Disney et les dessins animés uniquement pour les gosses ?
Une idée reçue aussi bien à propos de Disney que des dessins animés en général voudrait que ce soit pour enfants. *pouffe de rire* On voit que vous n'avez jamais entendu parler des hentai. Sinon je ne vous le reproche pas, j'ai peut-être l'esprit tordu mais pas au point de vous le recommander.
(D'ailleurs, j'aurais préféré ne pas en parler)
Cette idée reçue ne sort pas de nulle part, il faut le reconnaître. Beaucoup de films ou de séries animés visent un public jeune et il n'y a aucun mal à ça.
Seulement, je n'aime pas le terme "pour enfants". Pourquoi ? Parce que tel que je l'interprète, ça sous-entend qu'on s'adresse à un public ignorant, immature et crédule qu'on traite avec condescendance et à qui on fait avaler n'importe quoi du moment qu'on évite de dire "mort" ou "tué" . Seulement les seuls dessins animés dont le public cible correspond à cette description seraient les dessins animés éducatifs. Je n'ai rien contre ce genre de programme — du moins pas personnellement, mais quand j'entends que tel truc "c'est pour les enfants", ça sonne souvent péjoratif à mes oreilles.
Et surtout, c'est assez dangereux cette manière de penser. Parce que ça implique que les programmes "pour enfants" doivent être aussi débiles, naïfs et immatures que le serait le public cible, et après on se plaint que ces programmes soient à ce point débiles et immatures, ce qui ne fait que renforcer cette idée reçu. Vous voyez ? On est là dans un cercle vicieux.
En plus de laisser entendre que tout ce qui est pour enfants se doit d'être "aussi naïf et débile que le public cible", ça sous-entend aussi que seul les enfants peuvent y avoir accès, que les autres un peu plus vieux non. Seulement, qu'en est-il des adolescents et des adultes qui gardent en leur fort intérieur une part de leur enfance ? Qu'en est-il des parents qui regardent la télé en même temps que leurs enfants, les emmènent au cinéma ou choisissent pour eux les cassettes, les DVD ou les programmes qu'ils devraient regarder ?
C'est pourquoi je préfère le terme "tout public" ou "familial" que "pour enfants", parce qu'un bon film ou même une bonne série, animé(e) ou pas, une ne se doit pas de se focaliser sur le public cible mais de viser un plus large public que le public cible. Ce qu'appliquent les meilleurs studios d'animation que ce soit Disney, Pixar, DreamWorks, Blue Sky, etc.
Même les créateurs de la série My Little Pony : Frienship is Magic ont compris ça ! Leur série qui visaient les petites filles jouant aux petits poneys a eu une communauté de fans largement plus large que le public cible, au point que ça a été un phénomène sur Internet. (Et oui, j'avoue, je fais partie de ces fans. Allez-y, blâmez-moi ! Dites que je suis un "brony", ainsi qu'on les appelle)
Et à tous ceux qui pensent que si c'est dessiné, c'est que forcément c'est pour les enfants, il existe aussi des dessins animés qui sont plus pour ados ou pour adultes. Du moins dont le public cible sont les ados ou les adultes, sinon dont le contenu serait inapproprié aux enfants. Même dans les productions occidentales — parce qu'il ne faut pas croire que les dessins animés qui exploitent des images violentes ou explicites, dignes d'un Tarantino ou de Dorcel, soit le monopole de l'animation japonaise, certes moins coincée du cul que l'animation occidentale.
Après, je ne demande pas à Disney, à Pixar ou à DreamWorks de faire du Quentin Tarantino ou du Marc Dorcel, et je ne leur demanderai jamais. Pour ma part, je ne suis pas fan du cynisme, j'ai le gore et les effusions de sang en horreur (ouais, même adulte je suis chochotte à ce point) et même si je n'ai rien contre un peu de nudité féminine, je me sens suffisamment sale devant une scène à caractère sexuel. Et je ne déteste pas pour autant tout ce qui est à caractère plus fun et enfantin.
Seulement, il faut arrêter de croire que parce que c'est "pour enfants", c'est rassurant, moralisateur et gnangnan au point de prendre son spectateur pour un con. Il faut arrêter de croire que dans ces dessins animés là il n'y a jamais de morts, d'images effrayantes ou de scènes émouvantes. Parce que même les dessins animés qui a les enfants pour public cible sont loin d'être aussi rassurant que ça.
Prenez les Animaux du Bois de Quat'sous, où l'on suit pendant toute une saison le périple d'animaux de la forêt dont la plupart meurent en chemin, ou frôlent la mort dans le meilleur des cas.
