Ce que je n'approuve pas chez Disney


Depuis que j'ai créé ce blog, je me fait un peu passer pour un ardent de défenseur de Disney — du moins de ses classiques.
Que ce soit pour défendre les énormes libertés prises sur les œuvres dont il sont tirés (surtout quand c'est pour améliorer, modifier ou carrément retirer des points discutables, malsains, voire outrageants de l'œuvre originale, comme la Petite Sirène ou le Livre de la Jungle), sur l'Histoire (Pocahontas) et même la préhistoire (la séquence des dinosaures dans Fantasia), ou pour nuancer des idées reçues comme quoi ce sont tous des comédies musicales naïves et gentillettes avec que des animaux qui parlent, des princesses pour héroïnes et un happy ending.
Il y a également les accusations de plagiat concernant le Roi Lion, Atlantide et le Monde de Nemo que je n'ai certes pas abordés des masses, fautes d'info sur les œuvres "plagiés", mais je réponds à ce genre d'accusation en y apportant des nuances, comme quoi ces œuvres accusés de plagiat se distinguent des plagiés autant (si ce n'est plus) qu'ils ne s'en rapprochent, et qu'on devrait davantage se focaliser sur leur différence au lieu de crier au plagiat pour une simple similitude ou parce qu'on ne sait pas faire la différence entre plagiat et inspiration ou hommage. Ça et le fait que je suis de ceux qui pensent que l'originalité d'une œuvre est une qualité surestimé, que depuis la nuit des temps, on ne fait que raconter les mêmes histoires en les adaptant à notre sauce et que le principal est que c'est histoire soient un minimum bien écrite et avec passion
Le fait est que, je ne m'en cache pas, je me revendique comme étant un inconditionnel disneyphile.

Il y a un peu plus d'une année, j'ai fait une liste (du moins, une piètre tentative de liste) des critiques que j'en avais marre d'entendre sur Disney. Et qui avec le recul, n'aura été ni ma plus grande réussite, ni ma plus grande fierté.
D'autant que quitte, à contredire ce que j'ai pu mettre dans ma piètre tentative de liste, il y a des choses que, même en tant que disneyphile assumé, je n'approuve pas vis-à-vis de la compagnie.

À commencer par :

le rachat de la 20th Century Fox.

Mickael J et l'Ermite Moderne ont en parlé plus en détail dans leur vidéo respectives sur le sujet, et nettement mieux que moi.
Tout ce que j'ai à ajouter c'est que je n'ai jamais vu d'un bon œil qu'une société bien portante achète en achète une autre, surtout quand elle est tout aussi bien portante. Pour vous dire, je n'ai pas des masses approuvé le rachat de Lucasfilm par Disney, redoutant à plus ou moins juste titre une surexploitation de la licence Star Wars déjà bien surexploitée à l'époque de Georges Lucas (même si en me mettant doucement à la postologie et appréciant la première saison de Star Wars Rebels, je suis en train d'accorder une chance à ce rachat)
Et dans le cas de Disney, ça ne fait que confirmer son image d'empire capitaliste écrasant la concurrence, image dont je m'en défendrais en tant normal mais dont les faits m'obligent à confirmer.
Pire, ça m'inquiète pour l'avenir du cinéma

Autre point qui confirme l'image d'empire qu'est en train de créer d'elle-même la compagnie aux grandes oreilles :

Disney+

Pour ce qui l'ignore, Disney+ est un site de streaming proposant du contenu cinématographique et télévisé sous la marque Disney, incluant les Pixar, les licences Marvel et Star Wars. En gros, c'est Netflix mais exclusivement consacré à la marque Disney.
En soit, faire sa propre plate-forme de streaming pour concurrencer Netflix n'est pas une mauvaise idée en soit. D'autant que Disney+ propose ses propres films et séries originaux, dont une série basée sur Monstre et Cie.
Seulement, le truc qui démontrer le Netflix sauce Disney est juste une énième tentative d'écraser la concurrence et d'instaurer son empire, c'est le fait qu'il obligerait Netflix à déprogrammer des films et séries appartenant à Disney (droits d'auteur, tout ça) pour qu'ils soient disponibles que sur Disney+. Et avec le rachat de la Fox, ça va en faire des films qu'on ne verra plus jamais sur Netflix si ça se concrétise.
Ce qui obligerait les abonnés disneyphiles à Netflix à soit suivre un double abonnement avec Disney+ soit annuler leur abonnement Netflix pour des raisons de budget.
Et puis, moi même qui me revendique comme un inconditionnel disneyphile, dès foi j'aimerai qu'on me laisse la liberté de regarder autre choses que des trucs appartenant à la marque Disney. Un peu de diversité n'a jamais fait de mal à personne.

