Le cas du Hobbit — les améliorations apportées par Peter Jackson
Dans mon précédent article, je me suis attaqué au cas du Hobbit, reconnu quelques défauts de la version de Peter Jackson (qui est pourtant dans mon estime) et ceux qui étaient déjà dans le livre.
Et je n'insisterai jamais assez là dessus, ce n'est pas parce c'est "l'orignal" qu'il est intouchable ou sans défauts, et le nier révélerait du fanatisme. Même quand bien même "l'original" serait parfait tel qu'il est, il est nécessaire de le modifier dans le cas d'une adaptation, surtout quand on passe d'un support à un autre. Car il ne faut pas oublier que ce qui marche sur le support papier et/ou en texte ne marche pas forcément ainsi sur un support audiovisuel.
Et puis ce n'est pas pour rien qu'à l'école, on se faisait retirer des points pour avoir copié sur son voisin. Parce que faire un copié-collé de l'original c'est un petit peu de la fainéantise et ça ne garantit pas toujours un bon résultat si en plus de ça tu recopies les erreurs de l'original au lie de les corriger.
Et pour revenir au cas du Hobbit de Peter Jackson, si un de mes principaux reproches serait que la trilogie ait trop voulu rester fidèle à l'original, il y a quelques des éléments que P.J. a eu l'intelligence de corriger (ou du moins en a fait l'effort), et s'est même révéler plutôt malin sur certains points.
À commencer par développer les personnages secondaires.
Parce que oui, le titre du bouquin est le Hobbit (ou Bilbo le Hobbit), donc ça devrait se centrer sur le hobbit en question à savoir Bilbo Baggins (ou Bilbon Sacquet ou Besace, selon la traduction française). Mais est-ce une raison de négliger les personnages secondaires ? Sous prétexte que leurs noms ne figurent pas dans le titre ? Ce serait oublier que dans un univers aussi vaste et foisonnant que la Terre du Milieu, les personnages "secondaires" sont aussi les héros de leur propres histoires. On le constate même dans le Seigneur des Anneaux, dans le lequel Gandalf, Aragorn et même Sam Gamegie font de meilleurs héros que Frodon Sacquet à qui on a pourtant confié la tâche la plus importante, à savoir détruire l'Anneau.
Après ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre le personnage de Bilbon, au contraire, c'est même le le type de personnage auquel je m'identifie le plus, dans laquelle je me reconnais le plus et j'adore l'interprétation de Martin Freeman. Mais je ne le considère pas pour autant comme le "héros" de l'histoire — j'entends par là le "héros" au sens épique du terme — bien qu'il ait plus de moments héroïques que son neveu Frodon. Au mieux, je le considère comme un personnage témoin, celui avec lequel on suit l'histoire, avec lequel on explore et découvre l'univers dans lequel il vit. Comme un personnage banal menant une existence banale qui assiste pourtant à des trucs extraordinaire et qui le dépassent, et rentre de son voyage plus riche, au sens propre comme au sens figuré. Mais bien qu'il est sauvé la situation à plusieurs reprise durant le séjour des nains dans la Forêt Noire, ça n'en fait pas de lui le héros qui sauve la situation à la fin, durant le climax. D'autant que durant le climax en question, à savoir la bataille des cinq armées, il y joue un rôle mineur.
Alors autant développer les personnages certes secondaires mais au moins les cendres un peu plus actifs et héroïques, quitte à en faire les héros de leur propres histoires, des héros secondaires et donc leur ajouter des sous-intrigues.
Un exemple ? Les nains de la compagnie de Thorin ! Vous trouvez qu'ils sont trop nombreux dans le Hobbit, tellement nombreux que vous n'arrivez pas à vous y attacher ou que la plupart ne servent à rien ? Ben c'est un petit peu la réflexion que je me suis faites dans en lisant le livre (encore une fois, lisez mon précédent article pour savoir ce qui me dérangeait vraiment) ! Après, même dans les films, je serais incapable d'énumérer la fonction de chaque nain que ce soit dans le groupe ou dans l'histoire. Mais au moins dans les films, Peter Jackson a eu la bonne idée de ne pas en faire des clones de Gimli — sauf peut-être pour Gloïn qui lui peut se le permettre vu que c'est le père de Gimli — ou des copies, du Nain du Donjon de Naheulbeuk (déjà une caricature de Gimli en lui-même), et de faire en sorte que chacun ait son propre look et sa propre personnalité, même si certains sans un peu mis en retrait au risque d'encombrer l'intrigue. Mais rien que pour ça, je dit chapeau à toute l'équipe ayant bossé sur les nains, parce que treize, quand même, presque le double que pour Blanche-Neige et pas facile à gérer.