Prenez Don Bluth, un animateur qui est sorti de chez Disney après avoir travaillé pour Rox et Rouky, et dont les premiers long-métrages sont bien assez dark. Rien que dans les trois premiers, Brisby, Fievel et Petit-Pied, les personnages principaux ne sont jamais à l'abri du drame et du danger tant qu'ils n'ont pas atteint leur but respectif. Même dans son quatrième long-métrage, Charlie mon héros, le personnage principal qui est un chien, après avoir échappé à la mort plusieurs fois, finit par mourrir à la fin. Et encore, c'est une fin heureuse, vu qu'il s'en va au paradis après avoir sauvé la vie d'une petite orpheline qui maintenant a une famille (pour info, le titre original est All Dogs Go to Heaven).
Aussi, Don Bluth a son lot de personnages effrayant, entre le chat Dragon, le Grand Hibou et quelques rats dans Brisby (et encore, le second aide l'héroïne), les chats; la scène de la tempête ou la "souris géante de Minsk" dans Fievel, le tyrannosaure du Petit Dinosaure, Dent-Tranchante, voir de scènes terrifiantes comme la scène de l'enfer dans Charlie mon héros ou le cauchemar d'Anastasia dans le film du même nom.
Et puis, prenez Disney, merde ! Tout le monde ne retient que les chansons, les personnages rigolos, le ton édulcoré et la fin heureuse. Seulement retirez tout ça, et vous vous apercevrez que Disney, ce n'est pas toujours "la fête". Et encore moins un monde de bisounours, bordel !!!
Déjà que la plupart s'inspirent d'histoires qui sont encore moins gais à la base (j'en parlerai plus end détail dans un autre article). Entre Cendrillon qui se fait exploitée par sa belle-mère et ses demi-sœurs, Blanche-Neige dans la belle-mère veut sa mort par excès de jalousie, Raiponce enlevée quand elle était bébé et retenue prisonnière par une sorcière qui s'avère être une mère abusive et narcissique, et la liste est loooooongue !
Et Dumbo ? Ce qu'il endure tout au long du film du même nom n'a rien de rigolo ! Et pour Rox et Rouky, n'allez pas me dire que c'est marrant que de les voir en ennemis durant le climax alors qu'ils étaient amis au début du film.
On a aussi des passages terrifiants même dans des films pour enfants. Que ce soit le combat de dinosaures dans Fantasia, la scène de la forêt dans Blanche-Neige, celle de la transformation des enfants en âne ou de la baleine Monstro dans Pinocchio et que sais-je encore. Des personnages terrifiants aussi, principalement des méchants comme la sorcière de Blanche-Neige, le cocher dans Pinocchio, Chernabog le démon de Fantasia, et mention spéciale pour le trop méconnu Seigneur des ténèbres du très méconnu Taram et le chaudron magique. Il arrive même que des gentils soient terrifiants en l'espace d'une ou deux scènes comme la Bête de la Belle et la Bête, ou le roi Triton dans la Petite Sirène, ou même le génie dans Aladdin, pourtant un de mes personnages Disney préféré, quand il est au service de Jafar.
Et surtout, il y a des morts chez Disney. Pas seulement les méchants qui n'ont eu que ce qu'ils méritaient mais aussi des gentils ! Et même s'il y en a deux ou trois qui ressuscitent deux minutes après (montrant qu'ils ont bien été mort, quand même !), c'est parfois définitif ! Regardez Bambi, le Roi Lion, Tarzan ou le Monde de Nemo et osez me dire qu'il n'y a pas de morts chez Disney (ou Pixar) !
Mais il n'y a pas que des morts dans les dessins animés. Il y a aussi des thèmes, parfois des thèmes graves, traités avec intelligence et sérieux. Prenez Dumbo ou le Bossu de Notre-Dame où le personnage principal est rejeté pour sa différence, prenez Pocahontas qui aborde le racisme, prenez le très récent Zootopie qui pointe du doigt la discrimination et la ségrégation raciale, sans parler dont tout ceux qui parlent de l'acceptation de soi, dont ceux que j'ai cité.
Et je vous parle des films mais qu'en est-il des séries qui étaient diffusés sur Disney Channel ? Parce qu'en faisant abstraction des sitcoms pour ados, les séries comme Gargoyles et Gravity Falls (que je vous recommande) étaient bien sombres et profonds à certains moments et ce pour des séries visant un public jeune. Et la première est sortie durant les années 90, donc non, ça ne date pas d'hier.