Et puis, soyons honnête entre disneyphiles, tout ce qui sort de chez Disney ne sont pas forcément des chefs-d'œuvres, même parmi les classiques. J'ai d'ailleurs déjà abordé un de leur plus gros échecs, Taram et le Chaudron Magique.
Et n'oublions pas les suites qui — si on met de côté les deux premières suites de Toy Story et de Pirates des Caraïbes (que je trouve injustement sous-estimé) — ne sont pas ouf, force est d'admettre, surtout les direct en DVD. Même s'il y en a avec lesquels je suis indulgent.
La Reine des Neige 2 qui sort cette année ?... Bof... Déjà que je ne suis pas super hypé par le premier...

Et bien que je redoute la suite de trop pour Toy Story 4  ou une suite purement commerciale pour la Reine des Neiges et que je maintienne que Pirates des Caraïbes auraient dû s'en tenir à 3 films, ces suites restent (du moins à mes yeux) plus plaisant à regarder que...

High School Musical, Descendants

... et divers sitcoms pour ados parus sur Disney Channel qui feraient passé la série Friends pour du Game of Thrones.

Alors, je ne vais pas lancer dans des critiques des licences que je viens de citer car pour être honnête je ne les pas vu — donc, je ne peux pas faire de critiques honnêtes et constructifs, même pour en dire du mal — et du peu que j'ai vu, ça ne me donne pas envie du tout, au risque de choquer les fans.
Déjà que le synopsis de High School Musical m'a l'air bien gnangnan — je veux dire, toute une trilogie de comédies musicales sur la vie de lycéens et sur l'amour de deux d'entre eux, joués respectivement par Zac Efron et Vanessa Hudgens ayant une passion commune pour le chant — et c'est un amateur des classiques Disney qui parle. Et même à l'époque où ça faisait fureur, ça m'avait l'air d'un truc pour ados purement fashion victim, sachant que j'étais moi-même un ado à cette époque.
Et Descendants... Ou la fusion entre High School Musical et une fanfic sur Disney. Le genre de fanfic regroupant TOUS les classiques Disney dans un seul et même univers à une seule et même époque, se passant APRÈS les événements desdits classique, et mettant en scène les descendants (d'où le titre de la licence) des héros desdits classiques. Sauf que dans Descendants, les héros sont apparement les descendants directs de Maléfique, la Méchante Reine de Blanche Neige, de Cruella et de Jafar qui se voient côtoyer les descendants directs qui côtoient les descendants des gentils des classiques Disney, dans un lycée où ils doivent s'intégrer. Et en guise de Troy et Gabriella, on a la fille de Maléfique ayant une relation amoureuse avec le fils de la Belle et la Bête. Et comme High School Musical, on en fait une trilogie de comédies musicales, dont le troisième est pour l'été 2019. Sachant que dans le deuxième opus sont venus s'ajouter les descendants direct d'Ursula, de Gaston et du Capitaine Crochet.
Encore une fois, je vous invite à voir sur Youtube les critiques de Mickael J pour comprendre pourquoi ça ne m'inspire pas du tout ce truc.

Et enfin, un truc qui est d'actualité...

