jusqu'à accepter de murir — l'une d'entre elles (au moins) était à deux doigts d'y renoncer — avant d'obtenir ce qu'elles voulaient. Ce qui fait moins pourrie gâté que de harceler ses parents et ses proches tant qu'on a pas ce qu'on voulait tout en ne faisant rien pour l'obtenir, ni même le mériter.

Parce que ce sont des princesses ?  Et que les princesses c'est toutes des pourries gâtées ? Si c'est là votre argument *applaudit* bravo ! Vous venez d'inventer, si ça n'a déjà été inventé, un nouvel amalgame plus honteux et dégradant que "les musulmans sont tous des terroristes", "les juifs tous cupides", "les chrétiens intolérants", "les noirs des sous-hommes" et "les blancs de méchants colonisateurs". Et vous irez en Enfer pour ça. En Enfer !
Pour une simple raison : il n'y a besoin d'être un prince/une princesse pour être qualifié d'enfant pourri gâté, ni même d'être un gosse de riche. On peut très bien avoir l'attitude d'un enfant gâté tout en étant issu de la classe moyenne.
Non, les vrais conditions d'être qualifié d'enfant gâté, ce serait d'avoir des parents négligents, trop indulgents et tellement sur-protecteurs qu'ils te protègent des frustrations banales de la vie (comme s'entendre dire non, ne pas avoir tout ce qu'on veut , se faire réprimandé pour avoir commis une faute ou être puni pour avoir désobéi). Or les parents de nos héroïnes, à savoir le Roi Triton, la Reine Elinor  et même le Sultan se montrent assez sévère avec leur fille respective quand celle-ci font leur forte-tête. Et pourtant, des trois que j'ai cité, le Sultan est probablement les plus indulgent et le plus compréhensif car plus à l'écoute de sa fille, là où les deux autres que j'ai cités vont jusqu'à détruire la collection d'Ariel ou jeter l'arc de Merida dans le feu et ce sous leurs yeux juste pour leur apprendre les bonnes manières. Et ce parce qu'ils sont trop têtus, voir imbus d'eux mêmes étroits d'esprits pour entendre raison et écouter leurs filles respectives, persuadés de savoir mieux qu'elles ce qui est bon pour elles.
Et malgré ça, on fait passer les deux rouquines pour d'horribles personnages. *se crispe*
Le seul point commun qu'elles auraient avec l'enfant gâté c'est d'avoir des parents tellement sur-protecteurs qu'ils ne les laissent pas prendre leur destin en main parce qu'ils les voient comme des enfants incapable de s'occuper d'eux-même. Donc il ne faut pas s'étonner à ce qu'elles commettent des erreurs monumentales quand elle s'y mettent d'eux mêmes. Encore une fois, je sais de quoi je parle... Plus une autre preuve que parfois, les parents AUSSI ont besoin de grandir, pas juste leur mômes.

Quoi ? Parce que ce sont des princesses donc elles ont tous ce que beaucoup de jeunes filles rêvent d'avoir — à savoir un château, de belles robes, tel animal de compagnie, des serviteurs, des princes qui viennent lui faire la cour et surtout la fortune — qu'elles n'ont sont pas satisfaites, passent leur temps à geindre et finissent par fuguer ?
Déjà le fait qu'elles fuguent, même pour des raisons égoïstes et sur un coup de tête, fait moins pourri gâté que simple ado qui fait sa crise. Parce qu'encore une fois, pas besoin d'être un pourri gâté pour décider de fuguer, surtout si on sort d'une violente dispute avec ses parents. Aussi, si un enfant gâté est plus du genre à abuser de le négligence de ses parents et accessoirement de leur situation, quel intérêt aurait il à fuir le cocon familiale et disparaître dans la nature, sans ressources.