Ce qui fait que non seulement je m'y attache mieux (au point d'avoir peur que pour le troisième film, P.J. décide d'en faire mourir plus qua dans le bouquin, ce qui n'est pas le cas) mais surtout, même s'il m'a fallu deux ou trois visionnage du premier film seulement, j'arrive à les identifier et à les distinguer. Sérieusement, dans le livre, à part pour Thorin qui est le chef, j'étais incapable de savoir qui était qui dans cette fichu compagnie. Dans le meilleur des cas, je n'ai su qu'après coup que Fili et Kili étaient les plus jeunes en plus d'être les neveux de Thorin, que Bombur était le gros et que Balin était celui qui avec lequel Bilbon était en meilleur terme. Mais pour les autres, pour moi ce n'était que des noms mais sans personnalités derrière. Rien ne les distinguer à part les couleur de leur capuchons et de leur barbes.
Et aussi ce n'est qu'un détail, mais les nains sont plus badass dans le film, allant jusqu'à en venir aux armes et à affronter leur ennemis jusqu'au dragon Smaug, histoire de mourir en guerrier. Là où dans le bouquin ils passent leur temps fuir les ennemis, à se cacher ou à se laisser capturer parfois avec une extrême facilité — je pense notamment au passage des trolls, la manière dont ils se font capturer (ils arrivent un à un, ils contemplent le feu de camps et puis un sac leur enserre la tête et ils sont jetés par terre), c'est à se demande qui des nains ou des trolls sont les plus idiots. Et chaque fois il faut l'intervention de Gandalf, des aigles ou de Bilbon pour les tirer d'affaire. Heureusement qu'ils aient fait appel à un magicien et à un hobbit comme cambrioleur parce que c'est quoi ces nains qui partent reconquérir un royaume et un trésor pris par un dragon cracheur de feu et qui ne peuvent pas faire un pas sans avoir à jouer les "demoiselles en détresse". Frodon manque de se faire tuer au moins dix fois dans le Seigneur des Anneaux et il fait pourtour plus héroïque que cet équipe de bras cassés dans le bouquin. C'est même un miracle que dix sur treize aient survécu à la bataille des cinq armées. Et c'est supposé être le hobbit le moins aventurier et le plus faible de l'équipe ?
Bref, voilà pour les nains, passons à Gandalf. Comme je l'ai dit dans mon précédent article, les raisons pour lesquelles il a choisi Bilbon plutôt qu'un hobbit plus qualifié pour la vie d'aventurier et dérober un trésor sous le nez d'un dragon restent flous (parce que franchement, si c'est parce que Bilbon est en partie a du sang de Touque dans les veines, autant prendre un hobbit 100% Touque). Encore que la version longue pourrait apporter un élément de réponse, avec une scène montrant Bilbon comme un enfant turbulent et facétieux. Peut-être qu'en voyant cet enfant hobbit l'affronter par jeu avec une épée en bois, sachant que le magicien serait un géant pour lui, Gandalf y aurait vu l'âme d'un aventurier n'ayant pas peur de se battre contre plus gros que lui. Mais bon, ça ce n'est que ma théorie.
Ce qu'ils ont su corrigé avec Gandalf, c'était les raisons pour lesquelles le magicien quittait (pour ne pas dire abandonnait) la compagnie à plusieurs reprises et pour réapparaitre comme il a disparu et faire son deus-ex-machina. Parce que le livre ne donnait aucune explications convaincantes à ses absences à par un regard en avant ou un regard en arrière, ou des affaires urgentes ailleurs mais va savoir lesquelles — ou alors il ne les donnent qu'à la toute fin mais les résument en une phrase.
Dumbledore dans Harry Potter avait des raisons plus valables d'être indisponibles, et il y a qui disent que c'est un irresponsable ?
Et au moins Seigneur des Anneaux donnait des explications ou de meilleurs justifications aux absences de Gandalf (enquêtes sur l'Anneau, retenu prisonnier par Saroumane, entraîné par le Balrog dans sa chute dans les mines).
Dans le film, la première fois qu'il s'absentait de la compagnie c'était parce qu'il était fâché avec Thorin et son obstination, la seconde et troisième fois développait sous forme de sous-intrigue ce que livre avait résumer en une phrase. Le Conseil Blanc et l'enquête sur le Nécromancien qui s'avérerait être Sauron et qui vaut à Gandalf d'être retenu prisonnier à Dol Guldur. D'où il voit l'armée d'Azog partir pour la Montagne Solitaire, lui faisant comprendre qu'une bataille se prépare et qu'un danger guette ses amis.
Une sous-intrigue qui a au moins l'avantage de combler les trous scénaristiques qu'il y avait dans le bouquin, en plus de faire le lien avec le Seigneur des Anneaux, tout en restant en lien avec l'histoire.