Les remakes en live-action des classiques Disney

Alors, je ne veux pas faire mon vieux-con/anti-remake/team "ILS DÉTRUISENT NOTRE ENFANCE". En fait, si je m'écoutais, je laisser une chance aux remake, ou du moins leur laisser le bénéfice du doute et attendre avant de les juger.
Mais je dois avouer qu'entre les retours mitigés des derniers sortis (le Livre de la Jungle, la Belle et la Bête) et des premières images de ceux à venir (Aladdin, le Roi Lion), j'ai moi-même une impression assez mitigé.
Rien qu'avec le Roi Lion qui laisse prévoir un copier-collé du classique, donc un remake inutile car ne proposant rien de nouveau ou de différent (de plus, dans le cas du Roi Lion, comme il n'y a aucun humain, dans le film, donc pas d'acteurs, on parlerait moins de remake en live-action que de remake en CGI), et qui en revient à de la fainéantise artistique et scénaristique. Et même l'argument que comme quoi, ceux qui ont grandi avec les classiques et en âge d'être parent pourront partager avec leur gosses les souvenirs de leur enfance, je n'avale pas des masses. Parce que de toutes façons, ce sera par définition une version différente de leur souvenir d'enfance, et dans ce cas, autant leur montrer directement le classique qui a bercé leur enfance — Hé ! Ma mère n'a pas eu besoin que Cendrillon soit remaké en live-action pour faire partager à ma sœur et à moi le Disney qui a bercé son enfance, juste la sortie VHS.
Et même dans le but pour le "moderniser",  je comprendrais pour ceux qui ont plus de 40 ans et qui auront en effet pris un coup de vieux. Parce que ceux qui n'en sont qu'à leur vingtième anniversaire, il peuvent attendre. Et encore, parmi les classiques, certains sont tellement intemporels qu'ils n'ont pas vraiment besoin d'être modernisé.
Autre chose qui en agacent plus d'un avec ces remakes, c'est qu'en plus de reprendre au mot près l'histoire du classique, jusqu'aux chansons et aux personnages secondaires pour le fan-service, c'est qu'ils en profitent pour corriger les "imperfections" ou de justifier les "incohérences" du classique (même quand ils n'ont pas besoin d'être "corrigé" ou "justifiés", pour peu qu'on mette de côté son incrédulité ou encore qu'on cherche par nous-mêmes les raisons de tel incohérence plutôt que compter sur le fait qu'on nous l'explique textuellement) quitte à rendre le résultat final plus incohérent et mal foutu que le classique original, chose qui a été reproché au remake de la Belle et la Bête. Et je suis assez bien placé pour savoir qu'à vouloir tout expliquer à outrance, ça ne donne pas toujours un bon résultat, que dès fois, ça rend le résultat plus incohérent et mal conçu que si on avait laissé plané le doute, et dans le meilleur des cas, ça n'apporte rien à l'histoire et ça ne fait que ralentir le rythme.
Pire encore, qu'ils aillent jusqu'à expliquer textuellement la morale du film, de préférence en le faisant dire de vive voix par le personnage qui doit apprendre la morale en question, parce qu'autrement on ne peut pas assumé que ledit personnage ait appris quoi que ce soit de ses erreurs ou de son expérience — chose qu'ils vont probablement faire avec la Petite Sirène, rien que pour m'énerver, en faisant dire à Ariel qu'elle n'aurait pas du accepté le marché avec Ursula ou encore que son désir de vivre avec les humains ou avec Eric étaient immature, égoïste, qu'elle doit accepter d'être une sirène, rien d'autre et le rester toute sa vie et qu'elle doit toujours obéir à son papa qui lui "a toujours raison".

Ou alors ils vont faire du progressisme forcé et pas du tout subtil et se conformer à du trop politiquement correct et contre-productif (aussi bonnes soient leurs intentions), genre en rendant les princesses Disney (ou même les héroïnes non-princesses) plus féministes qu'elles ne l'étaient déjà dans les dessins-animés d'origine et accentuer le trait jusqu'à les faire dire à haute-voix (décidément) à quelle point elles sont fortes et indépendantes ou qu'elle défit le patriarcat, allant jusqu'à refuser de se mettre en couple avec un homme (même quand ils leur tape dans l'œil) ou d'assumer leur féminité.
Ou je ne sais quoi supposé "améliorer" l'original et les rendre plus politiquement correct.
Alors qu'on se comprenne bien, je n'ai rien contre le politiquement correct ou le progressisme, mais si c'est pour que ce soit traité comme Michael Bay traite ses effets spéciaux, à savoir avec autant de lourdeur et de prétention, non merci.