Même Spielberg qui en a fait son modèle trouve qu'il y a plus d'horreur dans un Disney que dans les films pour adultes qui passaient quand il était môme. Il existe même une étude selon laquelle il y aurait plus de violence dans les dessins animés que dans les films pour adulte et que leur personnages principaux ont trois fois plus de chance de se faire tuer.
Et petite anecdote : ma sœur de deux ans mon aînée avait peur de la Petite Sirène, plus particulièrement de la scène où Ursula devenait géante et sortait de l'eau. Du coup, c'est en partie à cause d'elle que je n'ai pas eu l'occasion de visionner le film avant que je ne découvre Internet. Et c'est moi qui suit la plus chochotte des deux, moi le garçon. Ce qui nous a pas empêché d'avoir eu en cassette Fantasia ou Pierre et le Loup, sachant que j'étais terrorisé par démon de Fantasia et par le loup dans Pierre et le Loup. Et quant à la Petite Sirène, personnellement je trouve que le roi triton fait plus peur qu'Ursula quand il détruit la grotte d'Ariel. Comme quoi, même un gentil de Disney peut faire peur en l'espace d'une putain de scène.
Que conclure ? Et bien vous l'aurez compris, je ne dénonce nullement le fait qu'il y ait des scènes une peu violentes, flippantes ou même émouvantes dans des programmes visant un jeune public. Même ce qui me terrorisait dans les Disney quand j'étais gosse me font moitié moins peur aujourd'hui et sont pour la plupart une source d'inspiration pour mes projets perso.
Sans passer d'un extrême à l'autre, du moment ce que ces scènes soient utilisés à bon escient, pour raconter ce qu'elles veulent raconter, je suis prêt à encourager les animateurs de faire des films et des séries animés qui prennent leurs spectateur un minimum au sérieux. Ne serait-ce que pour clouer le bec à ce qu'ils disent que les dessins animés c'est pour bébé. Et priver de tels scènes aux enfants de peur les traumatiser, ce ne serait que de la sur-protection et psychologiquement, ça ne les rendra pas plus matures.
Parce que si les dessins animés tout public ont un rôle à jouer dans l'éducation de nos bambins, c'est de les faire voyager, les faire connaître des expériences même imaginaires, leur faire apprendre des choses sur le monde et sur la vie, leur donner la sensation d'avoir vécu quelque chose, les préparer psychologiquement à ce qui pourrait éventuellement leur arriver en vrai, les rendre plus mature.
... Du moins, dans le meilleur des mondes. Après c'est plus une question de mentalité.
(D'ailleurs, j'aurais préféré ne pas en parler)
Cette idée reçue ne sort pas de nulle part, il faut le reconnaître. Beaucoup de films ou de séries animés visent un public jeune et il n'y a aucun mal à ça.
Seulement, je n'aime pas le terme "pour enfants". Pourquoi ? Parce que tel que je l'interprète, ça sous-entend qu'on s'adresse à un public ignorant, immature et crédule qu'on traite avec condescendance et à qui on fait avaler n'importe quoi du moment qu'on évite de dire "mort" ou "tué" . Seulement les seuls dessins animés dont le public cible correspond à cette description seraient les dessins animés éducatifs. Je n'ai rien contre ce genre de programme — du moins pas personnellement, mais quand j'entends que tel truc "c'est pour les enfants", ça sonne souvent péjoratif à mes oreilles.
Et surtout, c'est assez dangereux cette manière de penser. Parce que ça implique que les programmes "pour enfants" doivent être aussi débiles, naïfs et immatures que le serait le public cible, et après on se plaint que ces programmes soient à ce point débiles et immatures, ce qui ne fait que renforcer cette idée reçu. Vous voyez ? On est là dans un cercle vicieux.
En plus de laisser entendre que tout ce qui est pour enfants se doit d'être "aussi naïf et débile que le public cible", ça sous-entend aussi que seul les enfants peuvent y avoir accès, que les autres un peu plus vieux non. Seulement, qu'en est-il des adolescents et des adultes qui gardent en leur fort intérieur une part de leur enfance ? Qu'en est-il des parents qui regardent la télé en même temps que leurs enfants, les emmènent au cinéma ou choisissent pour eux les cassettes, les DVD ou les programmes qu'ils devraient regarder ?
C'est pourquoi je préfère le terme "tout public" ou "familial" que "pour enfants", parce qu'un bon film ou même une bonne série, animé(e) ou pas, une ne se doit pas de se focaliser sur le public cible mais de viser un plus large public que le public cible. Ce qu'appliquent les meilleurs studios d'animation que ce soit Disney, Pixar, DreamWorks, Blue Sky, etc.