Et pour en finir une bonne fois pour toute avec cette idée reçu, quitte à briser le rêve d'un million de jeunes filles, être princesse (ou même un prince) n'est pas aussi géniale qu'on le dit.
Comment je peux dire ça alors que je n'ai jamais été princesse de ma vie ? Ben il suffit d'un minimum d'empathie, de compréhension, de suspension d'incrédulité et d'écouter Jasmine quand Aladdin la reçoit chez lui ("Des gens qui te disent comment t'habiller et où aller", "Sans être libre de prendre tes propres décisions", "T'es comme prisonnier") ou de voir le début de Rebelle ou Elinor dicte à Merida tout ce que doit faire une princesse, comment elle doit se comporter, comment elle doit être. Oui, de les paraphraser, être une princesse, c'est un petit peu être enfermer dans une prison doré, être coupée du reste du monde et de la populace, se voir enchaîner à une étiquette qui va jusqu'à ce qu'à t'interdire de faire ce que tu aimes ou d'être toi même (ce qui l'a fout très mal quand tu es en pleine crise d'adolescence), d'être courtisé par des gens qui s'intéressent plus à ta fortune ou à ta situation qu'à qui tu es, devoir épouser un noble que tu n'es pas sûr d'aimer et dans le mariage serait plus un arrangement entre nobles qu'une question d'amour, et un jour, devoir prendre les rênes de ton royaume si ce n'est celui de ton époux.
Toujours sceptique ? Faîtes des recherches sur la princesse Sissi ou sur d'autres reines célèbres comme Aliénor d'Aquitaine, dont l'histoire a commencé comme un conte de fée pour devenir moins glamour et plus sordide.
Et puisque je l'ai abordé, ce que certains semble oublier, très souvent : Princesse = Future reine (ou vice-reine dans le meilleure des cas).
Et être la reine, comme être roi, empereur, président de tel République, ou simple chef de clan / de tribu / de village, bref être dirigeant ou représentant d'une nation, ce n'est pas faire ce que l'on veut pour satisfaire le moindre de ses caprices (ce qui ferait bien pourri gâté).  C'est avant tout un devoir, une obligation et de grosses responsabilités qui t'obligent à servir tes sujets et à agir dans leurs intérêts, tout en restant à leurs écoute — au risque de te faire passer pour un tyran. C'est mettre l'intérêt du peuple avant le sien, quitte à en être plus le serviteur, pour ne pas dire l'esclave, que le maître, et qu'au final avoir peu de temps pour soi.
Donc, si un mec flippe à l'idée de devenir roi, ne le blâmez pas.

"Mais tu parles de minettes qui ont leur règles et de tocards qui font dans leur frocs quand on leur donne des responsabilités ! Tu parles d'un personnage lambda, d'un loser ! Nous on parle de filles issues de familles royales, qui sont au-dessus du citoyen lambda et qui se la ramènent avec leur problèmes personnelles ! " *se prend la tête dans les mains* Il faut impérativement et une bonne fois pour toutes vous enlever de la tête qu'être dirigeant d'une nation ou issus d'une famille royale, qu'avoir un titre et/ou une couronne sur la tête ne vous rend pas supérieur en tant qu'être humain. Parce que c'est le raisonnement des pires dictateurs que notre monde ait connus, ou du moins les plus narcissiques, ceux qui entretiennent un culte de la personnalité et qui se font passer pour le Messie, le sauver, je ne sais quoi. Être à la tête d'une nation ou d'un état n'en fait pas pour autant dieux, ni même des demi-dieu. Même les meilleurs dirigeants/représentants sont avant tout des êtres humains, ayant les mêmes soucis, les mêmes problèmes que n'importe qui. Et c'est vrais pour les princesses Disney, même si certaines sont issues de familles royales, ça reste des personnages humains, ayant les mêmes problèmes que n'importe quel être humain , riche ou pauvre— et je dis ça que ça alors que l'une d'elles est une sirène.