Un pari ! Pour le remake du Roi Lion, ils vont foutre un message véganiste bien lourdingue (alors que ça parle de lions, de prédateurs carnivores, que c'est dans leur nature de manger des antilopes ou même des phacochères) sinon de l'écologisme également lourdingue (alors que dans le dessin animé, t'as une scène où Mufasa explique à son fils qu'il y a un équilibre à préserver, et que donc même leur proies doivent être traités avec plus de respect que juste de la bouffe sur pattes) ou faire de Nala la vraie héroïne du film au lieu de Simba et ainsi se conclure sur Nala la Reine Lionne... et Simba qui peut crever parce qu'il a laissé son royaume crever de faim et subir la tyrannie de son oncle pendant qu'il se délectait de larves et faisait un concours de rot avec un suricate et un phacochère. Et parce qu'en faire un roi ce serait du patriarcat et du souverainisme, et donc à la fin, les lionnes vont remplacer la monarchie par une démocratie. Parce POLITIQUEMENT CORRECT.
Ce sera peut-être la merde mais au moins, ce sera différent de l'original.

Et puis ce que j'ai parler de féminisme et de princesses Disney, une autre manie que je n'approuve pas des masses et qui est peut-être un peu plus personnel...

Le traitement des Princesses Disney dans le merchandising

Alors, je n'ai rien contre les produits dérivés. Je ne vais quand même pas me plaindre des parc d'attractions Disneyland, des jouets et peluches dérivés de Disney que j'avais étant petit et encore moins des BD sur l'univers de Donald Duck avec lesquels j'ai grandi. Autant me plaindre de la nouvelle série la Bande à Picsou que je suis en train de suivre, rien que pour voir si nos canards vont enfin retrouver la mère disparue des neveux de Donald.
Il y a juste à garder en tête que ces produits dérivés ne sont que... des produits dérivés. Rien d'autres.
Et dans le cas des princesses Disney...
Déjà que je trouve les responsables du merchandising très arbitraire dans leur sélection de princesses. Je veux dire, autant je comprends qu'ils n'aient pas inclus Eilonwy de Taram et le Chaudron Magique (pour des raisons déjà évoqués dans ma critique du film), autant Mulan qui certes a sauvé la Chine au risque de sa propre vie considérée comme une princesse alors qu'à aucun moment elle n'est ou ne devient princesse, même son amoureux qu'elle n'épouse que dans la suite direct-en-DVD n'est en rien un prince, juste un militaire. Qu'ils auraient pu tout autant inclure Esmeralda, pourtant pas plus princesse que Mulan (au fait, c'est une gitane) et finissant elle aussi avec un militaire mais qui a eu le courage de s'insurger contre la tyrannie et la cruauté de Frollo, allant jusqu'à se frotter à ses soldats. Et Kida d'Atlantide qui ELLE est une princesse (mieux, elle devient la reine de l'Atlantide), est nettement plus forte et badass que le héros, Milo, qu'on a vu botter des culs à des mercenaires et dû fusionner avec le Cœur de l'Atlantide pour sauver son peuple des mercenaires puis du volcan entré en éruption, et qui malgré ça est ignoré parce que son film a fait un flop.
Mais ce qui m'embête avec le merchandising des princesses Disney, c'est qu'on les voit réduites à des poupées Barbies. Et des accessoires à la Barbie. Parce que ça vise les petites filles, et que "c'est tous que ça intéresse". Moi qui me tue à défendre ces princesses (du moins certaines d'entre elles) de leurs détracteurs, en maintenant qu'elles sont plus féministes que ne font croire ces détracteurs en question, même sans avoir à jouer les femmes d'action, botter des culs ou tenir des discours féministes et anti-patriarcats, ce n'est pas ce genre de merchandising qui m'aide. Genre en rappelant que la plupart d'entre elles ont sauvé l'homme qu'elles aimaient plus que l'homme en question ne les a sauvé, voire les au sauvé les premières.

Voilà, c'étaient les choses que je n'approuve pas chez la compagnie aux grandes oreilles.
Comme quoi on peut être un fan, voire un défenseur de quelque chose... et quand même lui trouver des trucs à reprocher. Même avec le mal que ça nous fait de les reconnaître.

Commentaires

Tendances de l'année

Pour enfants ? Cette éternelle question...

Mes problèmes avec la diabolisation des sirènes

Mon avis sur Azula d'Avatar le Dernier Maître de l'Air

Disney VS les histoires originales (1) Perrault et Grimm

L'affaire Ariel la Petite Sirène (1)

Mon avis sur le Dracula de Coppola

L'affaire Sunflower — To censure or not to censure ?

Le réalisme dans la fiction

Disney VS les histoires originales (2) romans et nouvelles

L'affaire Ariel la Petite Sirène (2)