Même les créateurs de la série My Little Pony : Frienship is Magic ont compris ça ! Leur série qui visaient les petites filles jouant aux petits poneys a eu une communauté de fans largement plus large que le public cible, au point que ça a été un phénomène sur Internet. (Et oui, j'avoue, je fais partie de ces fans. Allez-y, blâmez-moi ! Dites que je suis un "brony", ainsi qu'on les appelle)
Et à tous ceux qui pensent que si c'est dessiné, c'est que forcément c'est pour les enfants, il existe aussi des dessins animés qui sont plus pour ados ou pour adultes. Du moins dont le public cible sont les ados ou les adultes, sinon dont le contenu serait inapproprié aux enfants. Même dans les productions occidentales — parce qu'il ne faut pas croire que les dessins animés qui exploitent des images violentes ou explicites, dignes d'un Tarantino ou de Dorcel, soit le monopole de l'animation japonaise, certes moins coincée du cul que l'animation occidentale.
Après, je ne demande pas à Disney, à Pixar ou à DreamWorks de faire du Quentin Tarantino ou du Marc Dorcel, et je ne leur demanderai jamais. Pour ma part, je ne suis pas fan du cynisme, j'ai le gore et les effusions de sang en horreur (ouais, même adulte je suis chochotte à ce point) et même si je n'ai rien contre un peu de nudité féminine, je me sens suffisamment sale devant une scène à caractère sexuel. Et je ne déteste pas pour autant tout ce qui est à caractère plus fun et enfantin.
Seulement, il faut arrêter de croire que parce que c'est "pour enfants", c'est rassurant, moralisateur et gnangnan au point de prendre son spectateur pour un con. Il faut arrêter de croire que dans ces dessins animés là il n'y a jamais de morts, d'images effrayantes ou de scènes émouvantes. Parce que même les dessins animés qui a les enfants pour public cible sont loin d'être aussi rassurant que ça.
Prenez les Animaux du Bois de Quat'sous, où l'on suit pendant toute une saison le périple d'animaux de la forêt dont la plupart meurent en chemin, ou frôlent la mort dans le meilleur des cas.
Prenez Don Bluth, un animateur qui est sorti de chez Disney après avoir travaillé pour Rox et Rouky, et dont les premiers long-métrages sont bien assez dark. Rien que dans les trois premiers, Brisby, Fievel et Petit-Pied, les personnages principaux ne sont jamais à l'abri du drame et du danger tant qu'ils n'ont pas atteint leur but respectif. Même dans son quatrième long-métrage, Charlie mon héros, le personnage principal qui est un chien, après avoir échappé à la mort plusieurs fois, finit par mourrir à la fin. Et encore, c'est une fin heureuse, vu qu'il s'en va au paradis après avoir sauvé la vie d'une petite orpheline qui maintenant a une famille (pour info, le titre original est All Dogs Go to Heaven).
Aussi, Don Bluth a son lot de personnages effrayant, entre le chat Dragon, le Grand Hibou et quelques rats dans Brisby (et encore, le second aide l'héroïne), les chats; la scène de la tempête ou la "souris géante de Minsk" dans Fievel, le tyrannosaure du Petit Dinosaure, Dent-Tranchante, voir de scènes terrifiantes comme la scène de l'enfer dans Charlie mon héros ou le cauchemar d'Anastasia dans le film du même nom.
Et puis, prenez Disney, merde ! Tout le monde ne retient que les chansons, les personnages rigolos, le ton édulcoré et la fin heureuse. Seulement retirez tout ça, et vous vous apercevrez que Disney, ce n'est pas toujours "la fête". Et encore moins un monde de bisounours, bordel !!!
Déjà que la plupart s'inspirent d'histoires qui sont encore moins gais à la base (j'en parlerai plus end détail dans un autre article). Entre Cendrillon qui se fait exploitée par sa belle-mère et ses demi-sœurs, Blanche-Neige dans la belle-mère veut sa mort par excès de jalousie, Raiponce enlevée quand elle était bébé et retenue prisonnière par une sorcière qui s'avère être une mère abusive et narcissique, et la liste est loooooongue !
Et Dumbo ? Ce qu'il endure tout au long du film du même nom n'a rien de rigolo ! Et pour Rox et Rouky, n'allez pas me dire que c'est marrant que de les voir en ennemis durant le climax alors qu'ils étaient amis au début du film.