En parlant de sous intrigue, j'en profite d'en parler brièvement de la romance entre Kili et Tauriel que certains reprocheront à plus ou moins juste titre d'être plus du remplissage que de faire avancer l'histoire. Moi, je considère que cette romance, à défaut de servir l'intrigue principale, sert à la thématique de la tension raciale entre les elfes et les nains à la manière d'un Roméo et Juliette, faisant un peu contrepoids avec l'animosité entre Thorin et Thranduil — ainsi que les elfes et les nains en général.
Par contre, le premier qui me sort la carte de Twilight comme prétexte pour cracher sur cette romance, je ne réponds plus de rien. Je me fiche de comment c'est dans Twilight, c'est argument est aussi pourri que la carte Mary-Sue comme prétexte pour détester un personnage sans savoir ce que ce terme veut dire.
Puisqu'on aborde les elfes, parlons un peu de Thranduil, le roi des elfes de la Forêt Noire. Vous le trouvez arrogant, suffisant et méprisable dans le film ? Vous aurez peut-être raison, mais sachez que dans le bouquin, il n'est pas tellement plus sympathique, et de ce que je me souviens, son rôle se limite à emmerder les nains sans aucune raisons à part parce que les nains se sont introduits dans sa forêt ou pour soutenir les habitants de Lacville — après on s'étonne que les nains soient en froid avec les elfes.
Et aussi, dans le bouquin, il n'a pas de nom, il est juste appelé le Roi des Elfes, et a encore moins de personnalité ou de backstory qui justifierait son attitude. Et il en va de même pour ses sujets, ses gardes, ses soldats qui sont réduits à des figurants, voire des éléments du décor. Donc se plaindre de Tauriel ou de la présence de Legolas (qui n'est après tout que le fils de Thranduil), c'est un peu reprocher d'être de vrais personnages et non des éléments du décor.
Et Bard, encore un personnage que le film a eu l'intelligence de développer et d'en faire un vrai personnage pour qu'on s'y intéresse — ou du moins l'introduire en amont avant de lui faire jouer sa grande scène (tuer Smaug) pour le faire redevenir un personnage secondaires. Et ce en nous le présentant comme un père de famille veuf qui se soucie de ses enfants et de son village, aidant les nains à infiltrer Lacville parce qu'il a une famille à nourrir puis s'opposant à leur quête quand il en apprend la nature car prévoyant les conséquences, à savoir que ça réveillerait le dragon et le mettre de mauvaise humeur.
Parce que ce n'est pas n'importe qui, Bard, c'est comme celui qui tue Smaug avec une Flèche Noire et qui guide les hommes durant la bataille de cinq armées. Or dans le bouquin, on nous le présente que quand le dragon est en train d'incendier Lacville, pas avant, et apparaît pile pour l'abattre en plein vol. Alors vous m'excuserez, mais ça fait un peu de Bard un deus-ex-machina, vu qu'il sort de nulle part pour sauver la situation. Et comment voulez vous qu'on s'intéresse à ce personnage qu'on ne prend même pas la peine de nous présenter avant d'en faire un héros épique ?
Et enfin, on a un antagoniste majeur, en la personne d'Azog, et ceux tout en long de la trilogie. Parce que c'est un peu ce qui manquait à une histoire se concluant avec un bataille épique, un antagoniste assez présent, puissant et important à l'histoire pour représenter une menace à tant soit peu crédible et qui serait vaincu dans le climax, sans lequel l'histoire ne seraient qu'une succession d'actions sans aucune continuités. Parce qu'entre le Roi Gobelin qui se fait tué à peine nous est-il présenté, le dragon Smaug qui certes déchire en tant que dragon mais se fait tuer avant le climax, Bolg supposé diriger les troupes ennemis mais dans le rôle dans l'histoire se résume à être tué par Beorn dans le livre sans qu'on ait le temps de savoir qui c'est (ce qui en fait un personnage tout ce qu'il y a de plus vide et d'oubliable) pour une au final une bataille anti-climax, et Sauron qui n'est pas supposé être présent parce qu'il "n'apparaît pas dans le bouquin" (ou n'y ait mentionné qu'en tant que Nécromancien), le bataille finale risque un peu d'arriver de faire plus formalité pour clore une intrigue secondaire que climax à l'intrigue principale.
Alors autant ressusciter Azog (parce que dans le bouquin il est censé être mort), en faire l'antagoniste principal et l'ennemi juré de Thorin, ayant jurer d'éradiquer sa lignée, et faire de son fils Bolg son second couteau, une sorte d'or-Terminator et l'ennemi du trio Kili-Tauriel-Legolas.
Et puis j'aime bien Azog dépeint comme un chef de guerre orc grand et mastoc (bref, un vrai orc, comme les accords à l'heroic fantasy les aiment) et non une espèce de gobelin fourbe et psychotique qui se ferait facilement tué par un hobbit. Après, j'aurais personnellement préféré qu'il soit indépendant et agisse pour son propre comte et plutôt qu'il soit un pion de Sauron, mais je chipote.