Pour en revenir à nos princesses "geignardes", on parlerait d'un de ces politiciens travaillant au gouvernement et faisant son syndicaliste du dimanche pour se plaindre de ne pas être assez bien payé, je comprendrai. Ou d'un autre tellement borné, narcissique et étroit d'esprit qu'il prend très mal la critique et s'en prend violemment à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ses idées, oui, ça c'est plus une attitude de pourri gâté.
Mais là on parle de princesses qui n'ont jamais demandé à être des princesses. Les trois que je cite sont nés princesse, elles le sont toutes malgré elle. Et elles ont des raisons d'être geignarde.
Mise à part le fait qu'elles sont destinées à être reine, donc a gouverné et se voire enchaîné à une population auquel leur étiquette les interdit de se mêler, ben il y a déjà le fait qu'elles sont enfermés dans une prison dorée et probablement à vie, pour les raisons que j'ai cité plu haut.
Toujours sceptique ? Alors prenons ses princesses individuellement.
Ariel : Si on met de côté sa romance avec Eric, on veut la faire entrer dans un moule en étant une sirène calme obéissante n'ayant pour elle que son jolis minois et sa belle voix (bref être un personnage aussi insipide et inintéressant que si elle faisait parti du décor), et on la réprimande dès qu'elle fait quelque chose qui lui plaît comme explorer des épaves, collectionner des objets venant du monde des hommes, vouloir en savoir plus sur ce monde en question. On finit même par la punir on lui privant de ce qu'elle aime pour avoir sauvé un humain. On la punit parce que ELLE a fait preuve d'humanité ! Sérieusement, il n'y a que moi que ça met en rogne, de reprocher une personne (même fictive) d'être un décent être humain ?
Jasmine : Déjà, selon ses dires, on ne lui laisse jamais faire quoi que ce soit, on ne la laisse même pas sortir du palais ne serait-ce que pour voir du monde, elle n'a pour ami que son tigre, Rajah, et par dessus le marché, on veut l'obliger à se marier. Ce qu'elle veut bien... tant que c'est par amour. Mais non, si elle doit se marier, c'est parce que c'est la loi. Pire, selon cette même loi, elle ne peut épouser qu'un prince, autant dire qu'elle doit épouser quelqu'un qui sera probablement plus pourri gâté qu'elle et qu'elle est sûre de détester — suffit de voir celui avec lequel Aladdin eut un accrochage au début du film, il y a pas de quoi s'étonner à ce qu'il se fasse rembarrer. De plus, le fait que des princes vaniteux se déplacent pour lui demander sa main sans chercher à lui plaire la fait un peu sentir comme le "premier prix d'une tombola" comme elle dit elle-même, comme un trophée, plus comme un objet que comme une personne. Ce qui n'est pas très flatteur pour une femme... à moins d'être une pute narcissique.
Merida : Elle c'est le poupon. Comme Ariel, on l'oblige à entrer dans un moule, celle de la princesse parfaite et exemplaire, et comme Jamsine, on l'oblige à choisir un des prétendants qu'on lui présente et à l'épouser (sachant qu'aucun ne l'intéresse). Tout a déjà été dit.

Donc certains voient en ces princesses des enfants pourris gâtés. Moi je vois plutôt des adolescentes tout ce qui a de plus ordinaire, à qui on force à entre dans un moule et à y rester, quitte à leur priver de liberté, de ce qu'elles aiment ou de ce qu'elles ont vraiment besoin, et à qui on décide du destin à leur place, quitte à les faire épouser quelqu'un qu'elle n'aime pas uniquement juste que leur union arrange leur famille, et ce alors qu'elles sont en pleine crise d'adolescence. Au final, plus soulées d'être des princesses que fières ou même satisfaites.
Ce qu'elles ressentent ? Tout le monde s'en bat l'œil ! "Elles doivent faire ce qu'on leur dit de faire et rien d'autres ! Ce sont des princesses après tout ! Et elles ont tous ce qu'il leur faut, ! Qu'est ce qu'elles ont à se plaindre ?"
Bref, pas tellement une idée de ce que je me fait de l'enfant pourri gâté. Plutôt le contraire, même...

Surtout que dans la vraie vie, et même sur Internet, il y a des gens qui agissent vraiment comme de pourries gâtés, mais genre qui se plaignent pour des trucs dont tout le monde se fout et oublient qu'ils s'adressent à des êtres humains. Je ne citerai personne...

Commentaires

Tendances de l'année

Pour enfants ? Cette éternelle question...

Mes problèmes avec la diabolisation des sirènes

Mon avis sur Azula d'Avatar le Dernier Maître de l'Air

Disney VS les histoires originales (1) Perrault et Grimm

L'affaire Ariel la Petite Sirène (1)

Mon avis sur le Dracula de Coppola

L'affaire Sunflower — To censure or not to censure ?

Le réalisme dans la fiction

Disney VS les histoires originales (2) romans et nouvelles

L'affaire Ariel la Petite Sirène (2)