On a aussi des passages terrifiants même dans des films pour enfants. Que ce soit le combat de dinosaures dans Fantasia, la scène de la forêt dans Blanche-Neige, celle de la transformation des enfants en âne ou de la baleine Monstro dans Pinocchio et que sais-je encore. Des personnages terrifiants aussi, principalement des méchants comme la sorcière de Blanche-Neige, le cocher dans Pinocchio, Chernabog le démon de Fantasia, et mention spéciale pour le trop méconnu Seigneur des ténèbres du très méconnu Taram et le chaudron magique. Il arrive même que des gentils soient terrifiants en l'espace d'une ou deux scènes comme la Bête de la Belle et la Bête, ou le roi Triton dans la Petite Sirène, ou même le génie dans Aladdin, pourtant un de mes personnages Disney préféré, quand il est au service de Jafar.
Et surtout, il y a des morts chez Disney. Pas seulement les méchants qui n'ont eu que ce qu'ils méritaient mais aussi des gentils ! Et même s'il y en a deux ou trois qui ressuscitent deux minutes après (montrant qu'ils ont bien été mort, quand même !), c'est parfois définitif ! Regardez Bambi, le Roi Lion, Tarzan ou le Monde de Nemo et osez me dire qu'il n'y a pas de morts chez Disney (ou Pixar) !
Mais il n'y a pas que des morts dans les dessins animés. Il y a aussi des thèmes, parfois des thèmes graves, traités avec intelligence et sérieux. Prenez Dumbo ou le Bossu de Notre-Dame où le personnage principal est rejeté pour sa différence, prenez Pocahontas qui aborde le racisme, prenez le très récent Zootopie qui pointe du doigt la discrimination et la ségrégation raciale, sans parler dont tout ceux qui parlent de l'acceptation de soi, dont ceux que j'ai cité.
Et je vous parle des films mais qu'en est-il des séries qui étaient diffusés sur Disney Channel ? Parce qu'en faisant abstraction des sitcoms pour ados, les séries comme Gargoyles et Gravity Falls (que je vous recommande) étaient bien sombres et profonds à certains moments et ce pour des séries visant un public jeune. Et la première est sortie durant les années 90, donc non, ça ne date pas d'hier.
Même Spielberg qui en a fait son modèle trouve qu'il y a plus d'horreur dans un Disney que dans les films pour adultes qui passaient quand il était môme. Il existe même une étude selon laquelle il y aurait plus de violence dans les dessins animés que dans les films pour adulte et que leur personnages principaux ont trois fois plus de chance de se faire tuer.
Et petite anecdote : ma sœur de deux ans mon aînée avait peur de la Petite Sirène, plus particulièrement de la scène où Ursula devenait géante et sortait de l'eau. Du coup, c'est en partie à cause d'elle que je n'ai pas eu l'occasion de visionner le film avant que je ne découvre Internet. Et c'est moi qui suit la plus chochotte des deux, moi le garçon. Ce qui nous a pas empêché d'avoir eu en cassette Fantasia ou Pierre et le Loup, sachant que j'étais terrorisé par démon de Fantasia et par le loup dans Pierre et le Loup. Et quant à la Petite Sirène, personnellement je trouve que le roi triton fait plus peur qu'Ursula quand il détruit la grotte d'Ariel. Comme quoi, même un gentil de Disney peut faire peur en l'espace d'une putain de scène.
Que conclure ? Et bien vous l'aurez compris, je ne dénonce nullement le fait qu'il y ait des scènes une peu violentes, flippantes ou même émouvantes dans des programmes visant un jeune public. Même ce qui me terrorisait dans les Disney quand j'étais gosse me font moitié moins peur aujourd'hui et sont pour la plupart une source d'inspiration pour mes projets perso.
Sans passer d'un extrême à l'autre, du moment ce que ces scènes soient utilisés à bon escient, pour raconter ce qu'elles veulent raconter, je suis prêt à encourager les animateurs de faire des films et des séries animés qui prennent leurs spectateur un minimum au sérieux. Ne serait-ce que pour clouer le bec à ce qu'ils disent que les dessins animés c'est pour bébé. Et priver de tels scènes aux enfants de peur les traumatiser, ce ne serait que de la sur-protection et psychologiquement, ça ne les rendra pas plus matures.
Parce que si les dessins animés tout public ont un rôle à jouer dans l'éducation de nos bambins, c'est de les faire voyager, les faire connaître des expériences même imaginaires, leur faire apprendre des choses sur le monde et sur la vie, leur donner la sensation d'avoir vécu quelque chose, les préparer psychologiquement à ce qui pourrait éventuellement leur arriver en vrai, les rendre plus mature.
... Du moins, dans le meilleur des mondes. Après c'est plus une question de mentalité.
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