Je pense avoir fait le tour des personnages secondaires. Après comme améliorations, je pourrais parler du coup des animaux qui parlent et des chansons qui aurait rendu l'histoire trop Disney — sachant que selon certains, Tolkien détestait les vieux cartoons Disney, ce qui fait un petit peu ironique — et de quelques répliques dans le bouquin qui n'auraient pas passé dans le film après le succès du Seigneur des Anneaux, mais il faudrait que j'écrive tout un bouquin.
Je ne m'attarderai que sur une incohérence dans le bouquin que le film à eu la décence de corriger et dont je suis surpris d'être le seul à qui ça gène : dans la bataille des cinq armées, quel est la cinquième armée ?
Parce que l'armée des nains des Monts-de-fer menée par Daïn (incluant la compagnie de Thorin), l'armée des elfes de la Forêt Noire menée par Thranduil et les hommes de Lacville mené par Bard, ça fait déjà trois du côté des gentils. Du côté des méchants on a les gobelins/orcs (pour qui Tolkien sont les mêmes créatures même si ce n'est pas très clair à cause d'une réplique dans le même bouquin) menés par Bolg, ça fait quatre. Et la cinquième armée ? Réponse dans le bouquin... les wargs.
Ouais, les espèce de loups géants qui servent de montures ou de chiens de chasse aux gobelins/orcs et de ce fait faisait déjà partie intégrante de leur armée comptent pour une armée à part entière. C'est comme si la cavalerie c'était deux armées, une composé des cavaliers et l'autre de leur montures qu'ils chevauchent. Et l'auteur a fait la Première Guerre Mondiale avant d'écrire son bouquin.
Mais où là je suis perdu, c'est que là où les wargs (des loups plus grands que la moyenne) comptent pour une armée, les aigles qui ont pourtant un rôle décisif dans la bataille ne comptent pas pour une armée. Pour des raisons qui m'échappent ! Quoi ? Parce que ce sont des animaux et n'ont aucun sens militaires ? Bah les wargs non plus, vu que eux aussi son des animaux, des loups géants servant de montures aux orcs/gobelins, et ont plus le sens de la meute que ceux de la guerre ! Parce que les wargs sont d'une intelligence presque humaine ? Bah les aigles aussi ! Ils parlent dans le bouquin !
* s'adresse au sol* Sérieusement Tolkien, en plus d'avoir une curieuse conception de l'armée (alors que tu a toi-même fait la guerre), tu n'es même pas cohérent avec toi-même. Après ne t'étonnes pas que je n'accroche pas à tes bouquins.
Même dans la version Rankin/Bass, les aigles sont la cinquième armée — tandis que Peter Jackson a plutôt opté pour ne pas compter les aigles et faire deux armées d'orcs, une dirigée par Azog et sortant de Dol Guldur, l'autre menée par Bolg provenant de Gundabad et servant de renfort à la première.
Bon, en faisant mes recherches, j'ai compris que dans d'anciennes versions du bouquin il devait y avoir une armée d'ours menés par Beorn pour soutenir les nains, les hommes, les elfes et les aigles, les "cinq armées" faisant référence aux armées alliés et non aux armées présentes. Mais Tolkien a réduit son armée d'ours à Beorn (qui doit être une armée à lui tout seul) mais garder la "Bataille des Cinq Armées" comme nom pour la bataille de cinq armés, alors qu'il aurait pu, je ne sais pas, l'adapter, le corriger en fonction de son changement de scénario. Et je sais que ce n'est pas facile d'écrire une histoire sans passer par plusieurs versions, mais encore faut-il que la version finale soit cohérente. Autrement, excusez moi de douter des talents d'écriture de l'auteur.
Donc voilà. Désolé pour la longueur, mais vous comprendrez pourquoi je n'adhère pas au critique comme quoi P.J. n'a rien compris au bouquin qu'il adapter. Parce que je pense qu'il a mieux compris que moi — et sûrement mieux que ces détracteurs prétendant être des fans de Tolkien (bien que le terme "bigots" soit plus approprié), allant jusqu'à développer des personnages secondaires et sous-intrigues tellement mis en retrait qu'on ne se souvient même pas de leur présence dans l'œuvre originale, et n'est coupable que d'avoir voulu corriger (du moins d'avoir essayé) les erreurs de Tolkien.
Et c'est pour ça malgré tous les reproches qu'on leur fait (plus ou moins justifiés), je préfère ses films aux livres. De loin.
Et pour ceux que ça intéresse les critiques abusés du Hobbit et la nécessité de modifier des trucs, je vous recommande ses deux galeries sur Deviant Art (The Peter Jackson Dairies et The Hobbit - Purist Version), de quoi remettre à leur places les fanboys.








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